Des lo­caux plus vis­i­bles et plus ac­ces­si­bles

The Glengarry News - - The Opinion Page -

Le Cen­tre de santé com­mu­nau­taire de l’Estrie a démé­nagé dernière­ment dans des lo­caux qui sont plus vis­i­bles et plus ac­ces­si­bles.

Au cours des derniers mois, le bâ­ti­ment au 5 rue Main Sud, Alexan­dria, l'an­cien ma­g­a­sin Shop­pers Drug Mart, a été rénové afin d’ac­cueil­lir le cen­tre.

Le démé­nage­ment de son an­ci­enne adresse sur boule­vard In­dus­triel est un chapitre im­por- tant de l'his­toire de l'or­gan­isme.

En 1991, Le Cen­tre de santé com­mu­nau­taire de l’Estrie (CSCE) voit le jour grâce à l’ini­tia­tive d’un groupe de femmes fran­co­phones voulant combler les man­ques év­i­dents de ser­vices de santé en français dans la ré­gion de Corn­wall.

Roland Beaulieu est alors em­bauché à titre de di­recteur général et sera le maître d’oeu­vre de la re­mar­quable ex­pan­sion que vivra l’or­gan­isme dans les an­nées suiv­antes.

En 1992, le CSCE s’as­so­cie au pro­jet de la créa­tion d’un cen­tre cul­turel fran­co­phone à Alexan­dria et ou­vre un point de ser­vices dans ces mêmes lo­caux.

Les Cen­tres de santé com­mu­nau­taire (CSC) sont des or­gan­ismes sans but lu­cratif, régis par des mem­bres de la col­lec­tiv­ité lo­cale, qui of­frent un ac­cès facile à un large éven­tail de ser­vices et pro­grammes axés sur les clients.

Sous un même toit, des médecins, des in­fir­mières prati­ci­ennes, des in­fir­mières au­torisées, des in­ter­venants en santé men­tale, des diététiste­s, des pro­mo­teurs santé et d’autres pro­fes­sion­nels tra­vail­lent en équipe in­ter­pro­fes­sion­nelle pour of­frir des ser­vices de santé es­sen­tiels.

Les CSC of­frent des soins per­son­nal­isés selon les be­soins des clients et de la col­lec­tiv­ité. Les pro­grammes visent à ré­duire les causes pro­fondes de mal­adies et de blessures grâce aux as­pects préven­tifs qui y sont présen­tés.

Les CSC réus­sis­sent par­ti­c­ulière­ment bien à aug­menter l’ac­cès aux soins dans les col­lec­tiv­ités qui ont eu tra­di­tion­nelle­ment de la dif­fi­culté à obtenir les ser­vices et pro­grammes néces­saires pour rester en santé. Ces col­lec­tiv­ités com­pren­nent les groupes lin­guis­tiques et cul­turels mi­nori­taires, les per­son­nes vi­vant dans les com­mu­nautés éloignées et mal desservies, les citoyens à faible revenu, les sans-abris et les per­son­nes âgées.

La santé men­tale

Le Réseau lo­cal d’in­té­gra­tion des ser­vices de santé (RLISS) de Cham­plain a donné le feu vert à un plan présenté par l’As­so­ci­a­tion cana­di­enne pour la santé men­tale.

Le con­seil d’ad­min­is­tra­tion du RLISS a ap­prouvé un plan révisé présenté par l’As­so­ci­a­tion en tant qu’or­gan­isme désigné au titre de la Loi sur les ser­vices en français.

Con­for­mé­ment à une nou­velle mesure de re­spon­s­abil­i­sa­tion in­tro­duite en 2014 par l’Of­fice des af­faires fran­co­phones de l’On­tario, tous les or­gan­ismes désignés of­frant des ser­vices en français doivent at­tester qu’ils se con­for­ment aux ex­i­gences de leur désig­na­tion tous les trois ans. Il s’agit du pre­mier or­gan­isme de la ré­gion de Cham­plain qui par­ticipe à ce nou­veau pro­ces­sus.

Ce tra­vail cadre avec la pri­or­ité stratégiqu­e du RLISS de Cham­plain, qui est de fournir des soins adap­tés sur le plan cul­turel et lin­guis­tique.

L’As­so­ci­a­tion cana­di­enne pour la santé men­tale ( Cham­plain Est) four­nit des ser­vices à en­v­i­ron 1 400 clients par an­née dans les comtés de Stor­mont, Dundas et Glen­garry et Prescott-Rus­sell. Les ser­vices sont var­iés et com­pren­nent le sou­tien com­mu­nau­taire, les séances in­di­vidu­elles, le sou­tien par les pairs, la ges­tion in­ten­sive de cas et la pro­mo­tion de la santé men­tale.

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