Peut mieux faire

CLAS­SE­MENT . Ce­lui dres­sé par les Uni­ver­si­tés amé­ri­caines de Yale et Co­lum­bia, place l’egypte à la 62e sur 132 Etats en ma­tière de per­for­mance éco­lo­gique.

Al Ahram Hebdo - - Environnement - R. H.

SE­LON le der­nier rap­port de l’in­dice de Per­for­mance En­vi­ron­ne­men­tale (IPE) 2012, éla­bo­ré par les Uni­ver­si­tés de Yale et Co­lum­bia en col­la­bo­ra­tion avec le Fo­rum éco­no­mique mon­dial, l’egypte oc­cupe la 5e place sur dix Etats sur le plan in­ter­na­tio­nal en ce qui concerne l’évo­lu­tion de sa per­for­mance entre 2000 et 2010. De ma­nière gé­né­rale, le pays se classe 60e sur 132 Etats. Au ni­veau de la zone des pays arabes et norda­fri­cains, l’egypte se hisse à la 1re place et fi­gure à la 5e place par­mi les pays d’eu­rope de l’est et d’asie cen­trale. Ce rap­port, éla­bo­ré tous les deux ans, se base sur 22 in­di­ca­teurs, dont l’ac­cès à l’eau po­table, l’as­sai­nis­se­ment, la pol­lu­tion in­té­rieure, la pro­tec­tion des ré­gions sau­vages, l’ex­ploi­ta­tion fo­res­tière, l’ef­fi­ca­ci­té éner­gé­tique, les éner­gies re­nou­ve­lables et les émis­sions de CO . Ces in­di­ca­teurs sont grou­pés en deux ca­té­go­ries : l’état gé­né­ral de l’environnement, qui éva­lue les consé­quences en­vi­ron­ne­men­tales sur la san­té de l’homme, et la vi­ta­li­té de l’éco­sys­tème, qui me­sure l’état de san­té et l’ex­ploi­ta­tion des res­sources na­tu­relles. La pre­mière ca­té­go­rie re­pré­sente 30 % de la note fi­nale de L’IPE tan­dis que celle sur la vi­ta­li­té de l’éco­sys­tème re­pré­sente 70 %. Il est im­por­tant de rap­pe­ler que L’IPE est un in­dice créé pour éva­luer, com­pa­rer et amé­lio­rer l’ef­fi­ca­ci­té des po­li­tiques en­vi­ron­ne­men­tales.

Se­lon ce rap­port, la Suisse est le pays le plus res­pec­tueux de l’environnement au monde tan­dis que l’iraq se classe à la der­nière place. On peut éga­le­ment no­ter que l’inde, qui oc­cupe la 125e po­si­tion, pos­sède l’air le plus pol­lué de la pla­nète, sui­vi du Ban­gla­desh et du Né­pal. Le ré­sul­tat de l’egypte a donc de quoi sa­tis­faire : « Je pense que c’est un grand ex­ploit pour les po­li­tiques de l’environnement, bien qu’il y ait en­core des in­dus­tries pol­luantes, le nuage noir et un manque de ser­vices dans quelques vil­lages. Les in­dices sont ba­sés sur le cal­cul des émis­sions par ha­bi­tant. On ne peut pas né­gli­ger le rôle des or­ga­ni­sa­tions de la so­cié­té ci­vile qui nous aident à exé­cu­ter les plans éla­bo­rés », ex­plique Gé­hane Al-sa­q­qa, di­rec­trice gé­né­rale de la pla­ni­fi­ca­tion et du sui­vi, et di­rec­trice de l’uni­té des rap­ports au sein de l’agence Egyp­tienne pour les Af­faires de l’environnement (AEAE). Elle se per­met de pré­ci­ser : « Pour les deux pro­chaines an­nées, les res­pon­sables de l’environnement doivent tra­vailler da­van­tage sur les pro­grammes concer­nant la qua­li­té de l’air et de l’eau, les soins, les ser­vices de drai­nage, les sources d’éner­gie re­nou­ve­lable et l’achè­ve­ment de la cein­ture verte qui en­toure Le Caire ». Pour l’ins­tant, se­lon elle, le plan quin­quen­nal 2012-2017 ap­prou­vé par le mi­nistre d’etat pour l’environnement, Mous­ta­pha Hus­sein Ka­mel, se concentre sur la lutte contre les dé­chets so­lides, no­tam­ment dans les bi­don­villes, le dé­ve­lop­pe­ment du­rable et l’éco­no­mie verte

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