Un nou­vel ou­til pour les États gé­né­raux de la fran­co­pho­nie

Son­dage sur le mi­lieu as­so­cia­tif fran­co­phone d’ot­ta­wa

L'Express Ottawa - - ACTUALITÉS - Ben­ja­min Va­chet

Un son­dage des États gé­né­raux de la fran­co­pho­nie d’ot­ta­wa pro­pose un nou­vel éclai­rage sur le sen­ti­ment d’ap­par­te­nance des membres du mi­lieu as­so­cia­tif fran­co­phone d’ot­ta­wa, ain­si que sur leurs pratiques cultu­relles, éco­no­miques et de loi­sir.

Me­né entre les mois de no­vembre et de dé­cembre der­niers par la Chaire de re­cherche sur la fran­co­pho­nie et les po­li­tiques pu­bliques de l’uni­ver­si­té d’ot­ta­wa, ce son­dage a été réa­li­sé au­près de 101 per­sonnes du mi­lieu as­so­cia­tif, membres de 118 or­ga­nismes fran­co­phones et bi­lingues de la ré­gion d’ot­ta­wa.

« Nous vou­lions sa­voir comment les gens qui s’en­gagent dans le mi­lieu as­so­cia­tif fran­co­phone vivent leur fran­co­pho­nie, ce que ce­la re­pré­sente pour eux. Les don­nées sur le mi­lieu as­so­cia­tif sont très rares, voir in­exis­tantes, il fal­lait donc re­mé­dier à cette si­tua­tion car c’est un ac­teur im­por­tant de la vi­ta­li­té fran­co­phone », ex­plique Luc Lé­ger, co­or­don­na­teur de pro­jets pour les États gé­né­raux de la fran­co­pho­nie d’ot­ta­wa.

Le rap­port, in­ti­tu­lé Le mi­lieu as­so­cia­tif fran­co­phone d’ot­ta­wa : Vi­ta­li­té ap­par­te­nance et en­ga­ge­ment, in­dique de réelles pré­oc­cu­pa­tions et un très grand en­ga­ge­ment des fran­co­phones en­vers leur mi­lieu.

Les ré­pon­dantes ac­cordent une très grande im­por­tance à la pos­si­bi­li­té d’une vie cultu­relle en fran­çais à Ot­ta­wa et à la pos­si­bi­li­té de faire des achats en fran­çais, puisque 84,2 % dé­clarent s’adon­ner sou­vent ou très sou­vent au ma­ga­si­nage dans la langue de Mo­lière et à la fré­quen­ta­tion des res­tau­rants « fran­co­phones ».

« Ces don­nées per­mettent de pen­ser qu’il existe un mar­ché à ex­ploi­ter à Ot­ta­wa pour des ac­ti­vi­tés en fran­çais. Ce mar­ché manque peu­têtre de vi­si­bi­li­té, bien que les don­nées ne puissent pas le confir­mer », in­dique l’étude.

Si l’ac­cès à des ser­vices en fran­çais re­vient comme un leit­mo­tiv, les ré­pon­dantes et ré­pon­dants sou­haitent aus­si que le fran­çaisç soit da­van­tage re­con­nu com­mee unu­nene va­leurl ajou­téej té sur le plan éco­no­mique.

La Ville d’ot­ta­wa y ap­pa­raîtp­par­raît comme une ville où il est agréable de viv­vi­vrevre pour un fran­co­phone, tou­te­foi­sois la grande ma­jo­ri­té s’at­tend à un en­ga­ge­ment de la part de la mu­ni­ci­pa­li­té en­vers la com­mu­nau­té fran­co­pho­nene et sou­haite que la Ca­pi­ta­lele na­tio­nale de­vienne un jou­rur of­fi­ciel­le­ment bi­lingue.

En oc­tobre der­nier,r, in­ter­ro­gé par L’ex­press su­rur le bi­lan de sa pre­miè­rere an­née à la tête de la ville, le maire Jim Wat­son étai­tit de­meu­ré éva­sif à sa­voir s’il’il ai­me­rait pas­ser à l’his­toi­rere en fai­sant adop­ter une loioi qui dé­cla­re­rait Ot­ta­wa bi­lingue. Il s’était tou­te­fois dit à l’écoute des re­com­man­da­tions que for­mu­le­ra l’or­ga­ni­sa­tion des États gé­né­raux de la fran­co­pho­nie d’ot­ta­wa.

Des at­tentes en­vers les États gé­né­raux

Si cer­tains ré­pon­dants re­doutent que les États gé­né­raux de la fran­co­pho­nie ne soient ré­ser­vés qu’aux uni­ver­si­taires et aux po­li­tiques, les par­ti­ci­pants au son­dage ont des at­tentes pré­cises à leur égard, dont une exi­gence de ré­sul­tats, un pro­ces­sus dé­mo­cra­tique de par­ti­ci­pa­tion et une mo­bi­li­sa­tion ac­crue des fran­co­phones.

Ils sou­haitent que les États gé­né­raux servent à re­lan­cer le pro­jet de dé­si­gner la ville d’ot­ta­wa of­fi­ciel­le­ment bi­lingue et à iden­ti­fier des moyens afin de gui­der les or­ga­nismes dans l’amé­lio­ra­tion des ser­vices en fran­çais.

Les États gé­né­raux de­vront aus­si ser­vir à trou­ver des fa­çons no­va­trices d’aug­men­ter la vi­si­bi­li­té de la po­pu­la­tion fran­co­phone, d’at­ti­rer et de mieux des­ser­vir les néoca­na­diens fran­co­phones.

« Les don­nées re­cueillies se­ront utiles à la pour­suite de la ré­flexion sur le mi­lieu fran­co­phone au sein des ac­ti­vi­tés des États gé­né­raux, af­firme Mar­tine Plourde, di­rec­trice ré­gio­nale de l’est du RDÉE On­ta­rio et pré­si­dente du Co­mi­té de ges­tion des États gé­né­raux. La dé­marche des États gé­né­raux pré­sente un ex­cellent pré­texte pour don­ner quelques as­sises scien­ti­fiques aux be­soins et aux as­pi­ra­tions des fran­co­phones de la ré­gion. Il existe peu de don­nées sur le mi­lieu as­so­cia­tif fran­co­phone et nous es­pé­rons que ces der­nières se­ront utiles à la ré­flexion col­lec­tive ».

Ces don­nées s’in­tè­gre­ront à celles re­cueillies lors des ca­fés ci­toyens afin de me­ner la ré­flexion au Som­met de la fran­co­pho­nie, or­ga­ni­sé au mois de no­vembre pro­chain. Le rap­port Le mi­lieu as­so­cia­tif fran­co­phone d’ot­ta­wa : Vi­ta­li­té ap­par­te­nance et en­ga­ge­ment est dis­po­nible à l’adresse sui­vante : www.jje­re­veot­ta­wa.ca/etude.

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