Che­vy Chase alias Clark Gris­wold

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Che­vy Chase est né le 8 oc­tobre 1943 et par­tage sa date de nais­sance avec Si­gour­ney Wea­ver, Matt Da­mon, Paul Ho­gan et quelques mil­lions d’autres per­sonnes sur terre, dont la ma­jo­ri­té n’en a rien à foutre de la fête de Che­vy.

Che­vy Chase n’est pas son vé­ri­table nom, il se nomme en réa­li­té Cor­ne­lius Crane Chase. C’est sa grand-mère qui l’a af­fu­blé du nom que l’on connaît au­jourd’hui. Peut-être qu’il au­rait été sage de gar­der le nom de Cor­ne­lius, y’a pas de pick-up avec ce nom-là. Moins confu­sant comme di­rait l’autre.

Se­lon The­ri­chest.com, au cours de sa car­rière, Che­vy Chase au­rait amas­sé une for­tune éva­luée à 50 mil­lions $ US. En se ba­sant sur les cal­culs de l’an­cien Pre­mier mi­nistre du Qué­bec, mon­sieur Phi­lippe Couillard, ap­puyés par le scien­ti­fique Fran­çois Lam­bert, à 75 $ d’épicerie par se­maine, ça re­pré­sente as­sez de billets verts pour faire man­ger une fa­mille de quatre pen­dant 666 666,7 se­maines.

Che­vy Chase est aus­si une ville du Ma­ry­land qui compte 2770 ha­bi­tants. Plu­sieurs rues ont le nom de Che­vy Chase à tra­vers les États-unis. Ce qui pour­rait me­ner à un Che­vy Chase de la rue Che­vy Chase à Che­vy Chase; hé­las, ce n’est pas le cas, Ma­dame Bros­sard peut dor­mir en paix.

Che­vy Chase était aus­si le nom d’une banque amé­ri­caine qui a chan­gé son ap­pel­la­tion de­puis. Fran­cis Mar­tin aus­si a chan­gé de nom une couple de fois, mais ça ne vous dit pro­ba­ble­ment pas grand-chose si vous êtes né après 1986.

La mère de Che­vy Chase fai­sait par­tie des hé­ri­tiers de l’ en­tre­prise de plom­be­rie crane et, à la suite du di­vorce des es pa­rents, son père a ma­rié une hé­ri­tière de la com­pa­gnie de café Fol gers. On peut dire que Che­vy Chase a été éle­vé par des gens qui ne crai­gnaient pas trop la fin du mois. On peut aus­si dire que le père de Che­vy Chase était pas mal at­ti­ré par les femmes for­tu­nées.

Alors qu’il dé­bu­tait sa car­rière, Che­vy Chase n’a pas eu re­cours à la for­tune de ses pa­rents pour vivre; il tra­vaillait comme col bleu, un job qui, comme on le sait, consis­tait à conduire un ca­mion, à ré­pa­rer des trucs, à re­gar­der de­hors, à s’ap­puyer sur sa pelle...

Plus jeune, Che­vy Chase fré­quen­tait une fille du nom de Blythe Dan­ner. Dan­ner est de­ve­nue ac­trice à Hol­ly­wood et a eu une fille qu’on connaît au­jourd’hui sous le nom de Gwy­neth Pal­trow. Au Scrabble, son nom vaut un « shit load » de points.

Pour évi­ter d’avoir à faire son ser­vice mi­li­taire, Che­vy Chase a uti­li­sé un sub­ter­fuge dou­teux. De­vant le co­mi­té res­pon­sable de dis­pen­ser ou non les can­di­dats du ser­vice mi­li­taire, Chase a ar­gué être un ho­mo­sexuel dé­ran­gé. Non, Chase n’était pas un ho­mo­sexuel dé­ran­gé, mais c’était un ma­rieur en sé­rie. Il s’est pré­sen­té trois fois de­vant l’au­tel : il a été ma­rié à Su­san He­witt pen­dant trois ans, à Jac­que­line Car­lin pen­dant quatre ans et, en­fin, avec Jay­ni Luke, avec qui il vit tou­jours près de 40 ans plus tard. Le couple a éle­vé trois en­fants. L’his­toire ne dit pas si les Chase re­gardent Le Sa­pin a des boules en fa­mille quand ils re­passent le film du­rant le temps des Fêtes chaque an­née à TVA.

Che­vy Chase a eu l’hon­neur d’être le pre­mier co­mé­dien à per­for­mer le tout pre­mier sketch en di­rect lors de la toute pre­mière pré­sen­ta­tion de l’émis­sion Sa­tur­day Night Live. Après avoir quit­té l’émis­sion SNL pour pour­suivre une car­rière so­lo, Chase n’a ja­mais hé­si­té à cla­mer que le show était de­ve­nu plate de­puis qu’il était par­ti. T’sais, un gars humble comme on les aime tant.

Après avoir imi­té le pré­sident Ge­rald Ford à de nom­breuses re­prises, le dé­pei­gnant comme un genre d’abru­ti mal­ha­bile, Chase est de­ve­nu un ami de ce der­nier. Cette anec­dote est plate à mou­rir. Presque aus­si poche que celle qui dit que Chase, grand ama­teur de poker, a dé­jà été pres­sen­ti pour rem­pla­cer John­ny Car­son à l’ani­ma­tion de la cé­lèbre émis­sion du même nom. Quelle anec­dote est la pire? On passe au vote… main­te­nant.

