Les se­crets de l’hyp­nose

Prédictions Annuelles - - Sommaire - Max OLIVIER, as­tro­logue

L’ave­nir d’une per­sonne, d’un mi­lieu ou même de la so­cié­té peut-il être ré­vé­lé par l’hyp­nose? Avec cet état de conscience par­ti­cu­lier, Éric Nor­man­din, mieux connu sous le nom de Mess­mer, sug­gère aux gens toutes sortes de com­por­te­ments. Un di­ver­tis­se­ment qui rem­porte un im­mense suc­cès, tant chez nous qu’à l’étran­ger. D’autres se servent de l’hyp­nose pour faire mai­grir leurs su­jets ou leur en­le­ver l’en­vie de fu­mer. L’hyp­nose per­met aus­si de faire des «ré­gres­sions». On ar­rive à re­cu­ler dans le pas­sé, à faire re­vivre, par exemple, à un adulte des évé­ne­ments de son en­fance ayant été ou­bliés. On réus­sit même à faire des in­cur­sions dans les vies an­té­rieures d’un su­jet, homme ou femme. Il est nor­mal de se de­man­der si on peut se lan­cer non seule­ment à la re­cherche de ce qu’une per­sonne a vé­cu, mais de ce qu’elle va connaître, de ce que se­ra son ave­nir!

Que se­ra le monde de de­main, ce­lui dans le­quel nous évo­lue­rons? Est-il pos­sible que notre ave­nir soit en nous, tout comme le pas­sé? Dans ce cas, pour­quoi n’ar­ri­ve­rait-on pas à des «pro­gres­sions hyp­no­tiques» vers le fu­tur, comme on par­vient à faire sous hyp­nose l’in­va­sion de sou­ve­nirs se te­nant dans les pro­fon­deurs de l’es­prit hu­main?

DES EX­PÉ­RIENCES ÉTON­NANTES

En ma­tière d’hyp­nose, le cher­cheur fran­çais Al­bert de Ro­chas a fait de sur­pre­nantes ex­pé­riences et a ob­te­nu des ré­sul­tats édi­fiants. Il avoue tou­te­fois avoir eu de meilleurs ef­fets avec des su­jets fé­mi­nins, sans doute en rai­son de leur sen­si­bi­li­té et de leur ré­cep­ti­vi­té. Il s’est tou­te­fois aper­çu qu’il était plus fa­cile de faire des in­cur­sions dans le pas­sé que dans l’ave­nir de quel­qu’un.

Un de ses su­jets pré­fé­rés était Jo­sé­phine, une étu­diante de 18 ans. Il l’a fait ré­gres­ser à plu­sieurs re­prises dans le pas­sé, lui a fait re­vivre des évé­ne­ments ou­bliés de son en­fance, en­fouis pro­fon­dé­ment dans les re­plis de sa mé­moire.

C’est ce qui lui a don­né l’idée de la pro­je­ter, sous hyp­nose, dans le fu­tur! Elle s’est vue de­ve­nue mé­de­cin, quelques an­nées plus tard, ma­riée à un ami d’en­fance, mère de deux en­fants, un gar­çon et une fille. Mais un chauf­fard va frap­per mor­tel­le­ment son ma­ri. Elle est non seule­ment de­ve­nue veuve, mais un de ses pa­tients l’a bat­tue et es­tro­piée! C’est ce qui por­ta l’hyp­no­logue Al­bert de Ro­chas à mettre un terme à cette séance.

LE MAU­VAIS CÔ­TÉ DE L’AVE­NIR

À la suite de cette éprouvante séance d’hyp­nose, le cher­cheur a chas­sé ces vi­sions d’ave­nir de la mé­moire de sa pa­tiente. Il s’est li­vré en­suite à d’autres ex­pé­riences de pro­gres­sions hyp­no­tiques avec no­tam­ment une chan­teuse bien connue du nom de Ma­non, puis avec une ou­vrière, Geor­gette. Dans chaque cas, il leur a fait connaître des évé­ne­ments aus­si heu­reux que mal­heu­reux de ce qu’elles étaient ap­pe­lées à vivre. L’ou­vrière al­lait avoir dans l’ave­nir plus de chance et de bon­heur qu’il lui ar­ri­ve­rait d’épreuves et de mal­heurs, tant en amour qu’au tra­vail. Elle fut donc en­chan­tée, au ré­veil, de savoir ce qui l’at­ten­dait.

Mais il n’en fut pas de même de la chan­teuse. Elle était alors for­tu­née, en pleine gloire. Cette jeune femme avait au­tant de suc­cès en amour que dans sa car­rière. Ce­pen­dant, elle s’épren­drait d’un toxi­co­mane avec qui elle connaî­trait une dé­chéance mo­rale et phy­sique, et fi­ni­rait dans la mi­sère. Al­bert de Ro­chas ten­ta en vain de lui faire ou­blier ces vi­sions d’ave­nir. Hé­las! Quelques se­maines plus tard, elle s’est sui­ci­dée. Ce qui mit un terme aux pro­gres­sions hyp­no­tiques de cet homme de science.

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