»

Po­li­to­logue et pro­fes­seur de sciences po­li­tiques à l’uni­ver­si­té du Caire, es­time que l’egypte au­rait pu évi­ter l’état de frag­men­ta­tion ac­tuel si elle avait sui­vi un scé­na­rio à la tu­ni­sienne.

Al Ahram Hebdo - - Le Fait De La Semaine - Pro­pos re­cueillis par May Al-magh­ra­bi

mistes doit-on par­ler ? Des ra­di­caux, des sa­la­fistes ou des groupes qui ont po­li­ti­sé la re­li­gion de­puis des an­nées comme les Frères mu­sul­mans ? Ces der­niers sont les plus pré­sents et les plus aptes à par­ve­nir au pou­voir — à l’en­contre des sa­la­fistes qui n’ont pas d’ex­pé­rience po­li­tique et dont l’idéo­lo­gie reste ef­frayante pour la so­cié­té. En Tu­ni­sie, les cou­rants is­la­mistes qui ont vé­cu en exil n’ont pas de bases ins­ti­tu­tion­nelles et po­pu­laires qui leur per­mettent de dé­man­te­ler fa­ci­le­ment leur hé­ri­tage laïque. Le peuple tu­ni­sien a un cer­tain ni­veau d’édu­ca­tion et de culture qui lui per­met de ne pas être leur­ré par les slo­gans re­li­gieux et les ten­ta­tives de ces is­la­mistes de jouer sur le ca­rac­tère pieux du peuple, comme c’est le cas en Egypte. Il ne faut pas né­gli­ger l’im­por­tance de l’Egypte comme pays-clé de la ré­gion, ce qui fait d’elle une cible pour plu­sieurs pays du Golfe, y com­pris l’Ara­bie saou­dite qui fi­nance ac­tuel­le­ment ces is­la­mistes

Newspapers in French

Newspapers from Egypt

© PressReader. All rights reserved.