SUG­GES­TIONS

Summum - - CINÉMA -

Tim Bur­ton a ce genre si par­ti­cu­lier avec le­quel on tombe ra­pi­de­ment sous le charme; on vous pré­sente donc cer­tains films incontournables qu’il a si­gnés, mais on vous sug­gère au pas­sage des longs mé­trages qui l’ont ins­pi­ré ou, à l’in­verse, qui ont ins­pi­ré d’autres grands réa­li­sa­teurs de ce beau monde.

BRAZIL 1985 GENRE : SCIENCE-FICTION

Un des mul­tiples chefs-d’oeuvre de Ter­ry Gilliam, ce film de­meure d’ac­tua­li­té plus que ja­mais. Noyés et sub­mer­gés de bu­reau­cra­tie, de pa­pe­ras­se­rie, de « bu­reau­cras­se­rie », nous ne pou­vons que consta­ter la lour­deur du sys­tème dans le­quel nous vi­vons. Le fonc­tion­naire d’au­jourd’hui est plus fort que ja­mais et son ave­nir est flo­ris­sant tant et aus­si long­temps que les arbres nous four­ni­rons sans consen­te­ment la ma­tière pre­mière sur la­quelle ar­chi­ver nos fu­ti­li­tés. « Avez-vous le laissez-pas­ser A38? »

ED­WARD SCIS­SO­RHANDS 1990 GENRE : FAN­TAS­TIQUE

Tou­chante his­toire d’amour aux images gran­dioses. Le per­son­nage fra­gile d’ed­ward in­car­né par John­ny Depp re­flète tout ce qu’il y a de plus at­ta­chant. In­tro­ver­ti et iso­lé, il est bous­cu­lé dans ce monde in­sai­sis­sable qu’on lui im­pose et qui n’est pas le sien. Contrai­re­ment à Fred­dy Krue­ger, il uti­lise ses doigts aux lames af­fu­tées pour ré­pandre la beau­té, beau­té que plu­sieurs cô­toient de très près sans ja­mais ne la dé­ce­ler.

LABYRINTH 1986 GENRE : FAN­TAS­TIQUE MUSCIAL

Da­vid Bo­wie et an­dro­gy­nie vont de concert dans ce film mer­veilleux et j’y ai dé­cou­vert qu’un « mau­vais » au ci­né­ma pou­vait aus­si por­ter du ly­cra, du ma­quillage et du fixa­tif. Cet opus ci­né­ma­to­gra­phique re­gorge de per­son­nages si im­pres­sion­nants et si cap­ti­vants que nous ai­me­rions aus­si échan­ger notre en­fant trop braillard afin d’al­ler se perdre entre les murs de ce la­by­rinthe sans is­sues à tout ja­mais et y trou­ver la paix.

THE HOLY MOUNTAIN 1973 GENRE : DRAME FAN­TAS­TIQUE

Tu sais, par­fois on dit « Ouin mais c’est un vieux film, c’est poche! » et des fois, on a rai­son. Mais là, éli­mine tout de suite ton pré­ju­gé tem­po­rel car ce film d’ale­jan­dro Jo­do­rows­ky est pos­si­ble­ment ce que tu ver­ras de plus avant­gar­diste dans ta vie, juste après le Sham­wow et le Ma­gic Wand.

ERASERHEAD 1977 GENRE: HOR­REUR EX­PÉ­RI­MEN­TAL

Si tu ne connais pas Da­vid Lynch, réa­li­sa­teur de ce film, lâche la drogue im­mé­dia­te­ment et com­mence à consom­mer ses films. De un, ça coûte moins cher et de deux, c’est beau­coup moins no­cif sur ta san­té à long terme. Eraserhead, comme tous ses films, t’of­fri­ront de longues ex­tra­po­la­tions et spé­cu­la­tions sur le sens de la vie, au même titre que si tu avais fait un gramme de mush ou quelques sa­chets dé­coin­çants de sucre blanc.

