PRENDRE UN VERRE DE BIÈRE MON MINOU…

Summum - - ÉDITO - Na­tha­cha Gil­bert ngil­bert@sum­mum­mag.com

Je vais être très hon­nête avec vous… J’ai eu une sin­cère mi­sère à trou­ver un su­jet à cet édi­to­rial. Je vou­lais peut-être écrire de quoi en lien avec la cé­lèbre fête de l’amour, mais y’a rien qui me ve­nait. Je suis en couple de­puis plusieurs, plusieurs an­nées, je ne sais même pas com­ment fonc­tionne Tin­der et je n’ai au­cune idée où on en est avec les sites de ren­contre. C’est pas peu dire, l’ins­pi­ra­tion ne me ve­nait pas. Et, pour­tant, je ne manque pas de ja­sette dans une jour­née!

Je me suis de­man­dé de quoi je pour­rais bien par­ler, hor­mis la Saint-valentin, dans un ma­ga­zine qui se­ra en kiosque pen­dant tout le mois de fé­vrier. Et je me suis rap­pe­lé que le deuxième mois de l’an­née est aus­si hôte du dé­fi 28 jours sans alcool, or­ches­tré par la Fon­da­tion Jean La­pointe pour pré­ve­nir la toxi­co­ma­nie chez les ado­les­cents. Pour être 100 % hon­nête, j’y ai par­ti­ci­pé contre mon gré en 2016, alors que j’étais en­ceinte. Parce que je raf­fole de dé­fis, j’ai sou­dai­ne­ment le goût de m’in­ves­tir dans ce­lui-là. Et je compte même convaincre au moins cinq per­sonnes à le faire avec moi.

Sauf que, com­ment je vous di­rais ben ça, moi, j’aime bien ça l’alcool. Je ne suis pas al­coo­lique, mais c’est sûr que s’il y a de la bière dans mon fri­go ou du vin qui traîne quelque part dans ma cuisine, je vais en boire. Je ne suis pas ca­pable de re­fu­ser un verre, je ne suis pas ca­pable de gar­der mon verre vide, je ne suis même pas ca­pable de re­gar­der une bière sans ba­ver. J’aime l’alcool au­tant que l’alcool m’aime; j’aime l’es­pèce d’eu­pho­rie que ça ap­porte, le fee­ling d’être pom­pette, le goût, l’odeur. J’aime tous les types d’alcool : bière, vin, fort… amènes-en, on va avoir du fun! Shoo­ter, comme di­sait l’autre.

Mon gros pro­blème, je vais vous le dire, c’est que lorsque je com­mence à prendre un verre, j’ar­rête pas.

Et j’ai dé­jà eu cette dis­cus­sion avec ma cou­sine-meilleure-amie que j’adore, Ca­ro. On se di­sait qu’on ai­mait donc ben ça boire pis qu’on n’était pas ca­pable de s’ar­rê­ter à un verre. Eh bien, les aléas de la vie ont fait en sorte que Ca­ro ne consomme plus d’alcool de­puis un an et de­mi main­te­nant. Je l’ad­mire vrai­ment. Parce que moi, je ne se­rais pas ca­pable d’ar­rê­ter com­plè­te­ment. Je ne pense pas que c’est une dé­pen­dance, mon af­faire. Mais, entre vous et moi, c’est peut-être pas si loin?

Alors, tiens! J’ar­rête. Je vais le faire, le dé­fi, et je vais voir si ma vie est si épou­van­table dans un uni­vers sans alcool. Vais-je être ca­pable de te­nir le coup? Vais-je être ca­pable d’avoir du plai­sir dans mes sou­pers entre amis? Vais-je sur­vivre? Sus­pense…

Vous al­lez me dire que je peux conti­nuer à boire tout en consom­mant de fa­çon res­pon­sable. Que je ne suis pas obli­gée d’abu­ser. Que je peux prendre un ou deux verres et boire de l’eau par la suite. Vous avez rai­son! Mais on peut aus­si se dire qu’on ne voit pas les bien­faits d’un tel dé­fi si on n’ar­rête pas com­plè­te­ment. Et, mal­heu­reu­se­ment, y’a beau­coup de per­sonnes qui ne peuvent pas s’em­pê­cher de boire une bière après le tra­vail. C’est ça qui est triste dans la consom­ma­tion d’alcool ou de drogues, la fré­quence.

Alors je vous laisse ça ici, si vous vou­lez vous joindre à moi, on va faire ça en­semble et on va se sou­te­nir là-de­dans. Écrivez-moi si vous par­ti­ci­pez et on re­vien­dra là-des­sus dans l’édi­tion de mars/avril 2018 pour voir com­ment ç’a été : www.de­fi28­jours.com Sur ce, je vais m’ins­crire à l’ins­tant!

Je pense que l’eau n’au­ra ja­mais eu si bon goût! (Rires) Vive le Pep­si diète!

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