«In Ac­tion Events crée une pla­te­forme au ser­vice des ONG»...........................

«In Ac­tion Events col­la­bore avec le CCCL et des as­so­cia­tions oeu­vrant pour le bien-être des en­fants»

Prestige - - Bordeaux En Parle - Pro­pos re­cueillis par MI­REILLE BRIDI BOUABJIAN

«Ch­rist­mas In Ac­tion», ini­tia­tive per­son­nelle des­ti­née à ve­nir en aide aux en­fants du Chil­dren’s Can­cer Cen­ter of Le­ba­non», a concoc­té, pour la 7e an­née consé­cu­tive, un pro­gramme riche et va­rié, au grand bon­heur des pe­tits et des grands. Du 12 au 16 dé­cembre au Trains­ta­tion Mar Mi­khaël.

En tant que fon­da­trice «In Ac­tion Events», quels sont les évé­ne­ments les plus mar­quants que vous or­ga­ni­sez?

In Ac­tion Events a été créée en 2010 dans le but d’or­ga­ni­ser des évé­ne­ments qui ser­vi­raient la so­cié­té. Le but est double: tout en vou­lant créer une ga­le­rie mar­chande am­bu­lante, soit une ex­po­si­tion, In Ac­tion a vou­lu mettre les re­ve­nus de ces évé­ne­ments au pro­fit d’as­so­cia­tions so­ciales, d’ONG. Au coeur de son ac­ti­vi­té, le CSR ou la res­pon­sa­bi­li­té so­ciale des en­tre­prises est une par­tie in­dé­tour­nable. In Ac­tion Events est née pour créer une pla­te­forme d’échanges et d’ex­po­si­tion des de­si­gners li­ba­nais au ser­vice des ONG. Une pla­te­forme de vente et de mar­ke­ting pour les en­tre­pre­neurs li­ba­nais qui s’in­ves­tissent dans le do­maine du de­si­gn thin­king. Les créa­teurs li­ba­nais sont ré­pu­tés dans tous les do­maines: mo­bi­lier, vê­te­ments, bi­joux, ma­ro­qui­ne­rie, ci­né­ma­to­gra­phie, etc. Ces ta­lents sont sou­vent in­ca­pables de fi­nan­cer leur art ou de s’in­ves­tir dans un mé­tier qui ne ga­ran­tit pas de payer les fac­tures des fins de mois. Pour­quoi ne pas mettre à leur dis­po­si­tion les res­sources né­ces­saires sus­cep­tibles de dé­voi­ler leur ta­lent, et don­ner un vrai sens à cette éco­no­mie la­tente qui souffre? In Ac­tion s’oc­cupe éga­le­ment de la stra­té­gie de pla­ni­fi­ca­tion et de dé­ve­lop­pe­ment des ONG, de la le­vée de fonds, à tra­vers des évé­ne­ments qui sou­tiennent les créa­teurs lo­caux. Au­jourd’hui, l’in­dus­trie lo­cale et le de­si­gn li­ba­nais consti­tuent une ré­fé­rence dans le monde, grâce no­tam­ment à nos grands cou­tu­riers et ar­chi­tectes qui ont ac­quis une renommée in­ter­na­tio­nale. Le «Made in Le­ba­non» et le «Le­ba­nese de­si­gner» sont de plus en plus re­cher­chés et de­man­dés sur la scène orien­tale et étran­gère de par sa qua­li­té ex­cep­tion­nelle et sa fu­sion entre Orient et Oc­ci­dent.

«Ch­rist­mas In Ac­tion 2018 fe­ra rê­ver les pe­tits et les grands».

De­puis com­bien de temps sou­te­nez-vous le CCCL? Et pour­quoi?

Le CCCL a été au coeur de ma ré­flexion ini­tiale. J’ai tou­jours été fas­ci­née par le dé­voue­ment de cette équipe pro­fes­sion­nelle qui se donne coeur et âme à ces pe­tits en­fants, d’un cô­té. Et par l’achar­ne­ment des membres du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de le­ver des fonds pour as­su­rer le sou­tien fi­nan­cier né­ces­saire au centre, d’un autre. En 2010, M. Paul Ed­dé, pré­sident du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du CCCL et que je consi­dère comme un se­cond père pour moi, m’a sen­si­bi­li­sée au slo­gan du centre. A mon tour j’ai vou­lu être ef­fi­cace et of­frir mon temps à ma fa­çon tout en vou­lant im­pli­quer mes amies de la jeune gé­né­ra­tion. Les gens ont la per­cep­tion que pour ai­der le CCCL il faut don­ner beau­coup quand, en réa­li­té, le cu­mul de pe­tites aides, fi­nan­cière ou autres, voire le vo­lon­ta­riat, peut être aus­si ef­fi­cace.

Es­ti­mez-vous avoir réus­si à dé­ve­lop­per votre plan d’ac­tion?

