L’homme Sa­mir Rad­wan

Al Ahram Hebdo - - Courrier -

sines qui a trois en­fants, un en qua­trième pri­maire, un en deuxième pri­maire et la pe­tite qui fait sa pre­mière an­née au jar­din d’en­fants. Ma voi­sine a trou­vé une so­lu­tion pour di­mi­nuer les frais : an­nu­ler l’abon­ne­ment de l’au­to­bus de l’école et faire ap­pel à un chauf­feur de taxi pour ac­com­pa­gner ses en­fants tous les jours. La somme ain­si éco­no­mi­sée lui per­met­tra d’of­frir à sa pro­gé­ni­ture des cours par­ti­cu­liers, qui vont à leur tour aug­men­ter. Elle doit aus­si ache­ter des chaus­sures, des chaus­settes et des car­tables, ain­si que des nou­veaux uni­formes à ses en­fants.

Comment les fa­milles égyp­tiennes peuvent-elles vivre une vie conve­nable ? Chaque mois, les pa­rents se re­trouvent coin­cés, for­cés à trou­ver un équi­libre entre leurs re­ve­nus et leurs dé­penses. Ayez pi­tié de nous, chers res­pon­sables. Le sys­tème édu­ca­tif pu­blic a be­soin d’être amé­lio­ré. C’est ça ce qu’il faut faire plu­tôt que d’aug­men­ter les frais sco­laires. Ga­li­la Mo­ha­med,

6 Oc­tobre. Je n’ar­rive pas à com­prendre pour­quoi on a de­man­dé à l’ex-mi­nistre des Fi­nances, Sa­mir Rad­wan, de dé­mis­sion­ner de son poste ?

Cet homme est un ex­pert en fi­nances. Il a su ai­der plu­sieurs pays à sor­tir de graves crises fi­nan­cières et a contri­bué au sau­ve­tage éco­no­mique d’un pays afri­cain. Avec toutes ces qua­li­tés et com­pé­tences, est-il vrai­ment lo­gique de le faire sor­tir du mi­nis­tère ? Il est vrai que nous sommes en train de bâ­tir une nou­velle ré­pu­blique et que c’est aux jeunes, main­te­nant, d’oc­cu­per le de­vant de la scène. Mais il ne faut pas ou­blier que l’ex­pé­rience des plus âgés peut être aus­si un grand sou­tien aux jeunes et, en plus, on ne peut pas né­gli­ger leurs connais­sances.

Si Rad­wan a été écar­té de ce gou­verne- ment parce qu’il est comp­té par­mi les hommes de l’an­cien ré­gime, je tiens à dire qu’on ne pour­ra ja­mais éli­mi­ner tous ceux qui avaient des liens avec l’an­cien ré­gime. Car notre but n’est pas sim­ple­ment de nous ven­ger de Mou­ba­rak et de ses hommes, mais de re­cons­truire la ré­pu­blique le plus tôt pos­sible.

Rad­wan en par­ti­cu­lier est un mi­nistre qui a su ga­gner le res­pect de la rue et de l’opi­nion pu­blique. Il était le seul qui avait un plan dé­ter­mi­né pour di­ri­ger l’éco­no­mie du pays. J’es­père que mon mes­sage se­ra dé­li­vré au pre­mier mi­nistre Es­sam Cha­raf : Rad­wan a une ex­cel­lente men­ta­li­té éco­no­mique dont nous avons be­soin ac­tuel­le­ment. Ah­mad Has­san,

Le Caire.

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