13 CON­SEILS POUR VOUS «DÉ­BRAN­CHER»

13 con­seils pour se dé­con­nec­ter

Sélection - - La Une - PAR AN­NA-KAISA WAL­KER IL­LUS­TRA­TION DE CLAYTON HANMER

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Be­soin d’une cure de dés­in­toxi­ca­tion au nu­mé­rique ? Être ir­ri­table, perdre le som­meil ou ne pas pou­voir te­nir une con­ver­sa­tion réelle à cause de l’usage de la tech­no­lo­gie in­dique qu’il faut prendre une pause. « Si vous ar­rê­tez tout dès que vous re­ce­vez une no­ti­fi­ca­tion, êtes-vous maître de vos actes ? » de­mande Ch­ris Bai­ley, consul­tant en pro­duc­ti­vi­té de King­ston, en On­ta­rio.

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Se­lon une étude de 2017 me­née à l’Uni­ver­si­té de Pitts­burgh, l’usage in­ten­sif des ré­seaux so­ciaux aug­men­te­rait de 9 % le risque de dé­pres­sion. Si la vie des autres semble plus heu­reuse (une fois idéa­le­ment ra­con­tée), l’es­time de soi peut en souf­frir.

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Son­gez à sup­pri­mer toutes vos ap­pli­ca­tions sauf les plus essentielles. « Les­quelles uti­li­sez-vous uni­que­ment pour oc­cu­per votre at­ten­tion ? » de­mande Ch­ris Bai­ley.

4

Le té­lé­phone nuit à vos conver­sa­tions – même lorsque vous ne le con­sul­tez pas. Une étude amé­ri­caine de 2014 a dé­mon­tré que la pré­sence d’un té­lé­phone suf­fi­sait à dis­traire les par­ti­ci­pants, qui de­ve­naient in­sen­sibles aux in­dices so­ciaux émis par les autres – ex­pres­sions fa­ciales, chan­ge­ment dans le ton de la voix…

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Se­lon une étude amé­ri­caine, cer­tains in­di­vi­dus ne par­viennent pas à se concen­trer sur une tâche à l’écran plus de 40 se­condes. « Pas­ser d’une ap­pli­ca­tion à une autre li­bère un flux de do­pa­mine dans le cer­veau, car nous re­cher­chons sans cesse de nou­velles in­for­ma­tions, dit Ch­ris Bai­ley. Lors d’une dés­in­toxi­ca­tion au nu­mé­rique, on re­marque des modes de fonc­tion­ne­ment qui nous em­pêchent de nous concen­trer. »

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Fixez-vous des règles so­lides. Vou­lez-vous vous mettre hors ligne un cer­tain nombre d’heures par se­maine, ou pen­dant une seule longue pause ? « Quand vous êtes-vous sen­ti le plus re­po­sé et re­vi­go­ré ? Si c’était lors d’un long week-end sans votre or­di­na­teur, vi­sez la même pé­riode de temps », conseille M. Bai­ley.

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La déconnexion ne doit pas for­cé­ment être ra­di­cale. Com­men­cez pe­tit à pe­tit – un dî­ner sans tech­no­lo­gie, un mo­ment de la jour­née sans té­lé­phone – puis pro­gres­sez vers un ob­jec­tif réa­liste.

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Si vous sup­pri­mez com­plè­te­ment le té­lé­phone plus d’une jour­née, pré­ve­nez votre en­tou­rage que vous ne ré­pon­drez pas aux mes­sages. Ain­si, ils ne pen­se­ront pas que c’est de l’im­po­li­tesse, et an­non­cer pu­bli­que­ment votre déconnexion vous ai­de­ra à la main­te­nir.

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Tant que votre té­lé­phone est vi­sible, vous ten­drez la main pour le sai­sir. Pour at­teindre votre ob­jec­tif, ac­ti­vez la fonc­tion « ne pas dé­ran­ger », puis ran­gez l’ap­pa­reil hors de vue.

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Pour oc­cu­per le temps sans vos ap­pa­reils nu­mé­riques, pré­voyez des ac­ti­vi­tés, de pré­fé­rence en plein air. Mais vous pou­vez aus­si jouer à des jeux de so­cié­té ou flâ­ner dans une li­brai­rie.

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Ch­ris Bai­ley sug­gère de sol­li­ci­ter l’aide d’un par­te­naire res­pon­sable – pour lui de­man­der, par exemple, la per­mis­sion d’al­ler dans in­ter­net. « De­voir de­man­der si vous pou­vez consul­ter Ins­ta­gram est em­bar­ras­sant. Vous se­rez plus en­clin à res­pec­ter votre dé­ci­sion. »

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Te­nez un jour­nal de votre se­vrage, dé­cri­vez vos sen­ti­ments sur pa­pier avec un bon vieux sty­lo. « C’est un ex­cellent moyen de prendre conscience de ses com­por­te­ments», ajoute le consul­tant.

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Suc­com­ber à la ten­ta­tion n’est pas la fin du monde. Si vous cra­quez et re­gar­dez votre té­lé­phone avant d’avoir at­teint votre ob­jec­tif, ran­gez-le et ré­es­sayez. Si­non, au­to­ri­sez-vous un court usage quo­ti­dien, di­sons 10 mi­nutes, pour rem­plir quelques tâches essentielles.

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