BAT­MAN 1989 GENRES : AC­TION/AVEN­TURES

Dans un Go­tham Ci­ty sombre et froid, on nous pré­sente ici le fa­meux Jo­ker joué par Jack Ni­chol­son vo­lant la ve­dette haut la main Mi­chael Kea­ton et son Bat­man. Ce co­lo­ré et dé­lu­ré per­son­nage fut re­pris au fil du temps no­tam­ment par Ja­red Le­to, le dé­funt Heath Led­ger et, bien­tôt, par Joa­quin Phoe­nix. J’ai éga­le­ment dé­cou­vert Kim Ba­sin­ger per­son­ni­fiant Vi­cki Vale. Cette der­nière a en­suite lon­gue­ment han­té mes nuits de gar­çon­net…

DARK CI­TY 1998 GENRE : SCIENCE-FICTION

Ce film d’alex Proyas nous offre une ci­té com­po­sée d’une po­pu­la­tion ra­chi­tique au teint blanc peu so­ciable pri­vée de so­leil constam­ment. Exac­te­ment l’in­verse d’un Club Med où de gros mon­sieurs ven­trus abusent et se sur­ex­posent aux de rayons ul­tra­vio­lets tout en in­sis­tant pour te conter leur vie, échoués sur la plage.

PAN’S LABYRINTH 2006 GENRE : FAN­TAS­TIQUE

Film ma­gique aux images es­thé­ti­que­ment lé­chées de Guiller­mo del To­ro. Nous bai­gnons dans la cruau­té ignoble adou­cie par la pu­re­té de l’en­fance. Comme si l’on dé­po­sait une goutte de jus de bon­bon dans une grosse cuillé­rée de si­rop Bu­ck­ley. Nap­pé de per­son­nages cap­ti­vants, on vit l’his­toire comme si elle nous ap­par­te­nait et l’on se sent im­puis­sant face à la bar­ba­rie et la cu­pi­di­té de l’homme dont le be­soin de pou­voir semble in­sa­tiable.

BEETLEJUICE 1988 GENRE : CO­MÉ­DIE FAN­TAS­TIQUE

Un film ex­tra sauce Tim Bur­ton. On y ca­resse la thé­ma­tique de la vie après la mort dans une am­biance des plus fu­nestes. De nom­breuses ru­meurs cir­culent de­puis long­temps quant à la sor­tie du deuxième. De faux écrits ont cou­lé à ce su­jet et quelques trai­lers « fan­made » en ont ber­né plu­sieurs. Chose cer­taine, re­gar­dez Beetlejuice et vous en au­rez pour des se­maines à avoir dans la tête « Day-o, day-o! Day­light come and me wan’ go home… »

CUBE 1998 GENRE : SCIENCE-FICTION

Mi­cro re­flet so­cié­tal, on vit dans Cube un es­pèce de cau­che­mar du­quel on ne peut se ré­veiller. Met­tez dans un es­pace clos des pièges et des hu­mains avec dif­fé­rentes ap­ti­tudes, ca­rac­té­ris­tiques et ha­bi­le­tés. Bras­sez ça et ad­mi­rez le ré­sul­tat. Ce la­bo­ra­toire ex­pé­ri­men­tal nous mène à la conclu­sion sui­vante : « Ne mi­sez ja­mais contre un tri­so­mique mal­gré sa vul­né­ra­bi­li­té frap­pante. »

EXISTENZ 1999 GENRE : SCIENCE-FICTION

Ce film de Da­vid Cro­nen­berg, réa­li­sa­teur pas­sé maître de la science-fiction, nous plonge dans une réa­li­té vir­tuelle alar­mante. Aus­si vir­tuel­le­ment sen­suel que trou­blant, ce film nous confronte au phé­no­mène des nom­breux « ga­mers » trou­vant re­fuge dans le faux, l’ir­réel afin de fuir leur trop morne vie.

MARS ATTACKS 1996 GENRE : CO­MÉ­DIE

Pa­ro­die tour­nant à la dé­ri­sion la Mai­son-blanche dans la­quelle des mar­tiens ex­hi­beant un cer­veau en forme de poi­trine vo­lup­tueuse en­va­hissent les États-unis d’amé­rique. Jack Ni­chol­son fait par­tie de la dis­tri­bu­tion et, tout comme John­ny Depp et Wi­no­na Ry­der, il est de ceux que l’on re­trouve dans plu­sieurs oeuvres de Bur­ton.

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