Nous fé­li­ci­tons le chan­ge­ment

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Drum­mond­ville se dit la ca­pi­tale du dé­ve­lop­pe­ment, et si l’on y ajou­tait le mot du­rable, ce se­rait en­core mieux, n’est-ce pas?

Quand nous vou­lons vrai­ment faire un chan­ge­ment, nous nous en don­nons les moyens et nous le fai­sons parce qu’il est im­por­tant de planifier, mais en­core plus, d’agir.

Pre­nons comme exemple notre maire, il a d’abord rêvé de se re­mettre en forme cette an­née avant de pas­ser à l’ac­tion. Dans l’op­tique de réus­sir, il s’est don­né les moyens en adop­tant un mode de vie plus sain avec une ac­ti­vi­té phy­sique qui lui convient et qu’il aime com­bi­né à une ali­men­ta­tion mieux adap­tée à ses be­soins. Ajou­té à une vo­lon­té de chan­ge­ment, le succès est as­su­ré.

Sur le plan mu­ni­ci­pal, le conseil de ville a adop­té le RPEP (rè­gle­ment sur le pré­lè­ve­ment des eaux et leur pro­tec­tion) le 8 mai 2017 et c’est aus­si avec Mon­sieur le mi­nistre,

J’ai at­ten­du que ma co­lère s’es­tompe avant de vous écrire.

En ef­fet, lorsque j’ai lu dans les quo­ti­diens des der­nières se­maines qu’il y avait plus de 15 000 scien­ti­fiques qui son­naient l’alarme sur les changements cli­ma­tiques et leurs ef­fets ca­tas­tro­phiques et immédiats sur la vie de cette pla­nète, par, entre autre, le re­cours mas­sif et constant aux éner­gies fos­siles. Et lors­qu’un deuxième ar­ticle, pa­ru dans Le De­voir du 20 no­vembre, nous in­for­mait que le gou­ver­ne­ment Couillard élar­gis­sait l’ac­cès au fi­nan­ce­ment pu­blic, par le biais D’IQ, les pro­jets d’ex­ploi­ta­tion d’éner­gies fos­siles sur le ter­ri­toire du Qué­bec. Oui, j’étais en co­lère.

M. Mo­reau, lorsque vous avez été nom­mé ré­cem­ment à la tête du MERN, je doute que vous ayez sou­dai­ne­ment re­çu du ciel toute la connais­sance du dos­sier qu’on vous confiait... Bien sûr que les per­sonnes du mi­nis­tère ont dû vous in­for­mer des stra­té­gies et des dif­fé­rentes tac­tiques uti­li­sées jusque là au­près des com­pa­gnies, des lob­bys, des dif­fé­rents re­grou­pe­ments mu­ni­ci­paux, des groupes en­vi­ron­ne­men­taux, etc. Vous êtes avo­cat et même si on vous re­con­naît une « grande » in­tel­li­gence, ad­met­tez hum­ble­ment que vous n’avez pas la science in­fuse. Que sa­vez-vous réel­le­ment des te­nants et abou­tis­sants de l’ex­plo­ra­tion et de l’ex­ploi­ta­tion du pé­trole et des gaz de schiste au Qué­bec ? Est-ce que ça ne sonne pas des cloches tout ce qui se pu­blie sur les mé­faits de l’ex­ploi­ta­tion des res­sources fos­siles ? Tous les aver­tis­se­ments des scien­ti­fiques, des gens qui ne sont pas payés pour pro­duire des testes com­plai­sants ?

M. Mo­reau, vous sem­blez d’ac­cord à uti­li­ser l’ar­gent du pu­blic, via Res­sources Qué­bec, fi­liale D’IQ, pour « ai­der » les com­pa­gnies pé­tro­lières et ga­zières à réa­li­ser des ac­ti­vi­tés qui au­ront la­men­ta­ble­ment et ir­ré­mé­dia­ble­ment pour ef­fet de dé­truire l’en­vi­ron­ne­ment des Qué­bé­cois, de sac­ca­ger leurs terres, leurs fo­rêts, leurs pay­sages, leurs cours d’eau, leurs sources cette même vi­sion que la Ville ap­porte son ap­pui au mou­ve­ment bleu Terre de la fon­da­tion Da­vid Su­zu­ki qui tente de faire re­con­naître, dans la charte ca­na­dienne, le droit des ci­toyens et ci­toyennes de vivre dans un en­vi­ron­ne­ment sain. Le maire s’est aus­si pro­non­cé, lors d’une confé­rence de presse en sep­tembre der­nier, contre les nou­veaux rè­gle­ments sur l’ex­ploi­ta­tion des gaz de schistes et où il fé­li­ci­tait les groupes en­vi­ron­ne­men­taux.

