«On a fil­mé les singes avec des drones»

Mon Quotidien - - À LA UNE -

Ri­chard Dale est l’un des réa­li­sa­teurs d’Un nou­veau jour sur Terre. Il ra­conte.

In­croyable. « J’ai vou­lu faire ce film pour rap­pe­ler à quel point notre Terre est in­croyable. Si vous ar­ri­viez d’une autre pla­nète, tout vous sem­ble­rait ex­tra­or­di­naire : une plante man­geant un in­secte, un in­secte brillant dans le noir... Nous vou­lions aus­si per­mettre aux gens d’ad­mi­rer cette na­ture éton­nante, comme s’ils la voyaient pour la pre­mière fois, avec des yeux d’en­fant ! »

Im­pro­vi­ser. « Pour la plu­part des scènes, nous sa­vions à l’avance ce que nous vou­lions fil­mer. Un bé­bé iguane pour­sui­vi par des ser­pents (une scène spec­ta­cu­laire), par exemple. Mais ce com­por­te­ment n’a lieu que quelques jours par an et seule­ment aux Galá­pa­gos (îles si­tuées dans l’océan Pa­ci­fique). Il a donc fal­lu y al­ler 3 ans de suite ! Pour fil­mer des ani­maux, il faut beau­coup de pré­pa­ra­tion, être tou­jours prêt, et, par­fois, im­pro­vi­ser.»

Ca­mé­ras. «Nous avions des ca­mé­ras très so­phis­ti­quées. Cer­taines, pe­tites et lé­gères, per­mettent de fil­mer de très près des ani­maux mi­nus­cules. D’autres servent à tour­ner des scènes très ra­pides ou dans des zones sans lu­mière.»

Pour fil­mer des ani­maux, il faut être tou­jours prêt... et, par­fois, im­pro­vi­ser

Ti­mides. «La sé­quence la plus dif­fi­cile à fil­mer a été celle avec les lan­gurs à tête blanche (des singes). Ils vivent, avec leurs bé­bés, sur des fa­laises de Chine (Asie). Comme ils sont très ti­mides, nous avons uti­li­sé des drones. Il a fal­lu faire vo­ler les ap­pa­reils du­rant plu­sieurs jours, pour que les singes s’ha­bi­tuent au bruit et que nous puis­sions les ap­pro­cher !» C. H.

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