Le grand mo­ment pour le post­se­con­daire à Ottawa

L'Express Ottawa - - ACTUALITÉS - Sé­bas­tien Pier­roz se­bas­tien.pier­roz@tc.tc

Les États gé­né­raux du post­se­con­daire dé­barquent à Ottawa. La sixième et der­nière consul­ta­tion pro­vin­ciale du genre pren­dra place ce sa­me­di toute la jour­née à la Ci­té.

Quelque 200 membres de la com­mu­nau­té fran­co­phone sont d’ores et dé­jà at­ten­dus à l’éta­blis­se­ment. «C’est une par­ti­ci­pa­tion de corps», confirme Alain Du­puis, co­or­don­na­teur au Re­grou­pe­ment étu­diant fran­co-on­ta­rien (RÉFO). La troi­sième consul­ta­tion à To­ron­to avait at­ti­ré 110 per­sonnes.

Comme lors de ses pas­sages dans la VilleReine, et aus­si à Tim­mins, Sud­bu­ry, Wind­sor et Thun­der Bay, l’ob­jec­tif du RÉFO est avant tout de prendre le pouls des Ot­ta­viens – et pas seule­ment les étu­diants - quant à leurs as­pi­ra­tions pour l’ave­nir des études col­lé­giales et uni­ver­si­taires en fran­çais dans la pro­vince.

Dé­si­gna­tion of­fi­cielle de la Ci­té en ver­tu de la Loi sur les ser­vices en fran­çais de l’On­ta­rio (un pro­jet en très bonne voie), et de l’Uni­ver­si­té d’Ottawa, ac­cès aux cours fran­co­phones pour les étu­diants, mo­bi­li­té pour ef­fec­tuer des études en fran­çais… Les dos­siers ne de­vraient pas man­quer sur la table des dis­cus­sions.

«On s’at­tend à des ré­ponses dif­fé­rentes à Ottawa», pré­cise M. Du­puis, tout en af­fir­mant que le pro­ces­sus de la jour­née se­ra identique aux pré­cé­dentes consul­ta­tions. À savoir des groupes de dis­cus­sion d’une ving­taine de per­sonnes où les par­ti­ci­pants sont ame­nés à s’épan­cher suc­ces­si­ve­ment sur les va­leurs, les bons coups et les manques de l’édu­ca­tion en fran­çais.

Si le rec­teur de l’Uni­ver­si­té d’Ottawa Al­lan Rock n’avait pas en­core confir­mé sa pré­sence au mo­ment de mettre les in­for­ma­tions sous presse, la pré­si­dente de la Ci­té Lise Bour­geois se­ra bien de la par­tie. Tout comme les trois conseils sco­laires fran­co­phones de la ré­gion.

Éga­le­ment par­te­naire des États gé­né­raux, la Fé­dé­ra­tion de la jeu­nesse fran­co-on­ta­rienne (FESFO) fe­ra en­tendre sa voix lors de l’évé­ne­ment. «Pour nous, c’est une fa­çon de faire le lien entre les études se­con­daires et post­se­con­daires», ana­lyse le pré­sident de l’or­ga­nisme Jean-Phi­lippe Hé­roux.

Le dé­fi d’une offre en fran­çais

Ces six consul­ta­tions se­ront sui­vies par un «se­cond vo­let» se­lon le RÉFO, à savoir un Som­met pro­vin­cial au prin­temps.

Mais les pre­miers élé­ments en dé­cou­lant font état d’un constat d’ur­gence, par­ti­cu­liè­re­ment dans la faible offre des pro­grammes en fran­çais à tra­vers la pro­vince. Le der­nier som­met à Thun­der Bay la semaine pré­cé­dente à fait état d’une offre in­exis­tante dans le nord-ouest de l’On­ta­rio.

À To­ron­to, seule­ment 3% des pro­grammes au ni­veau des col­lèges sont don­nés dans la langue de Mo­lière, contre 7% pour un bac­ca­lau­réat et 2% pour une maî­trise ou un doc­to­rat, d’après les chiffres du mi­nis­tère de la For­ma­tion et des Col­lèges et Uni­ver­si­tés.

La né­ces­si­té d’une uni­ver­si­té fran­coon­ta­rienne a par ailleurs été rap­pe­lée à plu­sieurs re­prises au cours des dif­fé­rentes consul­ta­tions.

Quelque 200 par­ti­ci­pants sont at­ten­dus ce sa­me­di.

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