Les coyotes sont bien pré­sents dans Vau­dreuil-Sou­langes

Premiere edition - - Actualité - STEVE SAU­VÉ JOUR­NA­LISTE

Au­cune étude n’a été réa­li­sée afin de connaitre le nombre de coyotes dans la MRC­deVau­dreuil-Sou­langes. Ce­pen­dant, Da­vid Ro­drigue, bio­lo­giste et di­rec­teur gé­né­ral à l’Éco­mu­seum, si­tué à Sainte-Anne-de-Bel­le­vue, fait sa­voir que des coyotes ont tou­jours été pré­sents dans le sec­teur et que la po­pu­la­tion n’a pas à s’af­fo­ler.

« Ils étaient là, ils sont là et ils res­te­ront là, ex­plique M. Ro­drigue. Je ne crois pas qu’il y en a plus main­te­nant dans Vau­dreuil-Sou­langes. Ce­quiar­rive c’est quel’on en­tend par­ler de la pré­sence des coyotes pour les at­taques sur­ve­nues à Mon­tréal, mais c’est un contexte par­ti­cu­lier. »

La réelle pro­blé­ma­tique avec les coyotes est que l’es­pèce en est une adap­table. « L’ha­bi­tat des coyotes est ré­duit à Mon­tréal. Ils n’ont plus beau­coup de place. Dans ce temps­là, il n’y a que deux op­tions. Soit que la race s’éteint ou qu’elle s’adapte. Les coyotes ont fait comme les ra­tons et les re­nards et ils se sont adap­tés. » Par ins­tinct, le coyote pré­fère fuir la pré­sence de l’homme. Très ra­re­ment, la bête vou­dra at­ta­quer un hu­main. M. Ro­drigue confirme que si un in­di­vi­du se re­trouve face à un coyote, qu’il peut se mettre à ges­ti­cu­ler et à crier. « Il ne faut sur­tout pas ten­ter d’ap­pro­cher un coyote ou de le nour­rir, in­dique le spé­cia­liste. Même si au­cun cas de rage n’est ré­per­to­rié, ça reste un ani­mal sau­vage. Ha­bi­tuel­le­ment, les coyotes ne chassent pas les hu­mains. »

Da­vid Ro­drigue ex­plique qu’il ne faut sur­tout pas ten­ter d’ap­pro­cher un coyote. À proxi­mi­té des ré­si­dences, un coyote pour­rait être ten­té de s’en prendre à un pe­tit ani­mal do­mes­tique qui se­rait en li­ber­té dans un mi­lieu na­tu­rel. « Ça se­rait sur­pre­nant que ça ar­rive, mais ce n’est pas à ex­clure, confie Da­vid Ro­drigue. Mais, un ani­mal do­mes­tique ne de­vrait ja­mais être en li­ber­té dans un mi­lieu sau­vage. » M. Ro­drigue men­tionne qu’il est pos­sible de voir des coyotes par­tout dans Vau­dreuilSou­langes. Même qu’un groupe re­cen­sé à Les Cèdres se­rait par­ti­cu­liè­re­ment bruyant à l’oc­ca­sion.

« Les gens n’ont pas à craindre les coyotes en ce mo­ment. Je le ré­pète, il faut que les gens com­prennent qu’il ne faut pas les nour­rir ou ten­ter de s’en ap­pro­cher. De plus, si un coyote est aper­çu à proxi­mi­té des ré­si­dences, il est pos­sible de com­mu­ni­quer avec les agents de la faune pour si­gna­ler sa pré­sence. Tou­te­fois, en règle gé­né­rale, le coyote évite la pré­sence de l’homme. Il res­te­ra donc loin. »

De­puis quelque temps dans l’ac­tua­li­té, il est pos­sible d’ap­prendre que des coyotes sont re­cen­sés dans la mé­tro­pole. Des at­taques sont sur­ve­nues entre la bête et l’homme. Bien qu’au­cune agres­sion n’ait été dé­cla­rée dans la MRC de Vau­dreuil-Sou­langes, la po­pu­la­tion de coyotes est pré­sente.

PHO­TO­THÈQUE

Le bio­lo­giste et di­rec­teur gé­né­ral de l’Éco­mu­seum, Da­vid Ro­drigue as­sure que la pré­sence des coyotes dans Vau­dreuil-Sou­langes est loin d’être pro­blé­ma­tique.

PHO­TO­THÈQUE

Sur in­ter­net, les gens af­firment qu’il est fa­cile de voir des coyotes dans Vau­dreuil-Sou­langes.

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