LA QUA­LI­TÉ DE L’EAU ET DES SÉ­DI­MENTS

Photo | Societe - - Société - La bai­gnade 95% du temps, le bas­sin s’est avé­ré pro­pice à

Les exemples pré­cé­dents sont ceux dont il faut s’ins­pi­rer pour les amé­na­ge­ments à réa­li­ser au bas­sin Louise. Mais qu’en est-il de la qua­li­té de l’eau et de celle des sé­di­ments? Le bas­sin Louise in­té­rieur est un plan d’eau ar­ti­fi­ciel, iso­lé des cours d’eau qui le bordent, soit l’es­tuaire de la ri­vière Saint-Charles au nord et le fleuve Saint-Laurent à l’est. Il est re­lié au fleuve via l’écluse, la­quelle per­met échanges d’eau et tran­sit de ba­teaux de plai­sance. Les ré­sul­tats de nom­breuses cam­pagnes d’échan­tillon­nage montrent que l’eau du bas­sin est de très bonne qua­li­té. Ain­si, entre 2007 et 2009, la Ville de Qué­bec a me­né trois cam­pagnes d’échan­tillon­nage cou­vrant au to­tal 103 jour­nées d’été. Ré­sul­tat,

dont res­pec­ti­ve­ment 100% et 98 % du temps en 2007 et 2009. De tels ré­sul­tats se com­parent avan­ta­geu­se­ment à n’im­porte quelle plage pu­blique ou pri­vée du Qué­bec. Au­cune plage ac­tive ou po­ten­tielle sur le SaintLaurent dans la ré­gion, y com­pris celle de la Baie de Beau­port ou­verte à la bai­gnade en 2016 (bai­gnable 66% du temps), ne s’en ap­proche même ti­mi­de­ment. Quant aux sé­di­ments se trou­vant au fond du bas­sin in­té­rieur, leur ca­rac­té­ri­sa­tion fut ef­fec­tuée par En­vi­ron­ne­ment Ca­na­da entre 1990 et 1992. Cette étude confirme d’une part qu’une par­tie des dé­blais pro­ve­nant du Cap Dia­mant se trouve tou­jours au fond du bas­sin, à l’est, là où il est sug­gé­ré d’aménager le Bas­sin lu­dique. D’autre part, se­lon En­vi­ron­ne­ment Ca­na­da, les sé­di­ments du bas­sin Louise sont re­la­ti­ve­ment peu conta­mi­nés : « Au bas­sin Louise, les moyennes cal­cu­lées pour les deux bas­sins sont, à l’ex­cep­tion du plomb dans le bas­sin in­té­rieur, toutes in­fé­rieures au seuil d’ef­fets né­fastes (SEN). » No­tons que ce seuil d’ef­fets n’a au­cun lien avec la san­té hu­maine ou un éven­tuel dan­ger pour des bai­gneurs, ces cri­tères ayant été éla­bo­rés pour pro­té­ger « les or­ga­nismes qui vivent dans les sé­di­ments et en dé­pendent et sont à la base de la chaîne ali­men­taire du mi­lieu aqua­tique. » Dans le cas des sé­di­ments du bas­sin Louise, la conclu­sion d’En­vi­ron­ne­ment Ca­na­da a été qu’il n’était pas né­ces­saire d’in­ter­ve­nir.

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