L’EN­FANCE TRAU­MA­TI­SANTE DE DAR­RELL HAM­MOND

Der­rière les blagues de l’hu­mo­riste se cache un lourd pas­sé par­se­mé des bles­sures qui lui ont été in­fli­gées alors qu’il n’était qu’un en­fant. Cette vio­lence dont il a souf­fert est main­te­nant por­tée à l’écran dans le do­cu­men­taire Cra­cked Up.

Riches et Célèbres - - Vie Privée -

Dar­rell Ham­mond dé­tient le re­cord de lon­gé­vi­té comme membre de l’équipe de Sa­tur­day Night

Live, émis­sion à la­quelle il a par­ti­ci­pé de 1995 à 2009 et dont il est l’ani­ma­teur de­puis 2014. Ren­du cé­lèbre entre autres grâce à ses imi­ta­tions de Bill Clin­ton, de Do­nald Trump et d’Al Gore, l’ac­teur et hu­mo­riste a long­temps ca­ché le drame in­té­rieur qui le hante de­puis sa tendre en­fance.

DE PRO­FONDES BLES­SURES

Au­to­mu­ti­la­tion, al­coo­lisme, toxi­co­ma­nie, schi­zo­phré­nie, bi­po­la­ri­té, trouble de la per­son­na­li­té li­mite… de nom­breux diag­nos­tics ont été émis avant qu’on ne mette le doigt sur la vé­ri­table cause des souf­frances de Da­rell: le trai­te­ment in­hu­main que lui a ré­ser­vé sa mère quand il était pe­tit. Cla­quages de porte sur les

doigts, coups de mar­teau dans le ventre, dé­charges élec­triques… le jeune Ham­mond a vé­cu un vé­ri­table en­fer. «J’ai lit­té­ra­le­ment cru que je le mé­ri­tais,

a-t-il ra­con­té au New York

Post. C’était la seule ma­nière que j’ai trou­vée pour me ré­con­ci­lier avec le fait que ça ve­nait d’un de mes pa­rents. C’était plus fa­cile de croire ça que de croire que je n’étais pas ai­mé» , at-il pour­sui­vi.

UN DO­CU­MEN­TAIRE SUR SON PAS­SÉ

Après une ten­ta­tive de sui­cide en 2010, Dar­rell a re­çu l’aide d’un mé­de­cin qui a su re­con­naître en lui des signes de trau­ma­tisme. Après avoir dé­crit les mau­vais trai­te­ments dont il a été vic­time dans un livre en 2011, l’homme au­jourd’hui âgé de 63 ans voit son his­toire re­la­tée dans un do­cu­men­taire. «J’ai sen­ti que si je pou­vais faire connaître ce mes­sage, c’est-à-dire que c’est un pro­blème bio­lo­gique, car le trau­ma­tisme af­fecte le cer­veau et le corps, ça pour­rait vrai­ment en­le­ver la honte et la stig­ma­ti­sa­tion» , a ex­pli­qué Mi­chelle Es­rick, la ré­ali

sa­trice de Cra­cked Up. Quelle belle ini­tia­tive!

C’est plus de cinq ans après le dé­cès de Mar­ga­ret (en 2006) que Dar­rell a en­fin osé dire la vé­ri­té sur sa mère.

Son style ir­ré­vé­ren­cieux a fait de lui une lé­gende dans le mi­lieu de l’hu­mour.

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