Aton, le dieu unique

Un roi au pou­voir ab­so­lu

Les Docs de Mon Quotidien - - La Uno -

Une nou­velle re­li­gion

Au XIVE (14e) siècle av. J.-C., le pha­raon Amé­no­phis IV (4) crée une nou­velle re­li­gion. Aton, un dieu unique, rem­place tous les autres dieux. Le pha­raon change même son propre nom et se fait ap­pe­ler Akhe­na­ton : « splen­deur d’aton ». C’est une ré­vo­lu­tion : avant le règne d’akhe­na­ton, le dieu prin­ci­pal en Égypte était Amon (lire p. 24). Les prêtres d’amon, ins­tal­lés à Thèbes, la ca­pi­tale, étaient très puis­sants. Akhe­na­ton fait fer­mer leurs temples. Les sta­tues et les pein­tures re­pré­sen­tant Amon sont dé­truites.

Une nou­velle ca­pi­tale

Akhe­na­ton et sa femme Né­fer­ti­ti quittent Thèbes, la ville du dieu Amon. Il fait bâ­tir une nou­velle ca­pi­tale à 300 km au nord de Thèbes : Akhe­ta­ton (« ho­ri­zon d’aton »). Il y fait construire des pa­lais et des temples à ciel ou­vert, di­rec­te­ment éclai­rés par les rayons du so­leil.

Un dieu so­laire

Aton est le So­leil. Le dieu est re­pré­sen­té sous la forme d’un disque dont partent des rayons se ter­mi­nant par des mains. Aton est le dieu créa­teur de toute chose : ses rayons ap­portent la vie sur la Terre. Il n’est pas seule­ment le dieu de l’égypte, mais du monde en­tier.

Le pha­raon a tous les pou­voirs. Chef de l’état, il di­rige la po­li­tique du royaume en se fai­sant ai­der de son Pre­mier mi­nistre, le vi­zir, et d’autres hommes d’état. Chef mi­li­taire, il com­mande l’ar­mée en temps de guerre. Chef re­li­gieux, il est le lien entre les hommes et les dieux. C’est lui qui ac­com­plit les rites fu­né­raires. Mais comme cer­tains rites ont lieu chaque jour, le pha­raon dé­lègue ses pou­voirs aux prêtres. Quand il meurt, le pha­raon de­vient un dieu.

La grande cour

La porte per­met d’ac­cé­der à une grande cour en­tou­rée d’une ga­le­rie cou­verte. Là s’en­tasse la foule les jours de fête. Cette cour est d’ailleurs le seul en­droit du temple dont l’ac­cès est au­to­ri­sé à tous les croyants.

Le « saint des saints »

Au fond de la salle hy­po­style s’ouvre une chambre plus pe­tite, sombre et se­crète : le sanc­tuaire ou le « saint des saints ». Dans les murs sont creu­sées de pe­tites pièces qui contiennent la barque du dieu ou le ma­té­riel qui sert au culte. Au centre se trouve le naos, un pe­tit lo­cal où est en­fer­mée la sta­tue du dieu. Seuls le roi et les prêtres peuvent la contem­pler.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.