Le plan d’ac­tion d’In Ac­tion étant éta­lé sur plu­sieurs étapes, il m’en reste une grande par­tie qui at­tend pour voir le jour. Ma prio­ri­té est de faire avan­cer les choses et de créer une vraie pla­te­forme. Il est temps de ne plus avoir peur. Dans ce mé­tier nous sol­li­ci­tons sans cesse les gens à ai­der, à contri­buer et à par­ti­ci­per. De nom­breux fac­teurs d’hé­si­ta­tion nous posent des contraintes, no­tam­ment la peur de gê­ner, mais qui ne risque rien n’a rien. L’idée se­rait de créer un fonds qui boos­te­rait un en­semble de de­si­gners sé­lec­tion­nés se­lon des cri­tères bien pré­cis et qui se­raient ca­pables de s’étendre et s’ex­por­ter. De re­grou­per les de­si­gners par­ta­geant les mêmes va­leurs et vi­sions, dans une in­fra­struc­ture leur don­nant les moyens de pas­ser du temps en­semble afin qu’ils puissent col­la­bo­rer et dé­ve­lop­per de nou­velles idées de­si­gn. Ain­si leur pro­duc­ti­vi­té aug­men­te­ra sur­tout qu’ils n’au­ront pas à se sou­cier de la cote opé­ra­tion­nelle qui se­ra prise en charge.

Comp­tez-vous sou­te­nir d’autres as­so­cia­tions?

Si sa mis­sion com­mence avec le Chil­dren’s Can­cer Cen­ter of Le­ba­non, CCCL, au­jourd’hui, In Ac­tion Events col­la­bore avec une pa­no­plie d’as­so­cia­tions oeu­vrant pour le bien-être des en­fants, d’Ac­sau­vel, à Brave Heart, Hi­maya… tout tourne au­tour de l’en­fant. A chaque ONG son his­toire, ses va­leurs, ses bases et son champ de ba­taille. A chaque ONG une nou­velle idée et un nou­vel évé­ne­ment ser­vant aus­si à ac­croître la sen­si­bi­li­sa­tion sur son exis­tence. En cô­toyant les en­fants ma­lades et dé­mu­nis, on ap­prend à gar­der de l’es­poir. L’en­fant vit dans son monde et dans le rêve, où tout est pos­sible, où l’on se re­crée tous les jours. C’est une fa­çon de rendre à la so­cié­té une par­tie de ce qu'elle nous donne.

Quel pro­gramme avez-vous concoc­té cette an­née pour les en­fants?

Cette an­née, In Ac­tion Events pro­met de faire rê­ver en­core plus son au­dience. Dans cet es­prit un peu mo­rose, dé­pres­sif et de déses­poir, nous avons dé­ci­dé de créer la ma­gie en ap­por­tant aux gens une am­biance jo­viale et fes­tive tout en cou­leur et mu­sique. Noël, nous l’at­ten­dons tous: Ch­rist­mas In Ac­tion 2018 se­ra notre champ de ba­taille pour an­non­cer une su­perbe an­née 2019. Au pro­gramme: plus de 100 de­si­gners pré­sen­te­ront une col­lec­tion ex­cep­tion­nelle à pe­tits prix bien étu­diés. Qua­rante concepts ol­fac­tifs qui sé­dui­ront tous les gour­mands du pays. Une pa­no­plie de groupes mu­si­caux et de chan­teurs qui fe­ront dan­ser les pe­tits et les grands. Sans ou­blier notre sec­tion en­fants, pour qui les Bouf­fons ont pla­ni­fié un spec­tacle et un monde à part en­tière. L’or­ga­ni­sa­tion se­ra des plus pro­fes­sion­nelles en ma­tière de sé­cu­ri­té, par­king et propreté.

Votre ini­tia­tive dé­pend sur­tout de la gé­né­ro­si­té des spon­sors. Ren­con­trez-vous des dif­fi­cul­tés sur ce plan?

«Les temps sont durs», un slo­gan de­ve­nu le nou­vel hymne na­tio­nal. Mais on se serre les coudes. Nos spon­sors souffrent comme tout le monde mais ré­pondent tou­jours pré­sents mal­gré l’am­bi­guï­té du mar­ché. Même s’ils res­suient leur sou­tien fi­nan­cier, ils re­fusent de ne pas aug­men­ter leur sou­tien mo­ral et d’être plus pré­sents que ja­mais. Et c’est quelque part la beau­té de cet es­prit de so­li­da­ri­té, on est là que ce­la aille bien ou mal. Le but est de sur­vivre à cette crise par tous les moyens en com­pre­nant qu’il ne faut pas être exi­geant mais re­con­nais­sant. «The show will go on and on!»

Cyn­thia War­dé, fon­da­trice de «In Ac­tion Events».

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