Le com­bat fa­rouche d’une gar­de­rie pour la sé­cu­ri­té

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Le CPE Les Tour­te­relles, si­tué à Ri­gaud, ai­me­rait bien haus­ser son de­gré de sé­cu­ri­té pour les 80 en­fants qui la fré­quentent, mais il doit se heur­ter à l’en­tê­te­ment d’un mi­nis­tère qui ne met pas ses prio­ri­tés à la bonne place.

Dans une édi­tion pré­cé­dente, —SÉ­CU­RI­TÉ il était ques­tion des routes nu­mé­ro­tées où, même aux abords d’écoles pri­maires ou se­con­daires, elles ar­borent des li­mites de vi­tesse maxi­males de 50 km/h. À Ri­gaud, c’est éga­le­ment une route nu­mé­ro­tée qui tra­verse le vil­lage. « Notre gar­de­rie est si­tuée sur la rue Saint-Jean-Bap­tiste à Ri­gaud, au­tre­ment dit la route 342 qui est sous la ju­ri­dic­tion du mi­nis­tère des Trans­ports, in­dique Ri­ta Lé­vesque, di­rec­trice du CPE. Dès la fon­da­tion de la gar­de­rie, il y une ving­taine d’an­nées, une pé­ti­tion avait cir­cu­lé au­près des pa­rents afin de de­man­der au mi­nis­tère de di­mi­nuer la li­mite de vi­tesse. Au fil du temps, les de­mandes se sont ré­pé­tées. On at­tend tou­jours », se dé­sole la di­rec­trice.

Cette der­nière dé­plore éga­le­ment le peu de pré­sence po­li­cière sur cette route et elle ai­me­rait qu’elle soit ac­crue. Elle ai­me­rait éga­le­ment qu’il y ait un pas­sage pié­ton­nier de­vant la gar­de­rie, tout en sou­hai­tant qu’il soit res­pec­té scru­pu­leu­se­ment par les au­to­mo­bi­listes.

LE CPE A DES SO­LU­TIONS

Comme il n’y a pas de sta­tion­ne­ment à la gar­de­rie, les pa­rents doivent sta­tion­ner leur voi­ture de l’autre cô­té de la rue, ce qui aug­mente évi­dem­ment les risques d’ac­ci­dent. « La mai­son voi­sine de la gar­de­rie nous ap­par­tient et comme elle est en ruine et ne peut plus être ha­bi­tée, nous avons pen­sé y amé­na­ger un sta­tion­ne­ment et une nou­velle rampe d’ac­cès, no­tam­ment. Nous avons le bud­get pour ef­fec­tuer ces tra­vaux et les per­mis de dé­mo­li­tion, l’aval de la Ville pour le sta­tion­ne­ment, bref, on a tout ce qu’il faut pour al­ler de l’avant, mais… » Mais? « En fé­vrier, nous avons éga­le­ment fait part au mi­nis­tère de la Fa­mille de notre in­ten­tion de ré­amé­na­ger la cour, un pro­jet pour le­quel une aide fi­nan­cière est dis­po­nible. De­puis ce temps, le mi­nis­tère exige que nous met­tions la prio­ri­té sur la cour d’abord et avant tout. Avant de se sou­cier de la sé­cu­ri­té des en­fants, le mi­nis­tère trouve plus im­por­tant de prio­ri­ser la cour de la gar­de­rie », men­tionne-t-elle

Mais avant de sa­voir si une aide fi­nan­cière leur se­ra ac­cor­dée, il fau­dra at­tendre, mais il se peut aus­si qu’il n’y ait pas de dé­ci­sion du tout… à cause de la cam­pagne élec­to­rale. « Le sta­tion­ne­ment, au­tre­ment dit la phase 1, est donc blo­qué parce que le mi­nis­tère juge plus im­por­tant de re­faire la cour. Nous avons les sous pour réa­li­ser la phase 1 (135 000 $), mais pas pour la phase 2 (70 000 $) qui est en lien avec la cour. Il fau­drait am­pu­ter notre bud­get de la phase 1 et nous ne sommes même pas sûrs du mon­tant qui nous se­rait ac­cor­dé pour la cour », fait re­mar­quer Ri­ta Lé­vesque. « On se bat pour la sé­cu­ri­té de­puis 20 ans et là, on se heurte à d’autres obs­tacles », dé­crie Mei­li Faille qui sié­geait sur le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion du CPE lors de sa fon­da­tion et qui en est main­te­nant la di­rec­trice ad­jointe. C’est à suivre.

STÉ­PHANE FOR­TIER

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