Bi­lin­guisme of­fi­ciel: l’ACFO dé­çue par les conseillers fran­co­phones

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE - Sé­bas­tien Pier­roz se­bas­tien.pier­roz@tc.tc

L’As­so­cia­tion des com­mu­nau­tés fran­co­phones d’Ottawa ( ACFO Ottawa) re­grette les op­po­si­tions au bi­lin­guisme of­fi­ciel for­mu­lées par quatre conseillers fran­co­phones ou fran­co­philes dans nos co­lonnes.

In­ter­ro­gés cha­cun leur tour par L’Ex­press d’Ottawa sur la via­bi­li­té d’un tel pro­jet la semaine der­nière, Rai­ner Bloess, Ste­phen Blais, Bob Mo­nette et Da­vid Cher­nu­shen­ko s’étaient dé­cla­rés «op­po­sés» à l’idée, tan­dis que Tim Tier­ney – un élu fran­co­phile - adop­tait une po­si­tion plus neutre. Seul, le conseiller de Ri­deau-Va­nier Ma­thieu Fleu­ry di­sait voir cette in­ten­tion d’un bon oeil.

«Ré­cem­ment en­core, le Com­mis­saire aux langues of­fi­cielles du Ca­na­da, Gra­ham Fra­ser, rap­pe­lait l’im­por­tance que la Ville d’Ottawa de­vienne bi­lingue, note le pré­sident de l’ACFO Ber­tin Beau­lieu. Ottawa est la ca­pi­tale du Ca­na­da, un pays avec deux langues of­fi­cielles égales, elle doit donc être à l’image du pays qu’elle re­pré­sente, tant sur la scène na­tio­nale qu’in­ter­na­tio­nale. Alors que nous fê­te­rons le 150e an­ni­ver­saire du Ca­na­da en 2017, l’op­por­tu­ni­té est par­faite d’en­voyer un mes­sage ras­sem­bleur à tous les Ca­na­diens.»

Dans un com­mu­ni­qué, l’or­ga­nisme cite pêle-mêle les avan­tages et les bien­faits du bi­lin­guisme of­fi­ciel. «Les bien­faits d’un bi­lin­guisme of­fi­ciel sont bien plus nom­breux, no­tam­ment d’un point de vue tou­ris­tique et donc, éco­no­mique. Comme l’ont rap­pe­lé plu­sieurs élus dans l’ar­ticle de L’Ex­press d’Ottawa, beau­coup de ser­vices existent dé­jà dans les deux langues of­fi­cielles à Ottawa. L’ACFO Ottawa pense donc que les obs­tacles ad­mi­nis­tra­tifs et fi­nan­ciers ne de­vraient pas être in­sur­mon­tables.»

L’ACFO Ottawa dit re­gret­ter que «les in­ten­tions de la com­mu­nau­té pour faire avan­cer le dos­sier du bi­lin­guisme of­fi­ciel de la Ville d’Ottawa lors des États gé­né­raux de la fran­co­pho­nie d’Ottawa en 2012» ne soient pas prises en compte par cer­tains conseillers is­sus du cau­cus fran­co­phone.

L’or­ga­nisme af­firme vou­loir res­ter dé­ter­mi­né à pour­suivre «son tra­vail et en­cou­rage les cinq co­mi­tés mis en place après les États gé­né­raux à dé­ve­lop­per leurs plans d’ac­tion pour mettre en oeuvre les re­com­man­da­tions de la com­mu­nau­té fran­co­phone d’Ottawa».

L’or­ga­nisme cite entre autres les avan­tages du bi­lin­guisme of­fi­ciel.

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