Un mou­ve­ment ori­gi­naire de Londres

Prestige - - Plaisir -

Au XlXe siècle, les po­pu­laires ro­mans de Charles Di­ckens mon­traient les condi­tions de vie dif­fi­ciles des gar­çons et jeunes hommes dans la ville de Londres bou­le­ver­sée par la Ré­vo­lu­tion in­dus­trielle. C’est au dé­but du règne de la reine Vic­to­ria, dans ce Londres di­cken­sien, que fut fon­dée, en 1844, la Young Men’s Ch­ris­tian As­so­cia­tion (le YMCA) par George Williams. Le fon­da­teur vou­lait pro­té­ger les jeunes gens des dan­gers de la vie ur­baine en leur of­frant des ser­vices édu­ca­tifs, so­ciaux et ré­créa­tifs, met­tant en va­leur les prin­cipes chré­tiens. Le mou­ve­ment fon­dé par Williams connut as­sez ra­pi­de­ment du suc­cès et se ré­pan­dit de ville en ville. Puis, le mou­ve­ment tra­ver­sa l’At­lan­tique. En Amé­rique du Nord, c’est à Mon­tréal, en 1851, que le YMCA s’éta­blit d’abord. Puis à Qué­bec, des membres de la com­mu­nau­té an­glo­phone, bien en­ga­gés dans leurs églises pro­tes­tantes, dé­ci­dèrent de do­ter leur ville d’un éta­blis­se­ment du YMCA. Ils le lo­gèrent d’abord dans des lo­caux tem­po­raires, puis dé­ci­dèrent, au mi­lieu des an­nées 1870, de faire construire un édi­fice per­ma­nent.

Les voi­tures des agri­cul­teurs au mar­ché Mont­calm et l’édi­fice du YM­CA, vers 1890.

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