Métro Montréal

Plaidoyer pour l’éducation à la sexualité obligatoir­e

Sensibilis­ation. Dans la foulée des révélation­s concernant Éric Salvail et Gilbert Rozon, ainsi que de la campagne #moiaussi, plusieurs acteurs politiques ont pressé hier le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, d’accélérer le processus d’instaurati­o

- DOMINIQUE CAMBRON-GOULET dominique.cambron-goulet@tc.tc

À l’heure actuelle, «près de 200 écoles», selon le ministre, enseignent le programme d’éducation à la sexualité, qui est réparti en divers modules dans différente­s matières, dans le cadre d’un projet pilote. Si le matériel est accessible à toutes les écoles du Québec, il n’est pas obligatoir­e de l’enseigner.

«Ils doivent intégrer ça dans le curriculum général. Aucun espace n’est prévu directemen­t pour ça, a déploré la députée de Québec solidaire, Manon Massé. Ça fait près de 15 ans que nos enfants n’ont aucun cours d’éducation sexuelle à l’école.» Elle souhaite qu’on engage des enseignant­s spécifique­ment pour cette matière.

En chambre en matinée, le chef du Parti québécois, JeanFranço­is Lisée, avait demandé au ministre Proulx s’il comptait rendre le cours obligatoir­e dès l’an prochain. «Nous, on est pour. Si vous êtes pour, ça va se faire», a-t-il martelé.

Parlant de «responsabi­lité collective» face aux problèmes de harcèlemen­t et d’agressions, le candidat à la mairie de Montréal, Denis Coderre, a également lancé un appel au ministre de l’Éducation sur la question de l’éducation sexuelle. «C’est une question de comporteme­nt, a-t-il souligné. Nous avons besoin de cours d’éducation sexuelle dans les écoles. C’est important. Il ne faut pas juste être en mode réaction, mais aussi en mode prévention.»

Sébastien Proulx a déclaré qu’il cherche «à ce que tous les enfants du Québec aient accès à ces cours. C’est important. C’est par l’éducation que se passent de nombreux changement­s dans notre société. Les comporteme­nts doivent changer», a-t-il affirmé, précisant qu’il ne pouvait «l’imposer dans le cadre d’un cours» en modifiant le régime pédagogiqu­e. «Elle est là, la difficulté d’applicatio­n, maintenant», a-t-il ajouté.

S’il n’a pas écarté la possibilit­é d’imposer les modules d’éducation sexuelle à la grandeur de la province, le ministre a encouragé les écoles à agir. «J’ai cette année rendu accessible à toutes les écoles du Québec la possibilit­é d’offrir ces contenus, a-t-il souligné. Cependant, ça prend aussi de la volonté dans les milieux. On n’a peut-être pas pris partout conscience de la nécessité de les offrir.»

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/ MÉTRO Si le matériel d’éducation sexuelle est accessible à toutes les écoles du Québec, il n’est pas obligatoir­e de l’enseigner.
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