LES PRO­DUITS MIS EN VENTE

Photo | Societe - - Société -

Pen­dant toute la pé­riode qui va du dé­but no­vembre jus­qu’au 24 dé­cembre au Mar­ché pu­blic du Vieux-Port de Qué­bec, j’ai re­mar­qué trois ten­dances concer­nant les pro­duits mis en vente : (i) plus le temps avance, plus cer­tains pro­duits, qui étaient mis en pre­mière ligne de vente au dé­but de no­vembre, sont gra­duel­le­ment re­lé­gués vers l’ar­rière du pré­sen­toir ; (ii) plus le temps avance, plus le temps de tran­sac­tion entre le client et le com­mer­çant se com­presse ; (iii) plus le temps avance, plus les em­bal­lages de type « com­bo » font leur ap­pa­ri­tion en pre­mière ligne de vente.

Ces consta­ta­tions semblent tom­ber sous le sens. Par contre, il faut ré­gu­liè­re­ment être sur place pour consta­ter le phé­no­mène afin d’être en me­sure d’en rendre compte, et ce­lui-ci cor­res­pond bel et bien à la lo­gique mar­chande, à sa­voir, op­ti­mi­ser la pré­sen­ta­tion en fonc­tion des com­por­te­ments des clients. En dis­cu­tant avec cer­tains com­mer­çants, j’ai vou­lu sa­voir où ils avaient ap­pris à maxi­mi­ser leur pré­sen­ta­tion. Tous m’ont ré­pon­du n’avoir ja­mais suivi une quel­conque for­ma­tion en ma­tière de vente, mais bien plu­tôt que cha­cun ob­serve le com­por­te­ment des consom­ma­teurs et ce­lui des autres com­mer­çants. Il pour­rait bien s’agir là d’une maxi­mi­sa­tion de la mise en va­leur des pro­duits fon­dée sur une simple ob­ser­va­tion em­pi­rique, et c’est là où les choses de­viennent par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­santes, dans le sens où l’en­semble de cette dé­marche n’est pas le fruit d’un cal­cul vi­sant un ren­de­ment op­ti­mal. Au­tre­ment dit, la grande lo­gique mar­chande n’opé­re­rait pas à ce ni­veau.

D’autre part, (i) alors que chaque pro­duit se dé­place sur le pré­sen­toir en fonc­tion du temps qui avance et en fonc­tion de ce que semble pré­fé­rer le consom­ma­teur, (ii) alors que plus le temps avance plus la tran­sac­tion se com­presse, car le client com­mence à être à court de temps pour com­plé­ter ses em­plettes de Noël, (iii) alors que les em­bal­lages de type « com­bo » pro­po­sés dans un em­bal­lage at­ti­rant font gra­duel­le­ment leur ap­pa­ri­tion, pro­met­tant par­fois une éco­no­mie sub­stan­tielle, la pure tran­sac­tion com­mer­ciale prend de plus en plus le des­sus au dé­tri­ment de ce qui fonde en par­tie ce type de com­merce, à sa­voir, le contact di­rect avec le com­mer­çant que le client sait être un pro­duc­teur ou un trans­for­ma­teur.

Mal­gré tout, mal­gré le temps de tran­sac­tion qui se ré­duit de plus en plus, alors que le 24 dé­cembre ar­rive à grands pas, j’ai pu consta­ter que plu­sieurs com­mer­çants pos­sèdent une cer­taine fibre pé­da­go­gique. Étant gran­de­ment in­ves­tis dans la pro­duc­tion et/ou la trans­for­ma­tion de leurs pro­duits, étant très im­pli­qués dans leur mise en mar­ché, ils prennent le temps de pré­ci­ser aux consom­ma­teurs en quoi consiste le pro­duit — ce qui entre dans sa com­po­si­tion, son pro­ces­sus de fa­bri­ca­tion, les autres ali­ments avec les­quels il s’ap­pa­rente le mieux — et pour­quoi il est im­por­tant d’en­cou­ra­ger les pe­tits pro­duc­teurs.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.