Pour faire une suite lo­gique à cette sé­rie de dé­ci­sions et d’ac­tions pro­met­teuses, il se­rait à pro­pos d’en­vi­sa­ger, pour le trans­port en com­mun, des au­to­bus élec­triques étant don­né que le contrat qui est don­né pour une pé­riode de deux ans à une com­pa­gnie pri­vée ar­rive à échéance. Les avan­tages pour des vé­hi­cules élec­triques, pour n’en nom­mer que quelques-uns, sont : une ef­fi­ca­ci­té ac­crue (il y a moins de perte d’éner­gie : le d’eau po­table et l’air qu’ils res­pirent ? Et vous le sa­vez, une fois ces com­pa­gnies par­ties, les Qué­bé­cois n’ar­ri­ve­ront ja­mais à ré­pa­rer les dom­mages lais­sés par ces der­nières. Ce qui compte pour ces com­pa­gnies c’est de « faire de l’ar­gent ». Mais vous M. Mo­reau, qui dé­si­rez-vous ser­vir, les com­pa­gnies ou la po­pu­la­tion du Qué­bec ? Plu­sieurs pays et même cer­tains états de notre voi­sin du sud in­ter­disent la frac­tu­ra­tion hy­drau­lique. Je me de­mande en­core et tou­jours ce que les autres com­prennent et que le gou­ver­ne­ment du Qué­bec n’ar­rive pas en­core à com­prendre ?

Pen­dant son passage à la tête du gou­ver­ne­ment li­bé­ral, mon­sieur Cha­rest a ven­du le sous-sol de nos meilleures terres du Qué­bec à des com­pa­gnies ca­na­diennes et étran­gères, à rai­son de dix cents l’hec­tare. Une vraie pi­tié. Ce fai­sant, pen­sez-vous mon­sieur Mo­reau que M. Cha­rest ait agi dans l’in­té­rêt des Qué­bé­cois ? Certes non. Grâce à cette vente à ra­bais, voi­là où nous en sommes 13 ans plus tard : une loi 106 vo­tée sous bâillon et des rè­gle­ments pu­bliés pen­dant les élec­tions mu­ni­ci­pales de 2017 qui don­ne­ront of­fi­ciel­le­ment le feu vert à l’ex­plo­ra­tion et l’ex­ploi­ta­tion des hy­dro­car­bures. Les com­pa­gnies n’at­tendent que ce­la pour com­men­cer leurs tra­vaux. Quel beau pro­jet de so­cié­té ! Quel sombre des­sein !

On dit de vous que vous êtes un fi­dèle de M. Cha­rest. Or faut-il pour ce­la que vous réa­li­siez son des­sein ? Si vous avez à coeur l’ave­nir du Qué­bec, rom­pez avec la des­truc­tion et construi­sez. Re­ti­rez les rè­gle­ments et abro­gez la loi 106. Lais­sez tom­ber les éner­gies fos­siles et in­ves­tis­sez dans des éner­gies vertes et re­nou­ve­lables. Avec ce­la, met­tez vé­ri­ta­ble­ment à contri­bu­tion la jeune gé­né­ra­tion qui ne de­mande qu’à croire en l’ave­nir, qu’à s’in­ves­tir pour le créer. Sans cette pers­pec­tive, vous échoue­rez dans tout que vous en­tre­pren­drez, dans tout ce qu’en­tre­pren­dra votre par­ti. Ce n’est pas une pro­messe élec­to­rale... c’est le simple bon sens qui vous le dit.

Mi­chelle Thé­roux, Drum­mond­ville mo­teur-roue élec­trique conver­tit de l’éner­gie en puis­sance. 97% d’ef­fi­ca­ci­té éner­gé­tique, com­pa­ra­ti­ve­ment à 30% pour le mo­teur le ther­mique), une fia­bi­li­té su­pé­rieure, un faible coût d’en­tre­tien, un re­tour sur in­ves­tis­se­ment plus ra­pide, et l’amé­lio­ra­tion de la qua­li­té de l’air et la ré­duc­tion de la pol­lu­tion so­nore. La tech­no­lo­gie est dé­jà au point et a fait ses preuves dans plu­sieurs villes. Il n’y a au­cun pro­blème d’au­to­no­mie puisque 90% des dé­pla­ce­ments des au­to­bus sont des itinéraires pré­vus avec des condi­tions de cir­cu­la­tion pré­vi­sibles et le temps de re­charge se fait du­rant la nuit. Les rai­sons pour ne pas faire le vi­rage ne tiennent pas la route. C’est la tech­no­lo­gie idéale pour le trans­port en com­mun.

Il y a deux sites de com­pa­gnies qué­bé­coises que vous pou­vez al­ler visiter à ce su­jet. Ces com­pa­gnies four­nissent dé­jà la tech­no­lo­gie pour d’autres villes au Qué­bec et ailleurs dans le monde.

Un arc en ciel ap­pa­rait au- des­sus de Drum­mond­ville avec l’inau­gu­ra­tion de la bi­blio­thèque. Nul be­soin de ma­quiller notre in­té­rêt per­son­nel de­vant une telle ini­tia­tive. Nous sommes de friands consom­ma­teurs de ce ser­vice mu­ni­ci­pal. Le site, rue des Écoles, est de­ve­nu au cours des ans, un ar­rêt pri­vi­lé­gié. Ser­vice, titres va­riés, es­pace de quié­tude et so­cia­bi­li­té du per­son­nel n’ont ja­mais failli. Nous étions plei­ne­ment sa­tis­faits de cet oa­sis ; d’au­tant que la di­rec­tion s’ap­pro­priait im­man­qua­ble­ment nos sug­ges­tions de bou­quins à ac­qué­rir.

