Jim­mi Simp­son gagne en confiance

Alors qu’il avait ha­bi­tué ses fans à des per­son­nages peu nuan­cés dans des séries telles que House of Cards et Li­bé­rés sur pa­role, l’ac­teur tend main­te­nant à ajou­ter de la pro­fon­deur à son jeu et à lais­ser pa­raître son cô­té plus sombre.

Riches et Célèbres - - Sommaire -

Jim­mi Simp­son ac­cu­mule les rôles sté­réo­ty­pés: cou­reur de ju­pons dans Black Mir­ror, pi­rate in­for­ma­tique pa­ra­noïaque dans House of Cards… Mais de­puis qu’il joue aux cô­tés de nuls autres qu’Ed Har­ris et An­tho­ny Hop­kins dans la sé­rie West­world, l’ac­teur dé­montre toute l’éten­due de son jeu.

ÉTER­NEL INSATISFAIT

Même s’il est bien éta­bli dans le mi­lieu et que la cri­tique juge qu’il n’a rien à en­vier à ses ré­pu­tés col­lègues Har­ris et Hop­kins, Simp­son ne se consi­dère ja­mais à la hau­teur. Il a d’ailleurs confié à Short List s’être trou­vé ter­rible dans Hap and Leo­nard en 2016… jus­qu’à ce qu’il voie le pro­duit fi­nal. «C’était mon pre­mier rôle à la té­lé­vi­sion et c’était la pre­mière fois que je me dé­tes­tais chaque jour au tra­vail, pen­sant que j’étais mau­vais, a-t-il ra­con­té. Même s’il mène la grande vie avec la Puis, j’ai vu le ré­sul­tat pluie de contrats qui lui tombe des­sus, fi­nal et j’étais content Simp­son est de­meu­ré fi­dèle à ses d’avoir pen­sé que ra­cines. j’étais mau­vais parce que j’ai conti­nué de tra­vailler fort et ça a fonc­tion­né. Ça m’a fait sen­tir que je pou­vais le faire.»

SUR­PRIS DE SON SUC­CÈS

Bien que sa pré­sence dans l’in­dus­trie soit am­ple­ment jus­ti­fiée – il fait par­tie de la dis­tri­bu­tion du film Un­der the Sil­ver Lake, sé­lec­tion­né en com­pé­ti­tion of­fi­cielle au der­nier Fes­ti­val de Cannes –, Jim­mi ne réa­lise pas en­core ce qui lui

ar­rive. «Je n’ai ja­mais rê­vé d’être une star. Je ne veux tou­jours pas “briller” de­vant les gens» , a-t-il ré­vé­lé à Ob­ser­ver. «Je ne peux pas croire que je tra­vaille au­tant. J’ai plus de suc­cès que ce à quoi je m’at­ten­dais. Chaque fois que j’ai fait un pro­jet, je pen­sais que ça al­lait être mon der­nier et j’étais en paix avec ça. Alors, je suis stu­pé­fait que ma car­rière se pour­suive» , a-t-il hum­ble­ment avoué.

CHAN­GE­MENT DE CAP

Alors qu’il in­carne avec brio des per­son­nages sombres et mys­té­rieux à l’écran, Jim­mi est tout l’in­verse dans la vraie vie. Ceux qui le cô­toient s’en­tendent pour dire que la joie de vivre, l’éner­gie et la lu­mière émanent de ce pas­sion­né de planche à rou­lettes. «Je me dé­cri­rais comme un grand coeur ou­vert, ami­cal. Pour un étran­ger, ce sont pro­ba­ble­ment les pre­mières im­pres­sions que je donne. J’ai beau­coup d’amour à don­ner. Je suis un type bon qui aide ses amis» , a-t-il in­di­qué.

Tou­te­fois, Simp­son n’a pas tou­jours été cet homme gen­til et ave­nant. Son at­ti­tude face à la vie a chan­gé après un grave ac­ci­dent de mo­to sur­ve­nu en 2012. Cet ac­ci­dent lui a lais­sé d’im­por­tantes ci­ca­trices, tant phy­siques que men

tales. «C’est sur­ve­nu quelques mois après la fin d’une re­la­tion de 12 ans. J’avais été ac­cro aux re­la­tions à long terme et après, je me sen­tais seul, per­du. Alors, j’ai ache­té une mo­to. J’ai com­men­cé à m’en­traî­ner. “Je se­rai ce type”, j’ai pen­sé. “Je vais at­ti­rer les femmes avec mes bi­ceps et ma mo­to”» , a-t-il re­la­té. Mal­heu­reu­se­ment, alors qu’il se ren­dait chez un ami, Jim­mi a eu un ac­ci­dent – dont il ne garde au­cun sou­ve­nir – et s’est ré­veillé 15 heures plus tard

à l’hô­pi­tal: «J’ai eu cette révélation: j’étais bri­sé et je n’avais per­sonne pour prendre soin de moi.» Il est sor­ti com­plè­te­ment chan­gé de sa conva­les­cence, qui a du­ré un

an et de­mi: «Mon coeur était le même, mais le ni­veau de gra­ti­tude a grim­pé en flèche. Je ne fais plus les choses à moi­tié. Et j’es­saie de ne pas m’in­quié­ter à pro­pos des pe­tites contraintes.» Non seule­ment Jim­mi Simp­son est un ex­cellent ac­teur, mais il a éga­le­ment l’air d’être une très bonne per­sonne!

Jim­mi est-il en voie de de­ve­nir l’un des ac­teurs que l’on aime haïr?

Black Mir­ror.

En couple avec l’ac­trice bri­tan­nique So­phia Del Piz­zo de­puis plu­sieurs an­nées, Jim­mi se fé­li­cite de ne pas être tom­bé dans les plai­sirs éphé­mères de la vie de cé­lé­bri­té cé­li­ba­taire.

West­world.

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