Par­ler des «en­jeux et so­lu­tions» pour l’école

So­cié­té. Le sys­tème d’édu­ca­tion qué­bé­cois est «at­ta­qué» et doit être dé­fen­du pour re­trou­ver sa mis­sion d’ins­truire et d’édu­quer, se­lon un re­grou­pe­ment qui ap­pelle à la mo­bi­li­sa­tion ci­toyenne.

Métro Montréal - - ACTUALITE -

De­bout pour l’école! es­time que ce rôle est pour le mo­ment dé­vié vers «une ap­proche très mar­chande».

Le col­lec­tif de 200 ci­toyens, es­sen­tiel­le­ment des en­sei­gnants, croit éga­le­ment que les condi­tions de tra­vail de ceux qui oeuvrent dans le sec­teur de l’édu­ca­tion doivent être sub­stan­tiel­le­ment amé­lio­rées.

La porte-pa­role et co­or­don­na­trice du col­lec­tif, Su­zanne-G. Char­trand, n’y va pas par quatre che­mins. «Tout le monde est à bout de souffle, a-t-elle lan­cé hier. Tout le monde est épui­sé.»

«Il y a eu des com­pres­sions de 1,5 G$ de 2010 à 2016 juste pour l’école pri­maire et se­con­daire au Qué­bec, a-t-elle af­fir­mé. Ces com­pres­sions, ça veut dire moins de lo­caux, moins de per­son­nel, moins de ser­vices.»

Mme Char­trand, une di­dac­ti­cienne qui consacre sa vie à l’édu­ca­tion de­puis plus de 50 ans, plaide pour un ré­in­ves­tis­se­ment mas­sif et non «pas pour ré­in­jec­ter seule­ment quelques mil­lions par-ci par-là».

Le gou­ver­ne­ment de­vrait «cou­per en haut», dit-elle, en em­pê­chant l’évi­te­ment fis­cal et en ces­sant de dé­pen­ser des mil­liards de dol­lars «en pure perte ou es­sen­tiel­le­ment pour ai­der de grandes cor­po­ra­tions». Mo­bi­li­sa­tion ci­toyenne De­bout pour l’école! sou­haite que la po­pu­la­tion s’ex­prime par tous les moyens pos­sibles, no­tam­ment en si­gnant une pé­ti­tion sur son site web, en se ren­dant dans les co­mi­tés de pa­rents, en par­lant à ses élus et en se réunis­sant avec d’autres per­sonnes pour dis­cu­ter en­jeux re­la­tifs à l’édu­ca­tion.

«On veut que les gens sentent qu’un groupe va re­cueillir leur pa­role, va dis­cu­ter avec eux pour qu’on com­prenne mieux quels sont les pro­blèmes, les en­jeux et les so­lu­tions», a ex­pli­qué Su­zanne-G. Char­trand.

Le re­grou­pe­ment, for­mé il y a un an, a ras­sem­blé plu­sieurs re­ven­di­ca­tions et se donne pour man­dat de sus­ci­ter une dis­cus­sion sur l’édu­ca­tion au cours des pro­chains mois.

Il es­time qu’il y a un manque de vo­lon­té po­li­tique du gou­ver­ne­ment du Qué­bec de faire en sorte que l’édu­ca­tion oc­cupe une place im­por­tante.

«Des mil­liers et des mil­liers [de Qué­bé­cois de­vront dire] : ce n’est pas le genre d’édu­ca­tion qu’on veut, ce n’est pas le genre de po­li­tique édu­ca­tive qu’on veut.» Su­zanne-G. Char­trand, di­dac­ti­cienne et porte-pa­role de De­bout pour l’école!

Les mi­nistres qui se suc­cèdent Elle constate que «tous les rap­ports [du Conseil su­pé­rieur de l’édu­ca­tion] de­puis au moins 20 ans sonnent l’alarme sur les as­pects qui vont mal dans l’édu­ca­tion», mais qu’ils sont igno­rés par les mi­nistres qui se suc­cèdent.

Mme Char­trand croit qu’il ne faut plus at­tendre que les gou­ver­ne­ments «re­dressent la barre». Rien ne chan­ge­ra si per­sonne ne se sent concer­né, a-t-elle ré­su­mé.

/ AR­CHIVES MÉ­TRO

De­bout pour l’école! se donne pour man­dat de sus­ci­ter une dis­cus­sion sur l’édu­ca­tion et sou­haite que la po­pu­la­tion s’ex­prime par tous les moyens pos­sibles pour par­ler des en­jeux re­la­tifs à l’édu­ca­tion.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.