LES RA­PIDES FEUX DE CIME

Québec Science - - FORESTERIE -

Le ter­ri­toire de la Baie-James est sur­tout vic­time des feux de cime qui se pro­pagent beau­coup plus vite que les autres types de feux, dits « de pro­fon­deur » et « de sur­face », dont la vi­tesse moyenne est de 1 km/h. Cer­tains feux de cime quant à eux peuvent at­teindre les 7 km/h.

Ce phé­no­mène est at­tri­buable à la grande quan­ti­té de pe­tits combustibles, c’est-à-dire des feuillages, du li­chen, des épines de pins et d’épi­nettes, tous pré­sents au ni­veau su­pé­rieur des arbres.

Le feu his­to­rique de 2013 en était un de cime. Au départ, il était tout pe­tit et si­tué à 50 km des in­fra­struc­tures. Mais après un mois, les choses ont ra­pi­de­ment pris des pro­por­tions ca­tas­tro­phiques. « C’était as­sez dé­so­lant quand on re­mar­quait que le feu avait par­cou­ru 27 km en une jour­née, se re­mé­more Normand La­cour, agent à la So­cié­té de pro­tec­tion des fo­rêts contre le feu (SOPFEU). J’étais le pre­mier à pas­ser sur le chemin et il y avait une épais­seur de 1 cm de cendres sur la route. Les pan­cartes avaient chan­gé de cou­leur, les garde-fous avaient brûlé. J’ai trou­vé des ani­maux morts sur la route. »

En juillet 2006, un in­cen­die s’est dé­cla­ré à en­vi­ron 15 km au nord-est de la com­mu­nau­té crie de Chi­sa­si­bi. Il a été cau­sé par la foudre, comme 80% des feux ré­per­to­riés sur le ter­ri­toire de la Baie-James.

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