Le tor­chon semble brû­ler au Ser­vice de sé­cu­ri­té in­cen­die de L’Île-Perrot

Premiere edition - - Actualité - STEVE SAU­VÉ JOUR­NA­LISTE

Dans la lettre re­çue, l’au­teur, qui dit agir de la sorte par peur de re­pré­sailles, sou­lève plu­sieurs points re­la­ti­ve­ment au sa­laire, à la fa­çon de faire ain­si que cer­tains avan­tages qu’au­rait le di­rec­teur gé­né­ral du SSIIP, Éric Par­ma.

Dans le do­cu­ment, il est pos­sible d’ap­prendre que M. Par­na se­rait le deuxième plus haut sa­la­rié de la mu­ni­ci­pa­li­té avec un sa­laire an­nuel de 80 000 $ pour un ho­raire de 35 heures par se­maine. Tou­te­fois, l’au­teur sou­ligne que dans les faits, le di­ri­geant se­rait en fonc­tion en­vi­ron 25 heures par se­maine et par­fois moins.

TROIS EM­PLOIS SE­LON SON COMPTE LINKED

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Une re­cherche ef­fec­tuée sur le compte per­son­nel d’Éric Par­na, sur le ré­seau Linked In, per­met de consta­ter que l’homme oc­cupe plu­sieurs em­plois si­mul­ta­né­ment. Sur le pro­fil, il est pos­sible d’ap­prendre qu’il est consul­tant chez, SGI Consul­tant de­puis sept ans, qu’il est ca­pi­taine au Ser­vice de sé­cu­ri­té in­cen­die de Mon­tréal de­puis 26 ans et qu’il oc­cupe éga­le­ment la fonc­tion de di­rec­teur du SSIIP de­puis 2000.

« Autre fait étrange, sou­ligne l’au­teur ano­nyme, tous les pom­piers et of­fi­ciers doivent de­meu­rer sur le ter­ri­toire de l’une des quatre mu­ni­ci­pa­li­tés de l’Île, mais pour le di­rec­teur, cette norme n’est pas ap­pli­cable. Au Qué­bec et au Ca­na­da, il est ex­ces­si­ve­ment rare qu’un di­rec­teur d’un ser­vice in­cen­die à temps par­tiel de­meure hors ter­ri­toire », peut-on lire dans la lettre.

Rien ne semble plus al­ler au Ser­vice de sé­cu­ri­té in­cen­die de L’Île-Perrot. Une lettre ano­nyme par­ve­nue chez VI­VA mé­dia, le mer­cre­di 22 août, fait état de la si­tua­tion et re­met en doute le tra­vail du di­rec­teur gé­né­ral du Ser­vice de sé­cu­ri­té in­cen­die de L’Île-Perrot (SSIIP).

IL SE­RAIT SUR LE TER­RAIN À PEU D’OC­CA­SIONS

Point in­té­res­sant, dans le do­cu­ment, l’au­teur as­sure que, sur les quelques 325 ap­pels an­nuels re­çus par le ser­vice, le di­rec­teur Par­na n’a ré­pon­du qu’à deux ou trois ap­pels par an­née.

« Il n’est même ja­mais pré­sent lors des ap­pels im­por­tants ou des ca­tas­trophes comme les inon­da­tions du prin­temps 2017. Au­cun di­rec­teur in­cen­die au Qué­bec ou au Ca­na­da ne ré­pond à si peu d’ap­pels avec ses hommes. S’il n’était pas pompier pour le Ser­vice de sé­cu­ri­té in­cen­die de Mon­tréal, il faudrait vrai­ment se de­man­der s’il n’a pas peur du feu et des si­tua­tions d’ur­gence », pour­suit l’au­teur avant d’ajou­ter que le di­rec­teur Par­na a per­du toute cré­di­bi­li­té en­vers les pom­piers.

L’au­teur pour­suit sa lettre en abor­dant plu­sieurs su­jets comme le manque de pro­jet im­por­tant en lien avec le SSIIP, la désué­tude de la ca­serne, de l’im­por­tance de créer une ré­gie in­ter­mu­ni­ci­pale ain­si que cer­taines dé­ci­sions prises par le di­rec­teur Par­na.

L’ÎLE-PERROT GARDE LE SI­LENCE

Con­tac­tée par VI­VA mé­dia, la Ville de L’Île-Perrot, via son at­ta­chée, Alexan­dra Des­ro­chers in­dique que le maire Pierre Sé­guin ne sou­haite pas com­men­ter la si­tua­tion pré­sen­te­ment. Éga­le­ment, Mme Des­ro­chers pré­cise que la lettre n’in­dique pas qu’elle pro­vienne des pom­piers du SSIIP.

PHO­TO AR­CHIVE

Une lettre ano­nyme concer­nant le di­rec­teur du Ser­vice de sé­cu­ri­té in­cen­die de L’Île-Perrot est par­ve­nue chez VI­VA mé­dia.

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