Fran­çois Le­gault prend le pouls de la cir­cons­crip­tion de Rous­seau

Les ques­tions de trans­port et de san­té do­minent

L'Express Montcalm - - ACTUALITÉ - DO­NALD BROUILLETTE

PO­LI­TIQUE. Le chef de la Coa­li­tion Ave­nir Qué­bec, Fran­çois Le­gault, a repris contact avec les réa­li­tés du com­té de Rous­seau qu’il connaît bien, pour l’avoir re­pré­sen­té à l’as­sem­blée na­tio­nale, en ren­con­trant les maires de S a i n t e - J ul i e nne et de Saint-lin-lau­ren­tides le jeu­di 18 jan­vier.

Il s’agis­sait en outre d’une pre­mière ren­contre entre le chef de la CAQ et le nou­veau maire de Sainte-ju­lienne, Jean-pierre Char­ron, élu en no­vembre der­nier.

Sans sur­prise, le dos­sier du pro­lon­ge­ment de l’au­to­route 25 a été dis­cu­té à Sainte-ju­lienne. « C’est un dos­sier qui traîne de­puis trop long­temps. C’est un pro­jet né­ces­saire, no­tam­ment pour des ques­tions de conges­tion rou­tière, de sé­cu­ri­té et de vi­tesse sur la route 125. Nous en fai­sons un en­ga­ge­ment à la CAQ, de pro­lon­ger au moins jus­qu’à Raw­don et peut-être même jus­qu’à Saint-do­nat », af­firme Fran­çois Le­gault en en­tre­vue avec le jour­nal.

L’autre pré­oc­cu­pa­tion qui a surgi des échanges à Sainte-ju­lienne est le manque et le peu de dis­po­ni­bi­li­té des mé­de­cins de fa­mille. « Les gens doivent al­ler aux ur­gences de Jo­liette ou de Saint-jé­rôme, qui sont dé­bor­dées, où l’on vit vingt heures d’at­tente ! », dé­plore le chef de la CAQ.

Même si les groupes de médecine fa­mi­liale (GMF) offrent une cer­taine ré­ponse, tous les mé­de­cins n’en sont pas membres et de plus, les ho­raires ne se­raient pas aus­si éten­dus le soir et les fins de se­maine que pro­mis, sou­tient Fran­çois Le­gault. Il plaide pour sa so­lu­tion : revoir la ré­mu­né­ra­tion des mé­de­cins pour fa­vo­ri­ser une prise en charge de plus de pa­tients et une dé­lé­ga­tion de cer­tains actes médicaux aux in­fir­mières. « Il y a suf­fi­sam­ment de mé­de­cins et ce que nous pro­po­sons rè­gle­rait 80 % des pro­blèmes du ré­seau de la san­té », tranche-t-il.

À Saint-lin-lau­ren­tides, le chef de la CAQ s’at­ten­dait à ce que le maire Pa­trick Mas­sé lui parle de l’épi­neux dos­sier de la voie de contour­ne­ment du centre de la mu­ni­ci­pa­li­té, « pour ré­gler la conges­tion qui tue l’es­prit du vil­lage ». Un autre dos­sier que la CAQ s’en­gage à ré­gler ra­pi­de­ment, si elle forme le pro­chain gou­ver­ne­ment.

CONTEXTE PRÉ-ÉLEC­TO­RAL

De­vant le chan­ge­ment de garde qui s’amorce au sein de la dé­pu­ta­tion du Par­ti qué­bé­cois et peut-être chez cer­tains li­bé­raux, Fran­çois Le­gault rap­pelle qu’il a 21 dé­pu­tés qui comptent tous se re­pré­sen­ter, qu’il a an­non­cé treize can­di­dats à ce jour et que d’autres an­nonces sui­vront au cours des pro­chains mois, mais pas à court terme, pré­cise-t-il. Il as­sure que le com­té de Rous­seau, qui lui tient par­ti­cu­liè­re­ment à coeur, fe­ra l’ob­jet d’une at­ten­tion spé­ciale.

Quant aux nom­breuses pro­messes et an­nonces d’in­ves­tis­se­ment qui se mul­ti­plient du cô­té gou­ver­ne­men­tal, le chef de la CAQ a cette re­marque cin­glante : « Les Li­bé­raux n’ont au­cune cré­di­bi­li­té face aux pro­messes qu’ils font. Ils n’ont pas li­vré la mar­chan­dise de­puis quinze ans qu’ils sont au pou­voir. Le Qué­bec a un écart de ri­chesse de 20 % avec l’on­ta­rio, un re­tard énorme quant au taux de di­plo­ma­tion, 50 ur­gences sont en­gor­gées et beau­coup de Qué­bé­cois n’ont pas en­core ac­cès à un mé­de­cin de fa­mille. »

Gra­cieu­se­té) (Photo

Lors de sa vi­site à la mai­rie de Sainte-ju­lienne, Fran­çois Le­gault en com­pa­gnie du maire Jean-pierre Char­ron et de la di­rec­trice gé­né­rale de la mu­ni­ci­pa­li­té, France Lan­dry.

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