Dé­fi­nir la dé­tresse

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On dit sou­vent in­dif­fé­rem­ment « in­quié­tude », « stress » et « an­xié­té », mais ces mots ne sont pas sy­no­nymes. La réa­li­té que cha­cun dé­signe a des ca­rac­té­ris­tiques uniques et iden­ti­fier celle qui nous ac­cable aide à mieux la sur­mon­ter. La psy­cho­logue Kris­tin Buhr, di­rec­trice de la North Shore Stress & An­xie­ty Cli­nic à Van­cou­ver, ex­plique leurs dif­fé­rences.

L’in­quié­tude est une pen­sée né­ga­tive en­gen­drée par l’in­cer­ti­tude. Elle se nour­rit gé­né­ra­le­ment de la convic­tion que des évé­ne­ments, aus­si bien fu­turs que pas­sés, au­ront des consé­quences né­fastes.

Le stress est une ré­ac­tion à une pres­sion exer­cée sur soi. On sent

qu’on se dis­perse ou que la vie nous en de­mande trop en ma­tière de temps, d’éner­gie, ou d’autre chose.

L’an­xié­té est la ré­ponse men­tale et phy­sio­lo­gique à une me­nace per­çue ; c’est l’équi­valent du dé­tec­teur de fu­mée du corps : elle sent le dan­ger et in­vite le corps à ré­agir. Là où l’in­quié­tude se pré­sente sous forme de pen­sées, l’an­xié­té peut s’ac­com­pa­gner d’ef­fets phy­siques tels qu’une ac­cé­lé­ra­tion du rythme car­diaque. Ce­la dit, l’in­quié­tude peut dé­clen­cher de l’an­xié­té lorsque l’es­prit trans­forme les peurs ima­gi­naires en une réelle me­nace.

Bien que l’in­quié­tude, le stress et l’an­xié­té soient des phé­no­mènes nor­maux, une an­xié­té ex­ces­sive peut de­ve­nir pro­blé­ma­tique. Vous souf­frez peut-être d’un trouble an­xieux si, par exemple, vous dor­mez mal ou fuyez vos ac­ti­vi­tés ha­bi­tuelles. Il peut se concen­trer sur une peur spé­ci­fique, comme les ren­contres so­ciales (trouble d’an­xié­té so­ciale) ou un éven­tail d’évé­ne­ments (trouble d’an­xié­té gé­né­ra­li­sée).

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