Ma­ri­lyne Pi­card en no­mi­na­tion pour le Prix À part en­tière

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

L’une des su­per ma­mans dont on a par­lé ré­cem­ment (vous sa­vez celles qui doivent prendre soin de leurs en­fants lour­de­ment han­di­ca­pés), est en no­mi­na­tion pour un prix dé­cer­né par l’Of­fice des per­sonnes han­di­ca­pées du Qué­bec.

En ef­fet, Ma­ri­lyne Pi­card, mère d’une en­fant ayant —SAN­TÉ plu­sieurs in­ca­pa­ci­tés phy­siques et in­tel­lec­tuelles, avait dé­mar­ré le mou­ve­ment Pa­rents jus­qu’au bout avec deux autres mères en 2015.

L’ob­jec­tif de ce mou­ve­ment était de per­mettre un meilleur sou­tien aux fa­milles qui ont un en­fant ayant d’im­por­tants be­soins. Après plu­sieurs ap­pa­ri­tions dans les mé­dias pour sen­si­bi­li­ser la po­pu­la­tion à cet en­jeu, Ma­ri­lyne Pi­card a vu ses ef­forts ré­com­pen­sés avec la mise sur pied d’un nou­veau programme par le gou­ver­ne­ment : le Supplément pour en­fants han­di­ca­pés né­ces­si­tant des soins ex­cep­tion­nels. De plus, pour com­bler les be­soins dans sa ré­gion, elle a mon­té le pro­jet XMOM qui offre un ser­vice de ré­pit men­suel pour les fa­milles. Ma­ri­lyne Pi­card fait éga­le­ment par­tie du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de Phare En­fants-Fa­milles et elle est vice-pré­si­dente du ré­pit le Zé­phyr (un ser­vice de gar­dien­nage de per­sonnes han­di­ca­pées).

« Être en no­mi­na­tion pour ce prix est un très bel hon­neur. Je suis très fière d’avoir co­fon­der la cam­pagne Pa­rents jus­qu’au bout. Nous avons fait de bien belles choses et je suis mo­ti­vée à ai­der plus de gens à tra­vers mes comités, a men­tion­né Ma­ri­lyne Pi­card suite à sa no­mi­na­tion. Le gou­ver­ne­ment a en­core beau­coup de tra­vail pour amé­lio­rer la si­tua­tion des fa­milles comme nous. Nous voyons qu’il y a un in­té­rêt pour amé­lio­rer les choses. Dans les an­nées 1950, les fa­milles pla­çaient leur en­fant han­di­ca­pé ou le confi­nait à l’in­té­rieur de la mai­son. Je suis très heu­reuse de voir des fa­milles se dé­pla­cer, al­ler dans les lieux pu­blics. Ain­si la po­pu­la­tion va être plus au cou­rant des pro­blèmes que les per­sonnes à mo­bi­li­tés ré­duites font face. La so­cié­té ne se­ra que meilleure et plus in­clu­sive », pour­suit-elle. Comme des en­fants lour­de­ment han­di­ca­pés, grâce au pro­grès de la mé­de­cine, entre autres, vivent de plus en long­temps, la donne a vé­ri­ta­ble­ment chan­gé au fil des an­nées pour les pa­rents et ceux qui en prennent soin. « Le taux de sur­vie des en­fants pré­ma­tu­rés et les pro­grès de la mé­de­cine font en sorte que les en­fants en dif­fi­cul­té sur­vivent de plus en plus et ce­la amène des nou­veaux en­jeux », confirme Ma­ri­lyne Pi­card.

Il faut rap­pe­ler ici que le 4 juin 2009, le gou­ver­ne­ment du Qué­bec a adop­té la po­li­tique À part en­tière : pour un vé­ri­table exer­cice du droit à l’éga­li­té. Celle-ci a pour but d’ac­croître la par­ti­ci­pa­tion so­ciale des per­sonnes han­di­ca­pées sur un ho­ri­zon de 10 ans.

La po­li­tique met de l’avant 3 dé­fis à re­le­ver, pour les­quels 11 prio­ri­tés d’in­ter­ven­tion et 41 le­viers sont iden­ti­fiés. Les 3 dé­fis ont pour ob­jec­tif de faire du Qué­bec une so­cié­té plus in­clu­sive, une so­cié­té so­li­daire et plus équi­table, ain­si qu’une so­cié­té res­pec­tueuse des choix et des be­soins des per­sonnes han­di­ca­pées et de leur fa­mille.

STÉ­PHANE FOR­TIER

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