And now, the end is near And so I face the fi­nal cur­tain*

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

C’est le titre de mon —ÉDITORIAL der­nier éditorial. Je fais ef­fec­ti­ve­ment face, pour une der­nière fois, au ri­deau, qui se ferme de­vant moi.

Après deux dé­cen­nies de car­rière jour­na­lis­tique, des mil­liers d’ar­ticles, des cen­taines d’édi­to­riaux, je tire ma révérence.

Cô­té cour, ou jar­din, qu’im­porte, je trace une ligne, sur cette sec­tion, ce mer­veilleux cha­pitre de ma vie.

Des en­tre­vues, j’en ai faites, des sty­los et des ca­hiers de notes j’en ai usés, des in­ter­ve­nants j’en ai ren­con­trés.

Ça a tou­jours bien été. Tou­jours? Non. Mais ça a bien été dans la grande ma­jo­ri­té de mes re­la­tions avec les per­sonnes ren­con­trées sur le ter­rain. Des sou­ve­nirs j’en ai à la tonne. Des re­grets, quelques-uns, mais trop peu pour les men­tion­ner.

Des col­lègues, toute une mer­veilleuse col­lec­tion. Tous clas­sés dans une sec­tion de mon coeur. Cer­tains de qui je gar­de­rai des his­toires im­pé­ris­sables, d’autres qui som­meillent bien loin, mais que je n’ou­blie pas.

LONGUE ET BELLE CAR­RIÈRE Vingt ans de car­rière, dont près de 13, ici-même, der­rière ce cla­vier qui au­ra été le clai­ron pour que vous, lec­teurs, puis­siez m’en­tendre. Pour que je fasse mon mé­tier, tou­jours au mieux de ce que je pou­vais faire. Les Heb­dos du Su­roît, VI­VA mé­dia, deux noms, gra­vés dans ma chair, mon coeur, mon âme. Une en­tre­prise de presse pour la­quelle j’ai énor­mé­ment don­né, de qui j’ai beau­coup re­çu. De la confiance d’An­gèle à celle de Ma­rie-An­drée, des re­la­tions de travail avec des gens qui sont de­ve­nus des proches, je ne peux mettre des mots sur tout. Bien que des mots, ma réa­li­té en est bar­dée.

My­riam, les Sté­pha­nie, Sté­phane, Guillaume, Lau­re­line et tous les autres, nom­breux, tant et si bien que je ne pour­rais tous les nom­mer, ils sont des amis, avant d’être des col­lègues.

Mi­chel, un phare, un ami, un ground avec le sol, un par­te­naire de ta­verne, un gars que j’aime. On lève un verre à ça.

Ma­rie-An­drée qui m’a per­mis de de­ve­nir le ges­tion­naire que j’ai été. Qui a ajou­té des ou­tils dans ma boîte pour fon­cer et tou­jours vou­loir le meilleur. Et vous tous, col­lègues, amies et amis, vous êtes ici, pour tou­jours.

Vous, chers lec­teurs, à la caisse au su­per­mar­ché, sur le par­vis de l’église, dans une al­lée de la bi­blio­thèque, au ha­sard d’une ren­contre, vos bons mots au­ront été des phares gui­dant mon par­cours. Des fleurs et très peu sou­vent des pots. Mer­ci, c’est pour vous et à cause de vous que j’ai fait ce mé­tier.

ET MES PROCHES

Ma fa­mille éga­le­ment, mes pa­rents qui ont tou­jours cru que je pou­vais faire ce que je vou­lais si je me don­nais la peine de le faire. Mon frère qui m’en donne l’exemple, ma grand-mère qui est une fi­dèle lec­trice.

Mais sur­tout, et c’est ici que le bar­rage de mes émo­tions cède, mes pe­tits loups et mon épouse.

Ils sont là, es­sen­tiels, ayant fait l’ob­jet, plus d’une fois, de mes édi­to­riaux. C’est que ce sont eux qui comptent le plus. Pour eux que je me lève le ma­tin et que j’af­fronte la vie, cette aven­ture pas tou­jours évi­dente, par­se­mée d’em­bûches, mais qui vaut la peine d’être vé­cue.

Ils sont ma mo­ti­va­tion, mon es­sence, mon éner­gie.

Mer­ci à eux, à vous.

UN NOU­VEAU DÉ­FI

Main­te­nant, cette vie m’offre un autre che­min. Un sen­tier moins em­prun­té, mais qui de­meure dans le do­maine des com­mu­ni­ca­tions, mon da­da, ma pas­sion.

Je sau­rai domp­ter ce sen­tier, m’y sen­tir bien, m’y faire de nou­velles re­la­tions, de nou­veaux col­lègues, de nou­veaux amis.

Mais vous gar­dez votre place. Et n’ayez crainte, nous nous re­ver­rons à l’épi­ce­rie, à la bi­blio­thèque, dans les aré­nas, les pis­cines et sur­tout dans les soi­rées de ré­seau­tage.

Nous au­rons, sans nul doute, l’oc­ca­sion de pi­quer d’autres ja­settes. Et qu’im­porte à quoi res­semble l’ave­nir, je sau­rai, comme je l’ai tou­jours fait, en faire mon che­min.

*Pa­roles ti­rées du suc­cès My Way, écrite et com­po­sée, entre autres par Claude Fran­çois, mais po­pu­la­ri­sée par Frank Si­na­tra et El­vis Pres­ley.

YA­NICK MI­CHAUD

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