Émy Le­gault vise les Jeux de To­kyo 2020

Premiere edition - - Sports - STÉ­PHANE FOR­TIER JOUR­NA­LISTE

La tri­ath­lo­nienne Émy Le­gault, de L’Île-Per­rot, s’en­traîne avec achar­ne­ment pour réa­li­ser un grand rêve soit de par­ti­ci­per aux pro­chains Jeux olym­piques qui se tien­dront à To­kyo en 2020.

Émy Le­gault n’a que 22 ans et pour­tant on peut dire qu’elle a rou­lé sa bosse dans sa dis­ci­pline, elle qui a lit­té­ra­le­ment fait le tout du monde, par­ti­ci­pant à des com­pé­ti­tions d’en­ver­gure en triathlon.

En sep­tembre, après avoir par­ti­ci­pé aux Championnats ca­na­diens à Ke­low­na en août, elle se ren­dra à Hong Kong pour s’en­traî­ner et en­suite par­ti­ci­per à trois im­por­tantes com­pé­ti­tions, trois coupes du monde en Co­rée, au Ja­pon et en Chine.

« Celle qui m’en­traîne, Kay­la Rol­lin­son a ob­te­nu un poste là-bas et comme il y a un bout de temps que je pen­sais chan­ger d’en­vi­ron­ne­ment, c’était une bonne oc­ca­sion et j’y se­rai jus­qu’à la mi-no­vembre », ex­plique Émy qui étu­die­ra avec la Té­lé-Uni­ver­si­té (Te­luq) lors­qu’elle se­ra là-bas.

L E G O Û T D E L A C O U R S E E T…

Émy Le­gault a dé­bu­té à l’âge de 9 ans, d’abord en fai­sant de la course comme sa soeur le fai­sait.

« Elle était très ta­len­tueuse à la course. Avec les an­nées, j’ai ajou­té la na­ta­tion et le vé­lo (les deux autres dis­ci­plines du triathlon). Si ma­force a dé­jà été la course, au­jourd’hui, je réus­sis mieux en na­ta­tion et en vé­lo. Il faut main­te­nant que je tra­vaille plus sur la course, comme la tech­nique et, bien sûr, la vi­tesse », énonce-t-elle.

Sa pre­mière par­ti­ci­pa­tion à une com­pé­ti­tion in­ter­na­tio­nale, elle l’a ob­te­nu à 17 ans, après s’être qua­li­fiée, l’an­née pré­cé­dente, à 16 ans, aux Jeux pan­amé­ri­cains. « Je me sou­viens de ma pre­mière course in­ter­na­tio­nale, c’était au Bré­sil », re­late-t-elle.

G L O B E -T R O T T E R

Émy Le­gault passe beau­coup de temps à l’ex­té­rieur du pays pour des com­pé­ti­tions, plus de la moi­tié de l’an­née en fait. L’an­née der­nière, elle a été ab­sente du pays pen­dant neuf mois au to­tal. En mars, elle était en Aus­ta­lie. Elle en voit du pays pour re­pré­sen­ter le Ca­na­da dans son sport.

Pour réa­li­ser son rêve, elle doit se qua­li­fier, amas­ser des points au cours de l’an­née 2018 et 2019 et une par­tie de 2020. « J’ai com­men­cé la cam­pagne olym­pique pour To­kyo de­puis mai de cette an­née », dit-elle.

Jus­qu’à pré­sent, ses meilleurs ré­sul­tats, elle les a ob­te­nus lors­qu’elle était ju­nior. Elle a été cham­pionne ca­na­dienne ju­nior en 2014, cham­pionne nord-amé­ri­caine en 2015 et a rem­por­té sa pre­mière coupe eu­ro­péenne en Tur­quie en 2017.

Ce qui la ca­rac­té­rise ? « J’ai tou­jours été dé­vouée à mon sport. Je n’ai ja­mais eu be­soin que l’on me pousse. Et c’est un sport qui de­mande beau­coup de temps pour de­ve­nir per­for­mant, com­me­tous les sports d’en­du­rance d’ailleurs », de rap­pe­ler Émy Le­gault qui ap­pré­cie le fait que dans le triathlon, elle peut pra­ti­quer trois dis­ci­plines. Sou­hai­tons­lui en­core beau­coup de suc­cès et les Olym­piques de To­kyo.

En ter­mi­nant, men­tion­nons qu’Émy Le­gault a re­çu une bourse de 4000 $ de Sa­pu­to pour sa per­sé­vé­rance.

PHO­TO­THÈQUE

Le vé­lo est l’une des forces d’Émy Le­gault.

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