Une femme de l’ombre

Mi­chelle de Cour­ville Ni­col

L'Express Ottawa - - SPORTS -

L’an­cienne pré­si­dente du Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’hô­pi­tal Mont­fort, Mi­chelle de Cour­ville Ni­col, est res­tée dans l’ombre pen­dant les cinq an­nées qu’a du­ré la lutte pour la sau­ve­garde de l’ins­ti­tu­tion. Mais la jour­née du 22 mars 1997 reste à ja­mais gra­vée dans sa mé­moire.

Membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de­puis le dé­but des an­nées 80, Mi­chelle de Cour­ville Ni­col de­vait prendre la pa­role en cette jour­née en­so­leillée du 22 mars 1997.

« J’ai pas­sé mon temps dans l’ar­rière-scène, mais on sen­tait beau­coup d’en­thou­siasme de la part des gens, il y avait un énorme sou­tien. Ça nous a beau­coup ai­dés pour la suite, même si à l’époque on ne sa­vait pas que ce­la du­re­rait aus­si long­temps ».

Dans le Centre mu­ni­ci­pal d’ot­ta­wa, la com­mu­nau­té fran­co-on­ta­rienne com­mu­nie au cours du pre­mier ras­sem­ble­ment de cette am­pleur pour une cause lin­guis­tique. Des en­fants, des pa­rents, des grands-pa­rents, des éco­liers et des étu­diants de tout âge et de tout ho­ri­zon, se re­trouvent pour cé­lé­brer en­semble et éri­ger très haut le dra­peau fran­co-on­ta­rien.

« C’était du ja­mais vu en On­ta­rio ! Ce ras­sem­ble­ment a don­né le coup d’en­voi du mou­ve­ment S.O.S Mont­fort, ça a per­mis son en­vol. Nous avons pu uti­li­ser cette force en­suite et nous y ré­fé­rer pour faire va­loir notre cause. Ça a été très utile », ex­plique Mme de Cour­ville Ni­col.

L’an­cienne pré­si­dente du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, ori­gi­naire de Tim­mins, pense en­core sou­vent à cette jour­née de mars.

« Je suis un peu dé­çue de ne pas avoir été avec la foule ce jour-là, pour res­sen­tir l’uni­té in­croyable qui se dé­ga­geait. J’étais plus une ob­ser­va­trice qu’une par­ti­ci­pante, même si je de­vais par­ler ».

Mal­gré tout, pour elle, il ne fait au­cun doute que la por­tée de ce ras­sem­ble­ment se res­sent en­core au­jourd’hui.

« Ce ras­sem­ble­ment est un mo­ment char­nière de notre his­toire, il fait par­tie de notre iden­ti­té. C’est la pre­mière fois qu’au­tant de per­sonnes se sont ral­liées pu­bli­que­ment, et de fa­çon aus­si évi­dente, pour ma­ni­fes­ter leur ap­pui. La com­mu­nau­té fran­coon­ta­rienne a pris conscience qu’elle pou­vait rem­por­ter des vic­toires. Mont­fort est de­ve­nu un sym­bole au même titre que le dra­peau fran­co-on­ta­rien ».

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