Souf­frant de dou­leurs chro­niques au dos, ré­sul­tat de quan­ti­té de chutes im­pro­vi­sées pour faire rire l’au­dience de SNL, il est de­ve­nu un grand ama­teur de pi­lules an­ti­dou­leur. Il a même été trai­té au Bet­ty Ford Cen­ter à cet égard. Ré­cem­ment, il a aus­si su­bi une cure pour des pro­blèmes liés à l’al­cool. Une p’tite Mol­son frette, une couple de Vi­co­din et une ligne de poudre« onthe si de », ça te lance une jour­née pas mal plus « hea­vy » qu’une tas­sede Fol­gers, qu’on se le­dise.

À la base, c’est comme scé­na­riste que Che­vy Chase pen­sait faire car­rière, mais en par­ti­ci­pant aux au­di­tions de SNL, il a dé­cro­ché le rôle. Ce n’est as­su­ré­ment pas son ta­lent d’ac­teur qui l’a me­né là. Soit le pa­nel de dé­ci­deurs était ge­lé, soit Chase a payé en des­sous de la table. On est « down » pour la deuxième op­tion.

Che­vy Chase et Bill Mur­ray se sont sou­vent croisés sur les plat eaux, et l’ ani­mo­si­té entre les deux hommes est bien connue. Ils en sont dé­jà ve­nus aux poings à quelques se­condes du dé­but d’une émis­sion de SNL. Per­so, je vote pour Bill, il est pas mal plus co­ol. Un des films les plus connus dans le­quel Chase a joué est Cad­dy­shack. Or, le co­mé­dien dé­teste le film, puis­qu’il a avoué s’être ren­du compte qu’il était un mau­vais ac­teur quand il l’a re­gar­dé. On ne peut pas l’obs­ti­ner sur ce der­nier point.

L’ac­teur, qui me­sure plus de 6’3’’, n’a ja­mais été le plus as­si­du pour ap­prendre ses textes, ce qui le pous­sait à im­pro­vi­ser, au grand dam de ses com­pa­gnons de jeu, qui en per­daient la tête. En fait, on peut dire que Che­vy est un ac­teur de marde qui n’avait même pas le coeur d’ap­prendre ses textes. Un gars ado­rable… mais une lé­gende pa­reil!

Si plu­sieurs films de Che­vy Chase ont fait le dé­lice de nom­breux ad­mi­ra­teurs, l’ac­teur a sou­vent fait de très mau­vais choix de car­rière. En ef­fet, il a re­fu­sé des rôles qui ont va­lu la gloire à ceux qui les ont fi­na­le­ment ob­te­nus : Splash, Ghost­bus­ters, For­rest Gump et Ame­ri­can Beau­ty. Il a aus­si re­fu­sé le rôle du per­son­nage joué par Ri­chard Gere dans Ame­ri­can Gi­go­lo. Se­lon les ru­meurs, In­dia­na Jones a bien failli être joué par Che­vy Chase. La voix de Buzz Ligh­tyear dans Toy Sto­ry était sur le point d’être confiée à Chase, mais, mal pré­pa­ré, il a per­du le rôle, qui a fi­na­le­ment été at­tri­bué à Tim Al­len. Donc, en plus d’être un ac­teur pour­ri, Chase est vrai­ment in­ca­pable de dé­ce­ler un po­ten­tiel scé­na­rio à suc­cès. Ça va ben…

Lorne Mi­chaels, le­créa­teurde SNL, a ban­ni le co­mé­dien de ses plateaux pen­dant plu­sieurs an­nées en rai­son des on com­por­te­ment pro­blé­ma­tique en­vers les femmes et les mi­no­ri­tés. Si on lit entre les lignes, c’était pas Sal­vail, mais c’était pas un ange non plus.

Le Che­vy Chase Show a été an­non­cé en grande pompe en 1993, mais après seule­ment 25 épi­sodes, on a dé­ci­dé d’an­nu­ler le pro­jet. Le dé­sastre était d’une telle am­pleur. Chase n’avait pas de rythme, il était ner­veux, il ra­tait ses « cues ». C’était atroce. On au­rait dit un ani­ma­teur pla­cé là juste parce qu’il est po­pu­laire, pas pour sa com­pé­tence. Un peu comme ils ont l’ha­bi­tude de faire chez V Té­lé…

Che­vy Chase a joué son propre rôle – ici joué est un bien grand mot – dans la sé­rie ani­mée Fa­mi­ly Guy.

La fa­mille Gris­wold fait le dé­lice des ama­teurs d’hu­mour dans le temps des Fêtes. Le deuxième film de la sé­rie, que l’on connaît ici sous le nom Le Sa­pin a des boules, est­de­ve­nu un­clas­si­quede Noël. Iro­ni­que­ment, le film se ter­mine à la veille de Noël. Et à peu près tout le monde le re­gar­de­ra en­core cet hi­ver. Et l’hi­ver pro­chain… et le sui­vant. Ce n’est pas pour rien si Chase est de­ve­nu, bien mal­gré lui, une lé­gende...

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