«Un siècle et de­mi d’his­toire pour IWC Schaff­hau­sen»..............................................

«IWC est une marque fille de son temps»

Prestige - - Bordeaux En Parle - Pro­pos re­cueillis par MA­RIA NA­DIM

Pré­sent à Bey­routh pour cé­lé­brer les 150 ans de la marque, Meh­di Ra­jan, di­rec­teur ré­gio­nal d’IWC pour le MoyenO­rient, l’Inde et l’Afrique, re­late à Pres­tige les dates clés qui ont ja­lon­né ce siècle et de­mi d’his­toire, et dé­voile les se­crets der­rière le suc­cès de la mai­son hor­lo­gère suisse.

Vous êtes à Bey­routh pour le 150e an­ni­ver­saire d’IWC. Pour­quoi avoir choi­si le Li­ban pour y cé­lé­brer cet évé­ne­ment? Nous cé­lé­brons les 150 ans de la marque dans le monde en­tier et nous avons choi­si des villes stra­té­giques pour y or­ga­ni­ser ces cé­lé­bra­tions. Le Li­ban est un pays très im­por­tant pour nous, car nous y avons une bou­tique que nous avons ré­no­vée il y a un peu plus d’un an. Une grande com­mu­nau­té de col­lec­tion­neurs se trouve au Li­ban. De plus, notre par­te­na­riat avec la fa­mille Ata­mian est très so­lide, il dure de­puis des dé­cen­nies. Les clients li­ba­nais et la fa­mille Ata­mian contri­buent au suc­cès de notre marque au Li­ban.

Si vous de­viez ré­su­mer IWC en quelques dates. Je com­men­ce­rai par 1868, date de la créa­tion d’IWC. C’est le mo­ment où la vi­sion d’IWC s’est ma­té­ria­li­sée, et elle n’a pas chan­gé de­puis. Elle consiste à mé­lan­ger l’as­pect in­dus­triel et l’as­pect in­gé­nie­rie du sys­tème amé­ri­cain de pro­duc­tion, avec l’ex­per­tise et le sa­voir-faire suisses. La marque a tou­jours été à l’avant-garde en termes d’in­no­va­tions, de nou­veaux ma­té­riaux, de fonc­tion­na­li­tés, tout en étant es­thé­ti­que­ment pure. Une deuxième date clé est 1985, avec la créa­tion par Kurt Klaus du pre­mier chro­no­graphe équi­pé d’un ca­len­drier per­pé­tuel mé­ca­nique pro­gram­mé pour les 500 an­nées à ve­nir et ré­glable di­rec­te­ment en fai­sant pi­vo­ter la cou­ronne. C’est l’ une des pièces ico­niques de la marque, une oeuvre d’art en termes de tech­ni­ci­té. Une col­lec­tion naît réel­le­ment à par­tir de mo­ments clés dans l’his­toire d’IWC. Que ce soit en 1936 lorsque les frères Hom­ber­ger in­novent dans le monde de l’avia­tion et in­tro­duisent la col­lec­tion Pi­lot, si chère à nos clients... que ce soit en 1939 lorsque deux mar­chands por­tu­gais de­mandent à IWC de faire un chro­no­mètre aus­si pré­cis qu’une montre de poche, à mettre sur bra­ce­let, d’où est née la col­lec­tion Por­tu­gie­ser. Dans les an­nées 55, la col­lec­tion In­gé­nieur voit le jour avec la re­cons­truc­tion de l’Eu­rope, alors qu’en 1967, la col­lec­tion Aqua­ti­mer est née parce que l’homme vou­lait son­der les pro­fon­deurs sous­ma­rines. Dans les an­nées 80, la col­lec­tion Da Vin­ci prend son es­sor avec toute l’in­no­va­tion en termes de ma­té­riaux. IWC est la pre­mière marque à avoir in­tro­duit de la cé­ra­mique, du ti­tane, qui sont au­jourd’hui mon­naie cou­rante dans l’hor­lo­ge­rie. En 1984, la pre­mière montre

