On ré­clame à une si­nis­trée des inon­da­tions de l’ar­gent payé en trop

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Le 24 mai 2017, la mai­son de Lyne Clou­tier, si­tuée sur le bord de la ri­vière à Vaudreuil-do­rion, a été tou­chée par les inon­da­tions. Le sous-sol a su­bi des dom­mages de­man­dant une ré­fec­tion com­plète. « La mai­son était à vendre et une pro­messe d’achat avait été ac­cep­tée et si­gnée. La mai­son de­vait être libre le 25 mai et j’étais en mode dé­mé­na­ge­ment, nous dit Lyne Clou­tier. Tout le sous-sol a été dé­fait et re­fait et on a dû, pour ce faire, bais­ser le prix de la mai­son pour dé­frayer le coût de ces tra­vaux », ex­plique-t-elle.

OFFRE FAITE

En sep­tembre, Lyne Clou­tier ren­con­trait les éva­lua­teurs et en­suite…? « On m’a fait une offre et j’ai été payée. On m’ac­cor­dait 9 800 $, moins le dé­duc­tible, soit 9 200 $ au to­tal pour com­pen­ser no­tam­ment mes pertes et les heures né­ces­saires pour as­sé­cher la pièce et j’ai ac­cep­té », re­late-t-elle. En jan­vier 2018 on pro­cé­dait à la fer­me­ture de son dos­sier. Mais le 3 mai der­nier, elle re­ce­vait une lettre qu’un nou­veau cal­cul avait été fait dans son dos­sier. « Ils ont trou­vé une ano­ma­lie et on me ré­clame main­te­nant 55 % du mon­tant ac­cor­dé soit 4 758, 75 $. Tout avait été pour­tant né­go­cié, pho­tos à l’ap­pui, avec le mi­nis­tère », dé­plore Lyne Clou­tier qui pré­cise que cet ar­gent était consi­dé­ré comme étant une avance de fonds. Se­lon le mi­nis­tère, elle avait été avi­sée qu’elle de­vait res­pec­ter toutes les condi­tions du pro­gramme d’aide fi­nan­cière.

Le mi­nis­tère de la Sé­cu­ri­té pu­blique ré­clame 55 % de la somme ac­cor­dée à une si­nis­trée des inon­da­tions sous pré­texte que cet ar­gent lui au­rait été payé en trop. Le 3 mai der­nier, elle re­ce­vait une lettre qu’un nou­veau cal­cul avait été fait dans son dos­sier. On m’ac­cor­dait 9 800 $, moins le dé­duc­tible, soit 9 200 $ au to­tal pour com­pen­ser no­tam­ment mes pertes et les heures né­ces­saires pour as­sé­cher la pièce et j’ai ac­cep­té.

CONDI­TIONS NON RES­PEC­TÉES Se­lon le mi­nis­tère, il n’y a eu que huit cen­ti­mètres d’eau dans le sous-sol et il au­rait fal­lu moins de temps pour pré­cé­der au sé­chage du sous-sol ce que ré­fute la si­nis­trée. « Et je suis pé­na­li­sée pour ce­la et aus­si du fait qu’ils ont été trop vite pour me payer sans prendre le temps d’ap­pro­fon­dir », dit-elle.

Lyne Clou­tier ré­vèle qu’elle a le droit de contes­ter cette dé­ci­sion du mi­nis­tère de lui ré­cla­mer cette somme d’ar­gent, mais elle a bien hâte que ce qu’elle qua­li­fie de mésa­ven­ture se ter­mine au plus vite. Plus d’une an­née, après les évé­ne­ments, des si­nis­trés at­tendent tou­jours d’être in­dem­ni­sés et d’autres, on parle d’au moins une di­zaine, ha­bitent en­core à l’hô­tel. STÉ­PHANE FORTIER

JOUR­NA­LISTE

Tannt que le ni veau de l ar ivière ne bais­sait pas, le sous-sol res­tai ti non­dé. PHOTOTHÈQUE

La mai­son de Lyne Clou­tier a été inon­dée en mai der­nier alors qu’elle ve­nait d’être ven­due. PHOTOTHÈQUE

Moins fa­cile de conclure la vente d’une mai­son dans une telle si­tua­tion. PHOTOTHÈQUE

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