Dor­mir fait-il maigrir?

Les plaisirs MINCEUR de Caty - - SOMMAIRE - Par Pas­cale Hu­bert

De plus en plus d'études se penchent sur le lien entre le som­meil et le contrôle du poids. Bien que d'autres re­cherches soient né­ces­saires pour mieux com­prendre ce phé­no­mène, les études ac­tuelles sug­gèrent que le manque de som­meil fa­vo­ri­se­rait la prise de poids. Y a-t-il un lien à faire entre le fait que l'on dorme de moins en moins et l'aug­men­ta­tion du taux d'obé­si­té dans notre so­cié­té? Voi­ci quelques pistes de ré­flexion pour y voir plus clair. Entre le bou­lot, les ac­ti­vi­tés so­ciales, les en­fants, l'exer­cice et la pré­pa­ra­tion des re­pas, on en vient fa­ci­le­ment à cou­per dans nos heures de som­meil. Pour­tant, le som­meil au­rait un rôle im­por­tant à jouer dans la conser­va­tion ou l'at­teinte d'un poids san­té. Il au­rait, entre autres, des ef­fets sur la pro­duc­tion d'hor­mones, sur l'ali­men­ta­tion, sur la pra­tique d'ac­ti­vi­té phy­sique et même sur la masse grais­seuse. Bien que le lien entre som­meil et obé­si­té soit com­plexe, cer­taines pistes viennent ex­pli­quer en par­tie ce phé­no­mène.

Les hor­mones

Lorsque l'on dort, notre corps en pro­fite pour ré­gu­ler l'ac­ti­vi­té de cer­taines hor­mones, dont la lep­tine et la gh­ré­line, res­pec­ti­ve­ment l'hor­mone de la sa­tié­té et l'hor­mone de la faim. Un manque de som­meil chro­nique a pour ef­fet de faire grim­per le taux de gh­ré­line, donc de sti­mu­ler da­van­tage l'ap­pé­tit. Pour ajou­ter à ce­la, le corps sé­crète alors moins de lep­tine, l'hor­mone ser­vant à sti­mu­ler la dé­pense éner­gé­tique et à di­mi­nuer la faim. Ré­sul­tat : on mange plus que né­ces­saire et on est moins fa­ci­le­ment ras­sa­siée !

L'ali­men­ta­tion

Les études tendent à dé­mon­trer que lorsque l'on ac­cuse un dé­fi­cit de som­meil, on est da­van­tage at­ti­rée par les ali­ments à den­si­té éner­gé­tique plus éle­vée, c'est-à-dire plus gras. L'in­verse est aus­si vrai : un som­meil adé­quat nous in­ci­te­rait à consom­mer plus de fruits et de lé­gumes. En outre, plus on est éveillée long­temps, plus on risque de trop man­ger !

L'ac­ti­vi­té phy­sique

Ce­la va un peu de soi, mais quand on manque de som­meil, on a moins d'éner­gie à consa­crer à la pra­tique d'une ac­ti­vi­té phy­sique. C'est alors beau­coup plus ten­tant de res­ter as­sise dans son di­van !

La masse grais­seuse

Une quan­ti­té in­suf­fi­sante de som­meil in­fluen­ce­rait la perte de masse grais­seuse. En ef­fet, des cher­cheurs de l'uni­ver­si­té de Chi­ca­go ont consta­té que peu im­porte le nombre d'heures de som­meil, les per­sonnes qui sui­vaient un ré­gime ali­men­taire per­daient la même quan­ti­té de poids. Tou­te­fois, les per­sonnes qui dor­maient adé­qua­te­ment per­daient plus de la moi­tié de leur poids en gras, alors que les per­sonnes qui dor­maient moins long­temps per­daient seule­ment un quart de leur poids en gras.

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