Une loi à ban­nir

Al Ahram Hebdo - - Courrier -

Il est clair que les ma­ni­fes­ta­tions ne vont plus s’ar­rê­ter avant que l’Etat ne se re­dresse. Les ma­ni­fes­ta­tions de la se­maine der­nière avaient plu­sieurs buts. Pre­miè­re­ment, pour dire non à l’ap­pli­ca­tion de la loi de l’état d’ur­gence que le Conseil mi­li­taire veut pro­lon­ger jus­qu’à juin 2012. Deuxiè­me­ment, les ma­ni­fes­tants ont de­man­dé que les ci­vils ne soient plus ju­gés de­vant les tri­bu­naux mi­li­taires. Et, en­fin, que le Conseil mi­li- taire avec le pre­mier mi­nistre lancent un ca­len­drier fixe pour le trans­fert du pou­voir à une au­to­ri­té ci­vile.

Mais il existe de nom­breux par­tis qui ont re­fu­sé de par­ti­ci­per à cette ma­ni­fes­ta­tion, pour sur­veiller la sé­cu­ri­té de l’Etat. Et puis la ma­jo­ri­té du peuple égyp­tien re­fuse la pour­suite de la loi d’ur­gence mal­gré le chaos et l’anar­chie qui se ré­pandent dans tous les coins du pays.

Je suis avec ceux qui sont sor­tis pour af­fir­mer leur opi­nion en ce qui concerne l’état d’ur­gence, car je ne vois pas la né­ces­si­té d’une telle me­sure après la ré­vo­lu­tion du 25 jan­vier et après que le ré­gime de Mou­ba­rak fut tom­bé. Pour­quoi, jus­qu’à main­te­nant, les res­pon­sables in­sistent-ils à contrô­ler les ci­toyens d’une main de fer ? Pour­quoi, alors qu’une cer­taine li­ber­té est re­ve­nue, faut-il tou­jours op­pri­mer ? Na­der Fa­thi,

Le Caire.

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