«CHAQUE FOIS QU’UN BUS PASSE, IL Y A UN BRUIT ET UN TREMBLEMENT»

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve - - LA UNE - MA­RIE-PIER GA­GNÉ ma­rie-pier.gagne@tc.tc

Som­meil per­tur­bé, bruit in­ces­sant, ac­cu­mu­la­tion de stress, des ré­si­dents de la rue Da­vid­son de­mande à la Ville d’ef­fec­tuer des tra­vaux ma­jeurs sur la chaus­sée. Leurs mai­sons tremblent jour et nuit au pas­sage d’autobus et de poids lourds.

Som­meil per­tur­bé, bruit in­ces­sant et stress am­pli­fié, des ré­si­dents de la rue Da­vid­son, dans Ho­che­la­ga-Mai­son­neuve, im­plorent la Ville de ré­pa­rer la chaus­sée, alors que leurs mai­sons tremblent jour et nuit au pas­sage d’autobus et de poids lourds.

«C’est in­fer­nal ce qu’on vit, af­firme Ni­cole Pel­le­tier. Chaque fois qu’un autobus passe dans la rue, on res­sent une se­cousse.»

De­puis quelques an­nées, Mme Pel­le­tier et ses voi­sins voient la chaus­sée de leur rue se dé­gra­der. Si­tuée à proxi­mi­té de la sta­tion de mé­tro Jo­liette, le rue Da­vid­son sert de tran­sit pour plu­sieurs autobus de la So­cié­té de trans­port de Mont­réal (STM).

Ce n’est pas évident de vendre une mai­son quand le sol et les murs tremblent à ce point-là.» Ni­cole Pel­le­tier, ré­sident du quar­tier

«C’est pire de­puis quelque temps, avoue la femme. Il y a tel­le­ment de fis­sures et de nids-de­poule pro­fonds, que chaque fois qu’un autobus y passe, ce­la crée un bruit et un tremblement in­sou­te­nables. Plus il y a de gens dans l’autobus, pire c’est. Plus l’autobus roule vite, pire c’est.»

Exas­pé­rés par la si­tua­tion, Mme Pel­le­tier et trois autres pro­prié­taires de la même rue de­mandent à l’ar­ron­dis­se­ment et la Ville de les ai­der à amé­lio­rer leur qua­li­té de vie.

«On ne peut plus vivre comme ça, af­firme le ci­toyen Fran­çois La­haise. Les vi­bra­tions me ré­veillent sou­vent et comme j’ha­bite au deuxième, elles sont en­core plus fortes. C’est pire quand on est en hau­teur.»

De pas­sage aux ré­si­dences des ci­toyens im­pli­qués, TC Me­dia a pu consta­ter le pas­sage d’une ving­taine d’autobus en moins d’une heure. Des trem­ble­ments ont donc pu être res­sen­tis.

Les ré­si­dents craignent une dé­pré­cia­tion de leurs de­meures.

RÉ­PA­RA­TIONS DE­MAN­DÉES

Pour re­mé­dier au pro­blème, les ré­si­dents d’Ho­che­la­ga de­mandent à l’ar­ron­dis­se­ment et à la Ville de pro­cé­der à la ré­pa­ra­tion en pro­fon­deur de la chaus­sée.

«Au mi­ni­mum, il fau­drait que notre rue de­vienne prio­ri­taire pour le col­ma­tage de nid­sde-poule, vu le pas­sage in­ces­sant d’autobus, af­firme Fran­çois La­haise. Mais c’est clair que des tra­vaux de re­cons­truc­tion en pro­fon­deur se­raient de mises.»

Comme la vi­tesse des vé­hi­cules qui passent in­flue sur l’am­pli­tude des vi­bra­tions et du bruit res­sen­tis, les ci­toyens sou­hai­te­raient que la li­mite de vi­tesse soit abais­sée à 30 km/h.

«Je crois que ce sont des de­mandes rai­son­nables, sou­ligne Phi­lippe Gar­nier, co­pro- prié­taire d’une ré­si­dence du sec­teur. Pour l’ins­tal­la­tion d’un pan­neau de vi­tesse, no­tam­ment, les coûts sont mi­nimes.»

PAS POUR BIEN­TÔT

Le maire de l’ar­ron­dis­se­ment de Mer­cier– Ho­che­la­ga-Mai­son­neuve, Pierre Les­sard-Blais, a lais­sé sa­voir que comme la rue est ar­té­rielle, elle est sous la res­pon­sa­bi­li­té de la ville-centre.

«On va quand même voir ce qu’on peut faire en at­ten­dant des tra­vaux plus im­por­tants», a-t-il men­tion­né.

Du cô­té de la Ville, on af­firme qu’il n’y a pas de tra­vaux pré­vus pour l’ins­tant sur Da­vid­son, à l’ex­cep­tion de la ré­pa­ra­tion ha­bi­tuelle de nids-de-poule.

«La ré­fec­tion com­plète se fe­ra donc au mieux l’an pro­chain», dit-on.

(Photo TC Me­dia — Ma­rie-Pier Ga­gné)

Des ré­si­dents de la rue Da­vid­son, sou­haitent que des tra­vaux ma­jeurs soient ef­fec­tués sur la chaus­sée.

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