Por­to­fi­no a été créée à une époque où le ci­né­ma pre­nait une am­pleur glo­bale. IWC est de­ve­nue la marque des es­thètes, de la jet-set, Por­to­fi­no étant le lieu de ren­dez-vous de tout le go­tha mon­dain. La der­nière date clé est 2018 qui cé­lèbre les 150 ans d’IWC avec une col­lec­tion ju­bi­lé com­pre­nant 29 ré­fé­rences, qui re­groupe la plu­part de nos col­lec­tions ho­no­rant l’his­toire et l’hé­ri­tage de la marque. 2018 marque aus­si l’an­née de l’ou­ver­ture de notre deuxième ma­nu­fac­ture à Me­ri­shau­sen, à l’oc­ca­sion du ju­bi­lé, qui nous per­met d’ap­por­ter ce ni­veau de ver­ti­ca­li­sa­tion dans la pro­duc­tion pour notre clien­tèle.

Com­ment ex­pli­quez-vous le suc­cès d’IWC? Le point fort d’IWC est d’avoir réus­si à dé­ve­lop­per son sto­ry­tel­ling et à don­ner une iden­ti­té propre à cha­cune de ses six col­lec­tions. Nous avons énor­mé­ment tra­vaillé sur nos par­te­na­riats, comme la Fon­da­tion Jac­quesYves Cous­teau ou la Fon­da­tion An­toine de St-Exu­pé­ry qui sont des mar­queurs très im­por­tants fai­sant écho à des émo­tions très fortes chez notre clien­tèle. Deuxième as­pect: nous avons dé­ve­lop­pé une clien­tèle in­ter­na­tio­nale, IWC étant une marque qui s’adresse aux ci­toyens du monde. Nous avons une meilleure com­pré­hen­sion d’eux et une meilleure fa­çon de nous adres­ser à eux. Troi­sième as­pect: en 2014 nous avons lan­cé notre pre­mière col­lec­tion fé­mi­nine, la

Por­to­fi­no 37. L’an­née der­nière, la col­lec­tion Da Vin­ci a été lan­cée avec des com­po­santes très fé­mi­nines. Nos ven­deurs à tra­vers le monde font un tra­vail ex­tra­or­di­naire pour connaître leurs clients, pour être pré­sents, pour réa­li­ser des choses qui vont au-de­là de l’as­pect tran­sac­tion­nel, pour créer de vé­ri­tables re­la­tions avec eux, une vraie émo­tion. Le suc­cès d’IWC est éga­le­ment lié à nos par­te­naires. Tra­vailler avec le bon par­te­naire est la ri­chesse la plus im­por­tante. Nous sommes ex­trê­me­ment chan­ceux dans cette ré­gion de tra­vailler avec des gens pas­sion­nés. A l’ins­tar de la fa­mille Ata­mian. J’étais ex­ces­si­ve­ment tou­ché de voir Jacques Ata­mian qui est de l’an­cienne gé­né­ra­tion, Mher et Bar­kev, qui forment la gé­né­ra­tion ac­tuelle, et la jeune Isa­belle... trois gé­né­ra­tions qui sont im­pli­quées et pas­sion­nées.

Si vous de­viez com­pa­rer IWC de 2018 avec IWC de

1868? L’es­prit pion­nier reste in­trin­sèque à la marque, que ce soit dans le de­si­gn des pro­duits, sur les pla­te­formes au MoyenO­rient, en Asie, en Amé­rique, en Eu­rope, ou dans les équipes Mar­ke­ting, les points de vente. Cette dy­na­mique qui a in­ci­té Flo­ren­tine Arios­to Jones, le fon­da­teur de la marque qui a quit­té à l’âge de 27 ans les Etats-Unis pour réa­li­ser son rêve de créer un pont entre cet as­pect in­dus­triel des USA et le sa­voir-faire suisse, a em­preint la marque, rai­son pour la­quelle nous sommes ca­pables chaque an­née d’ap­por­ter des in­no­va­tions, de nou­veaux mou­ve­ments, de nou­velles com­pli­ca­tions, de nou­velles es­thé­tiques. La marque est très puis­sante pour être dans son temps. Ce qui a chan­gé, c’est la fa­çon de com­mu­ni­quer avec nos clients, la fa­çon de par­ler hor­lo­ge­rie. Au­jourd’hui, nous uti­li­sons des ca­naux de com­mu­ni­ca­tion qui sont beau­coup plus di­rects qu’avant, les ré­seaux so­ciaux oc­cupent une place cru­ciale, l’in­ter­ac­tion et la conver­sa­tion avec les clients sont très de­man­dées. Au­jourd’hui, les clients veulent vivre une ex­pé­rience de la marque. Le chal­lenge de de­main est de conti­nuer à avoir cette ex­pé­rience clients.