Voi­là que la mu­ni­ci­pa­li­té, il y a quelques an­nées dé­jà, pro­fite d’un pro­gramme de l’état qué­bé­cois pour lan­cer un grand pro­jet de re­nou­vel­le­ment de cette in­fra­struc­ture. Les au­to­ri­tés avaient bien sou­li­gné leur in­ten­tion de re­grou­per d’autres sec­teurs de la culture. Mais nous étions loin de s’ima­gi­ner l’am­pleur du chan­tier et du pro­duit fi­ni.

En sep­tembre, l’édi­fice Fran­cine-ruest-ju­tras laisse en­trer ses pre­miers ci­toyens avides d’ap­pré­cier le fruit de cet in­ves­tis­se­ment ma­jeur. À comp­ter de l’érec­tion de la struc­ture en 2016, le pu­blic s’était ap­pro­prié les angles ar­ron­dis de son architecture sin­gu­lière. Au­jourd’hui, il faut pé­né­trer à l’in­té­rieur pour ap­pré­cier son vo­lume, ses aires dé­ga­gées, ses lignes épu­rées, ses formes fluides. Que dire de la com­po­si­tion tech­nique ? La convi­via­li­té du ran­ge­ment vaut tout au­tant que la ges­tion au­to­ma­ti­sée des em­prunts et re­tours. Un amé­na­ge­ment conçu pour fa­ci­li­ter l’usage du Il s’agit de tm4 Sys­tèmes élec­tro­dy­na­miques https://www.tm4.com/fr/ et La Com­pa­gnie Élec­trique Lion https://the­lio­ne­lec­tric.com/fr

Parce que les pro­blèmes en­vi­ron­ne­men­taux se règlent d’abord sur le plan po­li­tique. Les ci­toyens doivent encourager la Ville à faire la tran­si­tion pour le trans­port en com­mun élec­trique, et ce, dès main­te­nant. Il n’y a plus de rai­son d’at­tendre. Drum­mond­ville doit don­ner l’exemple pour lan­cer le mes­sage qu’il y a moyen de ré­duire ra­pi­de­ment nos re­jets de CO2, étant don­né que le sec­teur du trans­port pro­duit 42% de nos émis­sions à ef­fets de serre au Qué­bec. Si vous sou­hai­tez par­ti­ci­per à une ac­tion en ce sens, contac­tez-moi à lu­ni­vert7@ gmail.com

Parce que rê­ver est à la base de toute réa­li­sa­tion, don­nons-nous main­te­nant les moyens d’avoir un ave­nir avec de l’air propre en ville.

Alain D’au­teuil, Drum­mond­ville vaste in­ven­taire de sup­ports dis­po­nibles. Per­sonne n’est lais­sé pour compte. De l’en­fance au troi­sième âge, tous y trouvent un es­pace agréable aux fonc­tion­na­li­tés plu­rielles.

Le bul­le­tin mu­ni­ci­pal de Drum­mond­ville fait état d’une fré­quen­ta­tion de 46697 per­sonnes en oc­tobre. L’en­goue­ment de la nouveauté n’est pas à ex­clure. Mais cette ef­fer­ves­cence très cer­tai­ne­ment ne se­ra pas que pas­sa­gère et il faut s’en ré­jouir. Les nou­veaux ini­tiés à la bi­blio­thèque mu­ni­ci­pale se­ront sans au­cun doute mo­ti­vés d’y re­ve­nir.

Com­merce Drum­mond, via un texte de J. P. Bois­vert, sou­li­gnait les sta­tis­tiques en­cou­ra­geantes en ma­tière de sco­la­ri­sa­tion à Drum­mond­ville. La di­plo­ma­tion af­fiche une nette pro­gres­sion par groupes d’âge. Ce­pen­dant, ce pa­no­ra­ma du ni­veau aca­dé­mique drum­mond­vil­lois, mise en pers­pec­tive avec l’échelle nationale, est beau­coup moins re­lui­sant. L’écart à com­bler de­meure énorme. Nous re­lè­ve­rons ce grand dé­fi, mais il fau­dra comp­ter, non en nombre d’an­nées, mais en termes de gé­né­ra­tions.

Ain­si, cette nou­velle bi­blio­thèque pose une pierre énorme à l’édi­fice de la connais­sance. C’est un éner­gique coup d’ac­cé­lé­ra­teur à une né­ces­saire pro­mo­tion de l’édu­ca­tion. Cette sen­si­bi­li­té se dé­ve­loppe à tout âge. Les gé­né­ra­tions fu­tures se­ront re­con­naître une dé­ci­sion mu­ni­ci­pale res­pon­sable et un in­com­men­su­rable hé­ri­tage. Cha­peau au Conseil de Drum­mond­ville.

Lise & Mi­chel Le­may

(Pho­to Ghys­lain Ber­ge­ron)

L’in­té­rieur de la nou­velle bi­blio­thèque.

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