Existe-t-il une so­li­da­ri­té fé­mi­nine en po­li­tique fé­dé­rale ?

Prestige - - Affaires Dossier -

« J'ai tendance à dire oui, pour­suit Mme Am­brose. Nous sommes so­li­daires entre nous, tous par­tis confon­dus; nous lais­sons tom­ber la par­ti­san­ne­rie. C'est im­por­tant de nous sou­te­nir, pas seule­ment à la Chambre des com­munes, mais par­tout. Nous sommes des ad­ver­saires sur le plan des idées po­li­tiques, mais nous res­tons hu­maines. » Le ré­sul­tat de la dernière élec­tion l’amène à pen­ser que « le taux de femmes en po­li­tique ne fe­ra qu'aug­men­ter au fil des an­nées et c'est une bonne chose ». Ro­na Am­brose est sor­tie de l'ombre de Ste­phen Har­per de­puis les élec­tions d'oc­tobre 2015. Éle­vée au Bré­sil et en Al­ber­ta, elle a été élue pour la pre­mière fois à l'âge de 35 ans. Alors que le gou­ver­ne­ment conser­va­teur se trou­vait au pou­voir, elle a ad­mi­nis­tré de gros mi­nis­tères (San­té et En­vi­ron­ne­ment no­tam­ment), mais conser­vait un pro­fil plu­tôt bas. Elle s'est ré­vé­lée en as­su­rant la suc­ces­sion de Har­per avec ef­fi­ca­ci­té et élé­gance, au point où bien des conser­va­teurs au­raient vou­lu lui confier la di­rec­tion du par­ti. Rien n'illustre mieux la dif­fé­rence entre le style des deux lea­ders is­sus de l'Al­ber­ta que le moment où Ro­na Am­brose a été étran­glée par l'émo­tion en par­lant, en Chambre, des feux de fo­rêt qui ra­va­geaient Fort McMur­ray.

Ro­na Am­brose a men­tion­né avec une cer­taine fier­té au cours de cette en­tre­vue qu'elle est la qua­trième femme à di­ri­ger le PCC, après El­sie Wayne, Kim Camp­bell et De­bo­rah Grey.

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