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4 abon­nés de fans de Jean-Phi­lippe Ar­rou-Vi­gnod, ont été sé­lec­tion­nés après avoir ré­di­gé un texte sur les Ils ont in­ter­viewé leur au­teur pré­fé­ré sa­me­di, au Sa­lon du livre et de la presse jeu­nesse de Mon­treuil (Seine-Saint-De­nis).

Mon Quotidien - - À LA UNE -

Com­ment avez-vous ima­gi­né les His­toires des JeanQuelque-Chose ?

Je ne les ai pas in­ven­tées ! Je suis le deuxième gar­çon d’une fra­trie de 6. Mes frères s’ap­pellent Jean-Pas­cal, Jean-Fran­çois, Jean-Noël, Jean-Bap­tiste et JeanC­harles ! J’ai pui­sé dans nos sou­ve­nirs d’en­fance pour écrire les His­toires des JeanQuelque-Chose.

Quel Jean étiez-vous ?

J’étais exac­te­ment comme le per­son­nage de Jean-B. Les autres Jean de ma sé­rie sont ins­pi­rés de mes frères, mais ce ne sont pas exac­te­ment eux. Je ne vou­lais pas qu’ils se sentent gê­nés ou vexés car, dans mes livres, les per­son­nages font des bê­tises et on se moque d’eux. Mais Jean-B, c’est vrai­ment moi !

Quel Jean pré­fé­rez-vous ? J’ai une vraie ten­dresse pour cha­cun d’eux. Quand on est écri­vain, il faut ai­mer ses per­son­nages. Si on a une an­ti­pa­thie pour l’un d’eux, on va mal le trai­ter, être cruel avec lui. Mais il y en a un qui me fait par­ti­cu­liè­re­ment rire : Jean-E, ce­lui qui zo­zote.

Avez-vous pré­vu un Jean-G ? Non. D’abord, car ma ma­man D’où vient l’idée des ba­tailles de chaus­settes sales ?

On en fai­sait vrai­ment !

Les gar­çons sont un peu bêtes, quelques fois... Notre grand jeu était de nous en­voyer des chaus­settes sales à la fi­gure. Par­fois même, nos pieds sales ! Une fois, on a eu l’idée de rem­plir une bas­sine de chaus­settes sales et de la mettre au-des­sus de la porte en­tre­bâillée pour que l’un de nos frères soit en­se­ve­li sous elles. Sauf que c’est pa­pa qui est en­tré dans la chambre ! Ça a un peu bar­dé pour nous...

Le per­son­nage de Jean-B, c’est vrai­ment moi ! Avec mes frères, on s’en­voyait des chaus­settes sales

Dans la vraie vie, mon pa­pa s’ap­pelle Jean-Louis et ma ma­man, Ja­nine. Mon pa­pi s’ap­pe­lait Jean-Pierre. On est une vraie fa­mille de Jean ! La seule per­sonne avec la­quelle j’ai tri­ché, c’est ma grand-mère Ré­gine : j’ai trou­vé drôle de la pré­nom­mer Jean­nette dans mes ro­mans.

Chaque titre des His­toires des Jean-Quelque-Chose fait al­lu­sion à la nour­ri­ture. Pour­quoi ?

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