Une tra­di­tion bien an­crée à l’école se­con­daire Soulanges

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Cette pré­sen­ta­tion était le fruit de —CULTURE plu­sieurs mois de tra­vail, un pro­jet in­té­gra­teur, pour les 50 élèves de 6e an­née. Les deux en­sei­gnants Ge­ne­viève Boyer et Jean-Luc D’Amour pi­lotent le pro­jet en­semble de­puis main­te­nant 5 ans.

D’an­née en an­née, la pièce prend de l’am­pleur. Si on dit que les en­sei­gnants « pi­lotent » le pro­jet, c’est que la res­pon­sa­bi­li­té de cette pièce ap­par­tient aux élèves. Ce sont eux qui écrivent le texte, qui conçoivent les billets, qui gèrent la tech­nique, qui pré­parent les dé­cors, qui ima­ginent les éclai­rages et bien plus… Des au­di­tions ont été ef­fec­tuées pour dé­ter­mi­ner les per­son­nages prin­ci­paux, mais cha­cun des 50 élèves est mon­té sur scène. Aus­si, cha­cun d’eux avait un rôle tech­nique (éclai­rage, mu­sique, dé­cors, tech­ni­ciens de scène, etc.) Plu­sieurs ma­tières sco­laires passent par ce pro­jet en com­men­çant par le fran­çais jus­qu’aux arts en pas­sant par les sciences et l’É.C.R. (éthique et culture re­li­gieuse)…

UN PRO­JET DE COL­LA­BO­RA­TION

AVEC DEUX ÉCOLES SE­CON­DAIRES D’ICI

Les grands de sixième ont pu jouer sur une « vraie scène » grâce à un par­te­na­riat avec l’école se­con­daire Soulanges, Jean Lé­ger et une équipe d’étu­diants tech­ni­ciens de l’ESS. Ain­si, la pièce a pu y être jouée de­vant les élèves de l’école Mar­gue­ri­teBour­geoys qui se sont dé­pla­cés en après-mi­di ain­si que de­vant les pa­rents et amis en soi­rée.

Ce pro­jet s’est aus­si fait en col­la­bo­ra­tion avec les élèves de se­con­daire II de la concen­tra­tion art dra­ma­tique de la Ci­tédes-Jeunes. Ac­com­pa­gnés de leur en­sei­gnante d’art dra­ma­tique, Mé­lis­sa Fer­ret­ti, les élèves du se­con­daire se sont trans­for­més en men­tors pour les plus jeunes de sixième an­née leur pro­di­guant de ju­di­cieux conseils de mise en scène et d’in­ter­pré­ta­tion de leur per­son­nage. Ce ju­me­lage a don­né lieu à deux ren­contres entre les élèves de sixième et du se­con­daire, une s’étant dé­rou­lée à la Ci­té-des-Jeunes et l’autre à l’école Mar­gue­rite-Bour­geoys.

Le mer­cre­di 28 mars, les élèves de sixième an­née de l’école Mar­gue­rite-Bour­geoys pré­sen­taient leur tra­di­tion­nelle pièce de théâtre in­ti­tu­lée cette an­née « Mais qui va payer? »

CRÉER DES PAS­SIONS

Les élèves ont aus­si eu la chance d’avoir la vi­site de Ma­thieu Ques­nel, ac­teur ayant gran­di aux Cèdres et étant main­te­nant di­rec­teur ar­tis­tique du Zoo­fest, vo­let théâ­tral. Ce der­nier a pu ex­pli­quer son par­cours aux jeunes et a gran­de­ment par­ti­ci­pé à la mise en scène de la pièce. Son ap­port a su rendre le pro­jet en­core plus concret pour les élèves et, qui sait, a per­mis de dé­ve­lop­per la pas­sion des arts de la scène chez cer­tains d’entre eux. De quoi était-il ques­tion dans la pièce? Les quatre élé­ments veulent se dé­chaî­ner sur la Terre. Le maître de l’Uni­vers et les quatre hu­mains élus (des ados) vont de­voir cher­cher des su­per­hé­ros, de pla­nète en pla­nète, afin de trou­ver les per­sonnes les plus aptes à sau­ver les hu­mains de la Terre de l’anéan­tis­se­ment. Après une quête ex­cep­tion­nelle rem­plie de sur­prises et d’élé­ments par­fois ab­surdes, ils ar­rivent trop tard puisque les 4 élé­ments ont réus­si à dé­truire la Terre. Par contre, grâce à un des su­per-hé­ros re­cru­té sur une pla­nète, ils ar­rivent à re­mon­ter le temps de quelques mi­nutes et par­viennent juste à temps pour sau­ver les hu­mains. Fi­na­le­ment, lors de la ba­taille fi­nale, les su­per-hé­ros n’ont eu au­cun im­pact sur les quatre élé­ments, leurs pou­voirs étant moins ef­fi­caces sur Terre que sur leur propre pla­nète. Par contre, les 4 ados ont réus­si à com­prendre et réa­li­ser leur propre pou­voir sur Terre, ce­lui d’avoir un im­pact po­si­tif sur la na­ture en pré­ser­vant nos res­sources et en agis­sant de fa­çon res­pon­sable. Fi­na­le­ment, comme le di­rait l’un des per­son­nages prin­ci­paux, « les vieux de 42 ans ne peuvent plus faire grands choses pour sau­ver la pla­nète, mais nous, les jeunes, avons le pou­voir de ré­pa­rer les bles­sures de la Terre. Après tout, c’est nous les su­per-hé­ros. »

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