Le condy­lure étoi­lé

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Cette pe­tite taupe doit son nom à l’al­lure par­ti­cu­lière de son nez, mu­ni de 22 ten­ta­cules sy­mé­triques qui bougent dans tous les sens. « Il va cher­cher sa nour­ri­ture avec ses ten­ta­cules qui bougent dans tous les sens, comme une pieuvre », illustre M. Dan­cosse.

C’est une es­pèce en­dé­mique, que l’on re­trouve un peu par­tout sur l’île de Montréal. Il se re­trouve sur­tout sur les ter­rains hu­mides et les rives des lacs et cours d’eau, et ha­bite dans un réseau de ga­le­ries qu’il creuse à l’aide de ses puis­santes pattes aux griffes acé­rées. Bon na­geur, il uti­lise ses ten­ta­cules pour bou­cher son nez et ain­si em­pê­cher l’eau d’y en­trer et peut res­ter im­mer­gé plu­sieurs se­condes.

Les cher­cheurs ont ré­cem­ment dé­cou­vert qu’il était do­té d’un sys­tème ner­veux ex­cep­tion­nel qui lui per­met d’iden­ti­fier et man­ger sa nour­ri­ture en moins de deux dixièmes de se­conde. Son or­gane ten­ta­cu­laire contient plus de 100 000 fibres ner­veuses, soit 5 fois plus que celles de la main hu­maine. Pas be­soin d’une bonne vue avec un tel ou­til !

Cer­taines des ten­ta­cules du condy­lure étoi­lé sont plus longues et lui per­mettent d’em­poi­gner sa proie, d’autres, plus courtes, lui per­mettent de l’em­me­ner à sa bouche très agi­le­ment.Charles C. Hill, © Charles C. Hill, four­nie par Mu­sée ca­na­dien de la na­ture

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