EN­TRE­VUE MU­SI­CALE

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Par Jean-fran­çois Cyr – For­mé en 2003 à San An­to­nio, au Texas, le groupe hard rock Nothing More a sor­ti son 5e al­bum en sep­tembre 2017. In­ti­tu­lé The Sto­ries We Tell Our­selves, ce disque a re­çu un très bon ac­cueil. La preuve? Le groupe a ob­te­nu trois no­mi­na­tions aux Gram­my Awards, dont ce­lui du meilleur al­bum et de la meilleure chan­son grâce à Go to War. Mal­gré des an­nées de sa­cri­fices, une tonne de concerts li­vrés et des cri­tiques ma­jo­ri­tai­re­ment po­si­tives au fil des ans, Nothing More a pris du temps à s’im­po­ser sur la scène in­ter­na­tio­nale.

En­fin pour le qua­tuor, il semble qu’un suc­cès plus mains­tream est at­teint. Une gi­gan­tesque tour­née est au pro­gramme pour toute l’an­née. En plus d’of­frir plu­sieurs concerts à titre de tête d’af­fiche, Nothing More par­ta­ge­ra, entre autres choses, la scène avec Bad Wolves et Th­ree Days Grace. D’ailleurs, le band vien­dra au Qué­bec deux fois plu­tôt qu’une d’ici no­vembre. En­tre­vue avec la bas­siste et cho­riste du groupe, Da­niel Oli­ver.

QUE S’EST-IL PAS­SÉ DE­PUIS LA SOR­TIE DE VOTRE DER­NIER AL­BUM?

Beau­coup de choses! Nous avons li­vré en­vi­ron 120 spec­tacles en Amé­rique et en Eu­rope, sur­tout. Nous avons par­ta­gé la scène avec dif­fé­rents groupes. Nous avons tra­vaillé sur la mise en scène, l’éclai­rage et le dé­cor du spec­tacle, no­tam­ment. Nous avons en­core amé­lio­ré notre per­for­mance sur les planches, qui est dé­jà consi­dé­rée comme très éner­gique et as­sez éla­bo­rée.

PRIVILÉGIEZ-VOUS TOU­JOURS L’AP­PROCHE DO IT YOURSELF À PRO­POS DE LA PRO­DUC­TION ET D’UN PA­QUET DE TRUCS CONCER­NANT LES SPEC­TACLES?

Oui. C’est très im­por­tant pour tous les membres du groupe. C’est une éthique de tra­vail. Nous croyons fer­me­ment que l’ap­port de cha­cun fait de Nothing More un groupe beau­coup plus com­plet, plus épa­noui. Je pense que notre grand dé­sir d’in­dé­pen­dance a pro­vo­qué quelques ra­len­tis­se­ments dans la mise en mar­ché de notre mu­sique, no­tam­ment, mais je suis convain­cu qu’elle est meilleure en fin de compte. En tout cas, elle nous res­semble da­van­tage. Évi­dem­ment, nous avons un la­bel (Ele­ven Se­ven Mu­sic, de­puis 2014) et il est in­dis­pen­sable. Nous sommes bien en­tou­rés sur plu­sieurs plans. Et c’est la com­bi­nai­son de leur tra­vail et de notre in­ves­tis­se­ment qui fait la force de Nothing More…

EST-CE QUE VOUS ÉCRI­VEZ ET COMPOSEZ TOU­JOURS EN­SEMBLE?

Ab­so­lu­ment. Les quatre gars sont in­ves­tis dans le pro­ces­sus créa­tif.

NOTHING MORE A PAR­TI­CI­PÉ À DE NOM­BREUSES TOUR­NÉES CES DER­NIÈRES AN­NÉES, PARTAGEANT LA SCÈNE AVEC PLU­SIEURS GROUPES CONNUS, COMME VOLBEAT ET PAPA ROACH. QU’EST-CE QUI S’EN VIENT PRO­CHAI­NE­MENT?

Nous al­lons re­par­tir sur la route avec Bad Wolves (du­rant l’été) et avec Th­ree Days Grace (pour plus de 15 concerts ca­na­diens) en no­vembre et en dé­cembre.

LE GROUPE QUI VOUS AC­COM­PAGNE PEUT-IL IN­FLUEN­CER VOTRE TRA­VAIL?

Oui et non. Dé­pen­dam­ment de son genre mu­si­cal, le groupe peut nous in­fluen­cer dans le choix des pièces qui se­ront pro­po­sées sur scène. Un groupe de mé­tal comme Five Fin­ger Death Punch pour­rait pos­si­ble­ment nous in­ci­ter à of­frir plus de mor­ceaux mor­dants… En même temps, nous avons la ré­pu­ta­tion de li­vrer des spec­tacles éner­giques. Nous ne chan­geons ja­mais vrai­ment la for­mule de Nothing More.

QUELS SE­RAIENT LES TROIS MEILLEURS MOTS POUR DÉ­CRIRE VOTRE SPEC­TACLE?

Éner­gie, pas­sion et… dan­ger! (Rires)

CON­NAIS­SEZ-VOUS LES AUTRES MEMBRES DE TH­REE DAYS GRACE?

Oui, un peu. Nous res­pec­tons beau­coup leur tra­vail. Notre éven­tuelle col­la­bo­ra­tion est née d’une pre­mière ren­contre dans un fes­ti­val. En­suite, c’est une ques­tion de ti­ming.

VOUS ÊTES DES BÊTES DE TOUR­NÉE. VOUS AVEZ DÉ­JÀ LI­VRÉ PLUS DE 120 SPEC­TACLES EN SIX MOIS. SI VOUS POUVIEZ PARTIR SUR LA ROUTE AVEC DE N’IM­PORTE QUEL GROUPE AU MONDE, QUEL SE­RAIT-IL?

Muse, cer­tai­ne­ment. Et Nine Inch Nails re­vient aus­si beau­coup dans les dis­cus­sions. Ce sont deux in­fluences mu­si­cales ma­jeures pour Nothing More, avec Tool et Rage Against the Ma­chine.

JUS­TE­MENT, QUEL EST LE SE­CRET D’UNE BONNE RE­LA­TION AMOU­REUSE QUAND ON EST TRÈS SOU­VENT SUR LA ROUTE?

Un se­cret que tous les mu­si­ciens ai­me­raient par­ta­ger entre eux ! Je pense qu’il faut être à l’écoute. Je suis en couple de­puis quatre ans et ma re­la­tion fonc­tionne as­sez bien. Mais, je dois faire preuve de com­pré­hen­sion. Ce­la dit, c’est la même chose pour elle. Ce n’est pas tou­jours fa­cile d’être par­ti du­rant des se­maines. Il faut que les deux soient ré­so­lu­ment in­dé­pen­dants.

NOTHING MORE SE­RA PRO­CHAI­NE­MENT À MON­TRÉAL (19 AOÛT AU THÉÂTRE CORONA ET 25 NO­VEMBRE AU MTELUS), PUIS À QUÉ­BEC (24 NO­VEMBRE). CON­NAIS­SEZ-VOUS CES DEUX VILLES?

Oui. Nous avons dé­jà joué dans les deux villes. Mon­tréal est très vi­vante et Qué­bec est su­perbe. Je prends sou­vent un vé­lo quand j’ai le temps pour vi­si­ter une ville dans la­quelle on donne un show. Sou­vent, je ne vois rien de spé­cial en Amé­rique du Nord. Mais, à Qué­bec, j’ai re­mar­qué la grande beau­té de cette ville.

© Tra­vis Shinn

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