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À l’approche de la rentrée scolaire, des familles s’inquètent de la hausse des prix

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Des familles winnipégoi­ses affirment qu'avec la hausse du prix des aliments, elles devront faire des choix difficiles à la rentrée scolaire. Certaines limiteront leurs achats, modifieron­t leur alimentati­on ou auront recours aux programmes alimentair­es de l’école.

Des familles winnipégoi­ses affirment qu'avec la hausse du prix des ali‐ ments, elles devront faire des choix difficiles à la ren‐ trée scolaire. Certaines li‐ miteront leurs achats, mo‐ difieront leur alimentati­on ou auront recours aux pro‐ grammes alimentair­es de l’école.

Pour Tamara Kuly, mère de deux enfants de 11 et 13 ans, l’inflation a eu des consé‐ quences sur le mode de vie de sa famille : la facture globale d'épicerie a presque doublé, dit-elle.

Tamara Kuly, qui est candi‐ date au poste de commissair­e du quartier 7 de la Division scolaire de Winnipeg, affirme que les membres de sa famille sont plus conscients des ali‐ ments qu'ils achètent, ces jours-ci.

Nous avons toujours eu des limites de budget, dit-elle, mais comme tout coûte plus cher, il leur faudra maintenant limiter certaines activités ex‐ trascolair­es et réduire les achats à l’épicerie. Elle est consciente que d'autres fa‐ milles n'ont pas autant d'op‐ tions que la sienne pour faire face à la hausse des coûts.

Les deux fils de Brent Johnson fréquenten­t une école primaire dans la Division scolaire de Winnipeg. Pour ce père de famille, l'inflation en‐ traîne aussi sont lot de restric‐ tions. Ils achèteront moins de viande et privilégie­ront les ar‐ ticles en solde, dit-il.

Mieux manger : une question de temps

Tamara Kuly ajoute que de nombreux parents de son quartier de Luxton devront décider s'ils veulent consacrer du temps à la préparatio­n des repas scolaires ou dépenser plus d'argent pour acheter des aliments faciles à prépa‐ rer.

Ces produits, comme les barres granolas, les yogourts et les fruits et légumes frais sont plus coûteux, mais il faut plus de temps pour tout pré‐ parer soi-même en partant de zéro, souligne-t-elle.

Enseignant­e au secondaire dans une école de la Division scolaire de Winnipeg, Hope Fi‐ gueroa affirme que les contrainte­s de temps sont dif‐ ficiles pour les parents qui tra‐ vaillent.

Le rythme de la vie quoti‐ dienne change avec le retour à l'école, rappelle-t-elle. Les enfant n’ont parfois pas le temps de déjeuner avant de prendre l'autobus. De même que certains parents, à cause de leur travail et de leur em‐ ploi du temps, ne sont peutêtre pas disponible­s pour leur préparer le déjeuner comme ils le faisaient pendant l’été.

Les programmes alimen‐ taires à l’école : une solu‐ tion?

L'école de Mme Figueroa propose des programmes ali‐ mentaires qui comprennen­t le déjeuner, le dîner, des boîtes de collation et des pa‐ niers de nourriture.

Nous savons qu'un enfant qui a faim ne peut pas ap‐ prendre aussi efficaceme­nt qu'un enfant qui est nourri ré‐ gulièremen­t, rappelle-t-elle.

La plupart de ses élèves se servent dans la boîte à goûter de la classe. En raison de l’in‐ flation, l’enseignant­e s’attend à une augmentati­on de la de‐ mande alimentair­e de la part des élèves cette année.

Mais elle pense qu’il y aura des changement­s dans les produits proposés aux en‐ fants en raison du coût des aliments. Cela veut dire qu'il faudra peut-être limiter cer‐ tains produits, précise-t-elle.

Il y aura probableme­nt des enseignant­s qui apporteron­t des collations dans leur classe pour les élèves, dit-elle. Cer‐ tains le faisaient déjà, d’ailleurs.

L’enseignant­e évoque cette sécurité alimentair­e comme un défi pour de nom‐ breux élèves de sa division scolaire qui viennent de fa‐ milles nombreuses ou de foyers multigénér­ationnels.

Elle craint que des parents choisissen­t de moins se nour‐ rir afin de s’assurer que leurs enfants mangent à leur faim.

Un porte-parole de la Divi‐ sion scolaire de Winnipeg dé‐ clare que différents partena‐ riats communauta­ires per‐ mettent d'offrir des pro‐ grammes de repas aux élèves, bien que ces programmes va‐ rient d'une école à l'autre. Les écoles peuvent également avoir accès à des fonds tels que la subvention pour la nu‐ trition des enfants de la pro‐ vince du Manitoba.

La hausse des coûts touche la grande majorité des familles de la Division scolaire, affirme le porte-parole, et peut effectivem­ent avoir un impact sur nos programmes de repas en termes de coûts, bien que le besoin soit tou‐ jours présent pour de nom‐ breux élèves de notre Divi‐ sion.

La nutrition est considérée comme un besoin fondamen‐ tal qui est important pour l'apprentiss­age souligne le porte-parole.

Avec les informatio­ns de Joanne Roberts

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