Mot du ré­dac­teur en chef

L’ami à quatre pattes

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COMME BEAU­COUP D’EN­FANTS, notre fille nous a har­ce­lés pen­dant des an­nées pour avoir un chien. Ma femme et moi avons ré­sis­té long­temps, évo­qué l’« es­cla­vage » des pro­me­nades quo­ti­diennes, ten­té la stra­té­gie de la di­ver­sion en lui of­frant di­verses bes­tioles à plumes, à poils et à écailles, sans ja­mais réus­sir vrai­ment à la dé­tour­ner de ses am­bi­tions ca­nines. Fi­na­le­ment, à bout d’ar­gu­ments, nous nous sommes quelques an­nées plus tard re­trou­vés de­vant un ir­ré­sis­tible pe­tit chien hir­sute qui nous sup­pliait de ses grands yeux noirs de le re­ti­rer de la SPCA où on l’avait aban­don­né. Les dé­buts n’ont pas été fa­ciles (Snoo­py – c’était son nom – dé­chi­que­tait fu­rieu­se­ment tout ce qui lui tom­bait sous la dent), mais mes ré­ti­cences sont peu à peu tom­bées et ce chien est ra­pi­de­ment de­ve­nu un membre à part en­tière de notre fa­mille. Et les pro­me­nades que je re­dou­tais se sont trans­for­mées en une mer­veilleuse oc­ca­sion de mar­cher et dis­cu­ter tous les jours avec ma fille.

Cet at­ta­che­ment, si j’en juge par le grand nombre de sou­mis­sions que nous avons re­çues pour notre concours « Vos ani­maux d’ex­cep­tion » (p. 40), je le par­tage avec des mil­lions de Ca­na­diens. Au Qué­bec seule­ment, nous se­rions près de trois mil­lions à pos­sé­der un chien ou un chat. Comme vous le ver­rez dans les textes qui ac­com­pagnent notre concours, ces ani­maux qui nous dis­pensent amour et af­fec­tion sans comp­ter sont aus­si par­fois de for­mi­dables thé­ra­peutes, des sortes d’ai­dants na­tu­rels à quatre pattes. Et vous, que vous ap­porte votre ani­mal do­mes­tique ?

Écri­vez-moi à: herve@rd.ca

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