Quoi faire si on doit se dé­par­tir de son ani­mal?

L'Hebdo Journal - Cités Nouvelles - - ACTUALITÉS - JUS­TINE GRAVEL Jus­tine.gravel@tc.tc

Aban­don­ner son ani­mal de com­pa­gnie ne de­vrait ja­mais être une so­lu­tion. Voi­là le mes­sage que sou­haite pas­ser la So­cié­té pour la prévention de la cruau­té en­vers les ani­maux (SPCA) de Mon­tréal à l’ap­proche de la sai­son des dé­mé­na­ge­ments. S’il est vrai que seule­ment 4% des pro­prié­taires ac­ceptent des lo­ca­taires qui pos­sèdent des ani­maux, il existe plu­sieurs al­ter­na­tives pour s’en dé­par­tir de ma­nière res­pon­sable.

En at­ten­dant que Qué­bec adopte une loi si­mi­laire à l’On­ta­rio, qui in­va­lide toute clause in­ter­di­sant la pos­ses­sion d’ani­maux dans les lo­ge­ments lo­ca­tifs, les fa­milles qui doivent se sé­pa­rer de leur ani­mal peuvent le confier à un re­fuge lo­cal.

«Il est pré­fé­rable de nous contac­ter avant parce qu’on peut ai­der à trou­ver une al­ter­na­tive, par exemple, trou­ver une nou­velle fa­mille ou une fa­çon de convaincre le pro­prié­taire de l’im­meuble d’ac­cep­ter votre ani­mal, ex­plique la di­rec­trice des com­mu­ni­ca­tions à la SPCA, Ani­ta Ka­pus­cins­ka. Si rien ne fonc­tionne, nous pou­vons l’ac­cueillir si nous avons l’es­pace. »

La SPCA se charge en­suite de trou­ver une nou­velle fa­mille à l’ani­mal. « Con­trai­re­ment à la croyance po­pu­laire, il n’y a pas de temps li­mite. Nous ne pro­cé­dons ja­mais à l’eu­tha­na­sie pour les ani­maux adop­tables », pré­cise Mme Ka­pus­cins­ka.

PRÉ­PA­RA­TION

Comme les re­fuges sont sou­vent sur­peu­plés, sur­tout en pé­riode es­ti­vale, la meilleure al­ter­na­tive reste de trou­ver soi-même une nou­velle fa­mille pour votre com­pa­gnon à quatre pattes. Il faut tou­te­fois le pré­pa­rer à l’adop­tion, en s’as­su­rant tout d’abord qu’il est en bonne santé et que ses vac­cins sont à jour.

Il est éga­le­ment pri­mor­dial de le faire sté­ri­li­ser. « C’est pro­ba­ble­ment la chose la plus im­por­tante, car une fois sté­ri­li­sé, l’ani­mal a moins de chance de dé­ve­lop­per des pro­blèmes com­por­te­men­taux et ça contri­bue à évi­ter la sur­po­pu­la­tion d’ani­maux », pré­cise Mme Ka­pus­cins­ka.

Conce­voir un pro­fil de votre ani­mal avec son nom, sa pho­to et une des­crip­tion énu­mé­rant sa race, son âge, son com­por­te­ment ou toutes autres in­for­ma­tions per­ti­nentes est aus­si sug­gé­ré.

Dans la quête d’une nou­velle fa­mille, il est conseillé de re­gar­der tout d’abord au­près de son en­tou­rage et par la suite au­près de son vé­té­ri­naire. En cas d’échecs, les sites web d’adop­tion sont une so­lu­tion. Il s’agit tou­te­fois d’être pru­dent en pré­voyant une ren­contre entre l’ani­mal et sa fu­ture fa­mille à leur do­mi­cile pour s’as­su­rer un ju­me­lage adé­quat.

Outre les dé­mé­na­ge­ments, les pro­blèmes de com­por­te­ment de l’ani­mal, les al­ler­gies, le manque de temps ou d’es­pace ain­si qu’avoir un bé­bé sont les rai­sons les plus fré­quentes d’aban­don d’ani­maux de com­pa­gnie.

(Pho­to : Mé­tro Mé­dia – Ar­chives)

L’été est la pé­riode la plus im­por­tante d’aban­dons en rai­son des dé­mé­na­ge­ments et du nombre éle­vé de nais­sances de cha­tons.

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