Long jeu pour The Re­cord Brea­kers

L'Hebdo Journal - Cités Nouvelles - - CULTURE - FRAN­ÇOIS LE­MIEUX fran­cois.le­mieux@tc.tc

MU­SIQUE. Après avoir of­fert un pre­mier mi­ni-al­bum épo­nyme en 2016, le groupe de l’Ouest-de-l’Île The Re­cord Brea­kers vient de sor­tir son deuxième opus Big­ger plans où le coun­try, beau­coup plus pré­sent, cô­toie à nou­veau le folk et le rock.

La for­ma­tion de cinq mu­si­ciens a été prin­ci­pa­le­ment ins­pi­rée par le groupe ca­na­dien Blue Ro­deo ain­si que des trames ori­gi­nales de l’émis­sion Na­sh­ville. C’est le cas de Won’t you hold me.

« Je suis une très grande fan de cette émis­sion, ex­plique la chan­teuse Bel­la Ga­las­so. Dans une sai­son pré­cé­dente, il y avait une chan­son très en­traî­nante avec des har­mo­nies à trois et un ban­jo. Je me suis dit que je vou­lais écrire une chan­son comme ça. »

Quant à la chan­son titre, au même nom que l’al­bum que Bel­la a aus­si écrite, les pa­roles in­citent à pour­suivre ses rêves, peu im­porte ce que les autres pensent. «C’est ce que nous sommes en train de faire avec notre mu­sique et cet al­bum, font va­loir les autres membres du groupe. En écou­tant les pa­roles de Bel­la, nous nous sommes ren­du compte qu’elles re­pré­sen­taient ce qui se passe dans nos vies à pré­sent. »

Leur pre­mier EP avait plu­tôt des in­fluences as­sez di­verses aux sa­veurs rock, pop, folk, blues et coun­try, no­tam­ment celle des Lu­mi­neers en pas­sant par Green Day.

«Au dé­but, la com­po­si­tion était en­core une ex­pé­rience as­sez nou­velle pour nous. Nous ne sa­vions pas quelle di­rec­tion prendre, alors nous avions écrit ce qui nous ve­nait à l’es­prit, peu im­porte le genre », in­diquent les mu­si­ciens de 17 à 20 ans.

LES TRAMES

Big­ger plans dé­bute sur deux me­sures de bat­te­rie bien sen­ties de la chan­son You, dont l’écri­ture a com­men­cé dans les cou­lisses d’un spec­tacle au Théâtre Co­ro­na, en 2015.

Sur No­vem­ber, le chan­teur Hay­den No­lan pro­pose un re­tour en ar­rière de quelques dé­cen­nies. Le pro­ta­go­niste se sert des Pages Jaunes pour ten­ter de re­tra­cer une ex-flamme et où les sai­sons servent de mé­ta­phore pour le temps qui passe.

When love fades re­late la fin d’une re­la­tion pour la­quelle le groupe a tour­né un vi­déo­clip l’au­tomne der­nier, no­tam­ment à Dor­val et Baie-D’Ur­fé.

Eclipse (Home), une courte bal­lade acous­tique, sert d’in­tro­duc­tion à Red Ghost, où le pia­no est om­ni­pré­sent et où on dé­cèle une sub­tile in­fluence de Bryan Adams dans le re­frain.

Avec Re­mind me, une autre bal­lade acous­tique dont le riff prin­ci­pal rap­pelle va­gue­ment le jeu de gui­tare des Beatles sur l’al­bum Rub­ber Soul, The Re­cord Brea­kers nous offrent un in­ter­lude folk qui pré­cède leur hymne aux grands groupes ca­na­diens comme Bach­man Tur­ner Over­drive (BTO) ou Neil Young.

Avec Before you do, on tombe dans la pop aux ac­cents rock, qui font en­suite place à My town (Sor­row), un ver d’oreille coun­try rock que The Re­cord Brea­kers ont d’ailleurs pré­sen­té à une foule monstre au Centre Bell, en pre­mière par­tie du cé­lèbre groupe Bon Jo­vi, en mai.

Sur The one I wrote for you, le groupe ra­len­tit le tem­po, ins­pi­ré par le film du même nom.

L’al­bum se ter­mine avec Alone, une chan­son folk chan­tée par Hay­den Ra­bi­no­vitch ins­pi­ré par son en­tou­rage. On y re­trouve l’ex­pé­rience d’une com­pagne de mi­li­taire par­ti en mis­sion et qui at­tend en vain son re­tour.

Les deux chan­teurs sont ac­com­pa­gnés de Mi­chael Val­li­na­kis au cla­vier et à la gui­tare ain­si que de De­van Meis­ner à la gui­tare basse et de Ju­lian Ga­las­so à la bat­te­rie.

(Pho­to : Mé­tro Mé­dia – Fran­çois Le­mieux)

The Re­cord Brea­kers lan­çaient of­fi­ciel­le­ment leur deuxième al­bum le 9 juin au centre des arts Crow­ley, à Notre-Dame-de-Grâce.

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