Ce n’est pas fi­ni, c’est rien qu’un dé­but…

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE - An­dréa Ndi­ku­ma­sa­bo sa­bo et Isa­belle Amyot Louis-Riel

XLes an­nées du se­con­daire s’achèvent pour les élèves de dou­zième an­née. Nous leur avons po­sé la ques­tion sui­vante pour savoir com­ment ils en­vi­sagent leur ave­nir : « Com­ment vous sen­tez-vous par rap­port au fait que c’est votre der­nière an­née au se­con­daire? » Cha­cun avait des ré­ponses bien dif­fé­rentes…

« J’ai énor­mé­ment hâte d’al­ler à l’uni­ver­si­té car ça fait six ans que je suis à la même école et je suis un peu tan­née d’être à la même place, donc j’ai hâte de faire chan­ge­ment et de vivre de nou­velles ex­pé­riences. De plus, main­te­nant que je sais quel pro­gramme et quelle uni­ver­si­té je veux fré­quen­ter, je n’ai au­cun stress et donc j’ai juste vrai­ment hâte ».

« Je suis ner­veux, mais ex­ci­té en même temps. Pour moi, faire la tran­si­tion du se­con­daire à l’uni­ver­si­té est un pro­ces­sus in­té­res­sant. L’uni­ver­si­té est com­plè­te­ment dif­fé­rente du se­con­daire, donc c’est palpitant. Je suis quand même lé­gè­re­ment stres­sé car je ne suis pas cer­tain de ce que je veux faire, d’où je veux al­ler, il y a tel­le­ment de choix… Mais pour l’ins­tant, je me concentre pour ob­te­nir les ré­sul­tats né­ces­saires pour être ac­cep­té dans les pro­grammes d’études qui m’in­té­ressent ».

« Moi, je suis vrai­ment ner­veuse car je ne sais pas en­core à quel pro­gramme je veux m’ins­crire, sur­tout après la jour­née portes ou­vertes de l’Uni­ver­si­té d’Ottawa les 18 et 19 oc­tobre. J’ai as­sis­té à la pré­sen­ta­tion de plu­sieurs pro­grammes, ce qui fait que je suis en­core plus in­cer­taine qu’avant! Avec tout ce qui se passe en ce mo­ment à l’école, la pres­sion d’avoir de bons ré­sul­tats pour pou­voir être ac­cep­tée à l’uni­ver­si­té et le fait de ne pas savoir dans quel pro­gramme j’ai­me­rais faire une de­mande, ça rend les choses en­core plus stres­santes. Ce­pen­dant, il est cer­tain que j’ai hâte de re­par­tir à neuf ». « Pour moi, fi­nir le se­con­daire c’est juste la fin d’une autre étape de ma vie. Je compte en­suite al­ler à l’uni­ver­si­té pour 8 à 10 ans afin d’ob­te­nir un doc­to­rat en psy­cho­lo­gie. Étu­dier à l’uni­ver­si­té, d’après moi, ne se­ra pas trop différent que d’étu­dier au se­con­daire. J’ai peur pour de ave­nir, mais à un mo­ment ou un autre, il fau­dra l’af­fron­ter, donc il vaut mieux être prêt. J’ai aus­si très hâte de fi­nir le se­con­daire pour com­men­cer l’uni­ver­si­té et ain­si être plus près d’at­teindre mes buts dans la vie ».

« Pour moi, al­ler à l’uni­ver­si­té c’est une oc­ca­sion par­faite de quit­ter la mai­son, quit­ter Ottawa, et com­men­cer une nou­velle vie ailleurs tout en pra­ti­quant le sport que j’adore : le soc­cer. Ce­pen­dant, je n’ai au­cune idée en­core de quel éta­blis­se­ment je vais fré­quen­ter, ni à quel pro­gramme je vais m’ins­crire, donc c’est évi­dem­ment quelque chose qu’il fau­drait que je dé­cide le plus tôt pos­sible! Ça ne me rend pas ner­veuse. J’ai confiance que je vais prendre une bonne dé­ci­sion et que peu im­porte mon choix, je se­rai sa­tis­faite ».

« Fi­nir le se­con­daire pour moi, c’est quelque chose qui me tra­casse un peu car c’est lais­ser der­rière moi une grosse étape de ma vie pour en com­men­cer une nou­velle. C’est un sentiment de nos­tal­gie car les chances de gar­der contact avec tous les gens qu’on a fré­quen­tés au se­con­daire sont très mi­nimes, et donc c’est un peu triste. C’est aus­si ex­ci­tant, car on sort de sa pe­tite com­mu­nau­té du se­con­daire pour en­trer dans un nou­veau monde où on est trai­té comme un adulte. On prend ses propres dé­ci­sions, et celles-ci af­fec­te­ront l’ave­nir. En somme, c’est dif­fi­cile car on doit aban­don­ner beau­coup pour presque tout re­com­men­cer ».

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