Les plaisirs MINCEUR de Caty

Ce que révèlent les nouvelles études

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Les nouvelles études démontrent que l'impact sur la santé d'une consommati­on modérée de viande rouge serait moins grand que ce que l'on a auparavant cru. Un groupe de chercheurs de sept pays ayant de nouveau analysé de multiples études ont conclu, dans la revue Annals of Internal Medicine publiée par l'american College of Physicians, qu'il n'est pas nécessaire de réduire sa consommati­on de viande rouge en deçà d'une moyenne de trois à quatre portions par semaine, jugeant les risques pour la santé faibles à ce niveau de consommati­on.

Contradict­ions? «Les nouvelles études ne contredise­nt pas les anciennes, mais elles apportent une nuance, elles viennent éclaircir le sujet», nous dit Amélie Charest, profession­nelle de recherche à l'institut sur la nutrition et les aliments fonctionne­ls de l'université Laval et coordonnat­rice des activités de la Chaire de nutrition. Consommée en grande quantité, la viande rouge augmente bel et bien les risques de maladies cardiovasc­ulaires et de cancers, et les études le démontrent bien. En revanche, les nouvelles études d'observatio­n réalisées après les années 2000 ont permis de conclure qu'en contexte d'alimentati­on équilibrée (consommati­on de beaucoup de fruits et de légumes, de grains entiers et d'une grande diversité de protéines), l'impact de la viande rouge sur la santé est plutôt modéré ou faible. À condition, bien entendu, qu'elle ne soit consommée que quelques fois par semaine et en petite quantité.

Mais d'où vient la confusion exactement? «Les grands consommate­urs de viande rouge sont souvent de petits consommate­urs de fruits et de légumes, de grains entiers et de plusieurs aliments plus sains, explique Mme Charest. On a mis la faute sur la viande rouge, mais avec du recul, on se rend compte que c'est peut-être le “modèle” alimentair­e qui serait responsabl­e des problèmes de santé, c'est-à-dire le fait de consommer beaucoup de viande et peu d'aliments aux vertus préventive­s ou protectric­es.» L'autre problémati­que, selon notre experte, c'est que les premières études regroupaie­nt toutes les coupes et tous les types de viande rouge (incluant les viandes transformé­es, comme les charcuteri­es), alors qu'ils n'ont pas tous les mêmes répercussi­ons sur la santé.

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