Vous rap­pe­lez-vous de votre pre­mière montre? Ma pre­mière montre de luxe était une Clas­si­ma Exe­cu­tive de Baume & Mer­cier que j’ai ache­tée avec ma pre­mière paie. Ce­la m’avait coû­té à l’époque quelques mil­liers d’eu­ros. Elle a tou­jours sa place dans ma col­lec­tion. De com­bien de montres est for­mée votre col­lec­tion? Au­jourd’hui, ma col­lec­tion com­prend quelques 7 à 8 montres IWC et 2 montres d’autres marques. C’est une pas­sion, un ba­gage que je pré­pare pour mes en­fants qui en pro­fi­te­ront le plus.

Com­ment est née votre pas­sion pour l’hor­lo­ge­rie? J’ai tou­jours ap­pré­cié le sa­voir-faire et l’ex­per­tise, l’ex­cel­lence m’a tou­jours fas­ci­né. Avant d’in­té­grer l’hor­lo­ge­rie, j’ai tra­vaillé dans d’autres sec­teurs liés à l’uni­vers du luxe. Cher­cher la per­fec­tion m’a tou­jours in­té­res­sé que ce soit dans le sec­teur de l’hô­tel­le­rie ou dans le mi­lieu du prêt-à-por­ter où j’ai tra­vaillé. Par la suite j’ai oc­cu­pé un poste chez Car­tier où j’ai fait plu­sieurs ca­té­go­ries de pro­duits avant d’ar­ri­ver chez IWC. Mon père étant à son échelle un col­lec­tion­neur d’hor­lo­ge­rie, je garde en sou­ve­nir d’avoir es­sayé et por­té ses montres. Quel est votre choix de montre pour le soir? Pour le soir, j’aime beau­coup por­ter deux montres: soit une Por­to­fi­no en or rose et ca­dran ar­doise avec 8 jours de ré­serve de marche, que je trouve très ha­billée et que j’aime mettre sur un tuxe­do, soit la Por­tu­gie­ser Per­pe­tual Ca­len­dar Single Moon Phase, qui est un vrai bi­jou es­thé­tique et mé­ca­nique. Et pour le sport? Pour le sport je porte soit une Pi­lot Chro­no Top Gun en cé­ra­mique noire que je trouve ma­gni­fique et qui va avec tout, soit une Aqua­ti­mer Chro­no, édi­tion Jacques-Yves Cous­teau.

Quel est votre passe-temps fa­vo­ri? Les mo­ments pas­sés en fa­mille, ma vie pro­fes­sion­nelle ne me per­met­tant pas de lui consa­crer as­sez de temps. J’écoute aus­si énor­mé­ment de jazz et je joue fré­quem­ment au ten­nis.

Quels sont vos sou­haits pour 2019? Je sou­haite à IWC et à tous vos lec­teurs de conti­nuer à cé­lé­brer avec nous tout au long de l’an­née. Je sou­haite à tout le monde d’être heu­reux. L’ul­time ob­jec­tif est d’être épa­noui et heu­reux.

Meh­di Ra­jan, Di­rec­teur ré­gio­nal d’IWC pour le Moyen-Orient, l’Inde et l’Afrique.

IWC Schaff­hau­sen. Por­tu­gie­ser Tour­billon Ca­len­drier Per­pé­tuel Tour­billon Edi­tion «150 Years».

IWC Schaff­hau­sen. Big Pi­lot’s Watch Ca­len­drier An­nuel Edi­tion «150 Years».

IWC Schaff­hau­sen. Da Vin­ci Au­to­ma­tic Phase de Lune 36 Edi­tion «150 Years».

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