Des ali­ments vic­times de leur suc­cès 2 866

Les Affaires - - LES GRANDS DE LA TRANSFORMA­TION ALIMENTAIR­E - Jean-Fran­çois Venne re­dac­tion­le­saf­[email protected]

La de­mande pour plu­sieurs ali­ments con­si­dé­rés, il n’y a pas si long­temps, comme « de niche » a connu une crois­sance ful­gu­rante. Au point où les trans­for­ma­teurs doivent adap­ter leurs pro­ces­sus afin de se tour­ner vers une pro­duc­tion de masse.

Les ventes de pro­duits sans glu­ten ont ain­si dé­pas­sé 800 mil­lions de dol­lars en 2017 au Ca­na­da, une aug­men­ta­tion de 450 % en 10 ans, se­lon Sta­tis­ta.

L’exemple le plus par­lant de­meure tou­te­fois le bio. Le nombre d’en­tre­prises cer­ti­fiées bio­lo­giques dans la pro­vince a grim­pé de 1 067 à 2 866 de 2007 à 2019, se­lon le por­tail Bio Qué­bec. Les ventes dans ce sec­teur ont pro­gres­sé de plus de 54 % entre 2012 et 2017 au Ca­na­da, se­lon l’As­so­cia­tion pour le com­merce des pro­duits bio­lo­giques.

On re­trouve, au Qué­bec, 30 % des fermes bio du pays, rap­porte le MAPAQ. Les fruits et lé­gumes re­pré­sentent 41 % des ali­ments bio­lo­giques ven­dus, contre 14 % pour le pain et les grains et 10 % pour les pro­duits lai­tiers. La viande ? Seule­ment 1 %. Pas étonnant que le vi­rage des Viandes du Bre­ton, en­tre­pris il y a plus de 15 ans, ait été re­gar­dé avec scep­ti­cisme.

Étendre la pro­duc­tion

« Nous avons dé­mon­tré qu’il est pos­sible de pro­duire du porc bio à grande échelle », se ré­jouit Vincent Bre­ton, pré­sident des Viandes du Bre­ton. Le nombre d’en­tre­prises cer­ti­fiées bio­lo­giques dans la pro­vince a grim­pé de 1 067 à 2 866 de 2007 à 2019.

Source : Bio Qué­bec L’en­tre­prise, qui est ba­sée à Ri­vière-du-Loup, vient de ter­mi­ner la conver­sion de 90 fermes en pro­duc­teurs de porc bio en trois ans. Un in­ves­tis­se­ment d’une va­leur de plus de 40 M $.

« Le bio se dé­mo­cra­tise de­puis plu­sieurs an­nées, pour­suit-il. La de­mande est forte pour ces pro­duits, donc ce­la vaut la peine d’af­fron­ter un ca­hier de charge plus lourd et des coûts de pro­duc­tion plus éle­vés pour un pro­duit de qua­li­té qui nous per­met de nous dis­tin­guer. »

Un mar­ché ef­fer­ves­cent

Le kom­bu­cha se­ra-t-il le pro­chain pro­duit de niche à de­ve­nir un pro­duit de masse ? Il y a à peine cinq ans, cette bois­son fer­men­tée était à peu près inconnue au Qué­bec. De­puis, plu­sieurs pro­duc­teurs ont ou­vert leurs portes. Cer­tains, comme Rise Kom­bu­cha et Vee Kom­bu­cha, pro­gressent ra­pi­de­ment.

Ce qui ne va pas sans po­ser quelques dé­fis. De­vant une crois­sance an­nuelle des ventes de 20 % à 40 %, Rise Kom­bu­cha a dé­ci­dé

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